Sayed Nasrallah: Comme je vous ai toujours promis de la victoire, je vous le promets encore une fois

A l’occasion du 13ème anniversaire de la libération du Sud Liban grâce aux sacrifices de la résistance islamique et de la population libanaise, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a tenu un discours très attendu via un écran géant devant des milliers de partisans de la résistance réunis dans la Békaa de l’Ouest.

Voici les principales idées du discours de Sayed Nasrallah :

«Je vous félicite en cette occasion de l’anniversaire de la naissance de l’imam Ali (S) et pour la fête de la résistance et de la libération. Nous nous rappelons en cette occasion toutes les familles, tous les combattants, libanais, palestiniens et syriens dont le grand dirigeant Sayed Abbas Moussaoui, cheikh Ragheb Harb, et Hajj Imad Moughniyeh ainsi que tous ceux qui ont consenti de grands sacrifices pour assurer cette libération. Nous nous rappelons depuis cette terre des combattants et des martyrs de cette terre sacrée. Le 25 mai 2000 peut être considéré comme une journée de Dieu, en cette journée, notre victoire fut une récompense de Dieu pour nos sacrifices et un châtiment pour l’ennemi. Nous sommes appelés à transmettre les souvenirs de cette journée à nos enfants. Cette journée est similaire à la défaite sioniste à Gaza, et au retrait américain de l’Irak. Ces jours sacrés sont des fêtes pour toute la nation visée par le projet américano-sioniste. Nous ne devons pas oublier ces journées, comme nous devons nous rappeler des jours tristes comme la Nakba (la catastrophe) en 1948, et la Naksa (la défaite) en 1969. Notre nation et après 65 ans, subit toujours les répercussions de cette catastrophe et de cette défaite. Nous devons tirer les leçons de ces épreuves pour réaliser la victoire.

Cette année, nous célébrons cette occasion au Liban sur fond de deux grands dangers qui guettent la nation :
– Le danger d’«Israël» et ses ambitions
– Le danger qui nous menace à notre frontière avec la Syrie

Pour faire face au premier danger, «Israël» continue son projet colonisateur en Palestine occupée, sans aucune critique de la part de la communauté internationale. Depuis la guerre de juillet 2006, «Israël» s’apprête et fait des manœuvres sur le front interne qu’il appelle «Le Tournant». Ces manœuvres concernent le Premier ministre, l’armée, les abris souterrains, les hôpitaux… Demain dimanche, les Israéliens effectueront une nouvelle manœuvre baptisée «front solide-1». Ils ont tiré les leçons de leurs lacunes et se disent prêts à mener une guerre sur tous les fronts. Ils ont même mis en place un ministère propre au front interne en cas de menaces sérieuses. «Israël» menace le Liban tous les jours, mobilise ses chars et ses véhicules à notre frontière, attaque la Syrie et la menace. Depuis 2006, «Israël» planifie de A à Z une agression contre le Liban. Qu’avons-nous préparé au Liban en contrepartie ? Qu’a préparé le peuple libanais pour une menace pareille ? Que revendique-t-il de son Etat ? Parlons franchement parce que nous passons par des moments délicats.

Commençons par l’armée : Qu’a fait l’Etat pour équiper son armée en armes et augmenter ses effectifs ? Où sont ceux qui appellent à une armée forte ? Rien. On se contente de déplorer le veto américain sur le renforcement de l’armée. La Russie par exemple veut vendre à la Syrie des missiles S-300 de défense. Tout le monde se mobilise pour empêcher cette transaction. Par contre, les Etats-Unis vendent des armes à des milliards de dollars à certains Etats arabes parce qu’ils savent que ces armes ne seront jamais utilisées contre «Israël». On empêche l’armée de devenir plus forte parce que notre armée, si elle possède des armes sophistiquées, elle combattra l’ennemi comme le fait la résistance. C’est une armée patriotique. Aucune infrastructure, aucun radar, aucun hôpital n’est équipé pour des moments de crise. Est-ce que la résistance doit également s’occuper du volet civil ?

Pour que le peuple ait confiance en cet Etat, l’Etat doit préparer le terrain pour le protéger en cas de crise. «Israël» par ailleurs importe des juifs de tous les pays du monde, lui paie des salaires mensuels et leur offre toute sorte d’aide pour venir s’installer dans des colonies mises en place aux frontières avec le Liban et la Syrie et ce pour une fonction sécuritaire. Alors que les villages frontaliers libanais sont vides de population, parce que l’Etat est complètement absent. Le problème des dirigeants libanais est qu’ils ne considèrent pas «Israël» comme un ennemi, et ne voient pas la menace israélienne en tant que telle. Malgré tout, le Liban possède une force populaire qui a vaincu «Israël» de toute la patrie. C’est la résistance libanaise formée de toutes les factions qui fait peur à «Israël». Pendant ce temps, certains au Liban cherchent jour et nuit à éliminer cette résistance. Toutes les idées avancées à ce sujet ne sont pas en mesure de dissuader l’ennemi. Pourquoi ? Parce que notre Etat est incapable de protéger les funérailles d’un martyr à Saida, et est incapable d’instaurer le calme à Tripoli. Quand l’Etat sera un pays fort, capable, juste et courageux, nous remettrons nos armes et nous combattrons dans les rangs de cet Etat.

Sachez donc qu’«Israël» se prépare à tout moment et guette le moment opportun pour nous attaquer. Certes nous, dans la résistance islamique, allons continuer nos efforts, et peu nous importe les menaces et les campagnes d’intimidation comme quoi on va nous inscrire sur la liste des organisations terroristes. Mais on était depuis toujours sur cette liste, mais ces intimidations ne nous feront pas fléchir.

La présence de l’Etat est meilleure que tout chaos. C’est la logique.

Nous appelons à épargner le front interne libanais de tout combat. Nous divergeons sur le dossier syrien, allons-nous combattre en Syrie. Je vous le dis tout franchement.

Ce qui se passe à Tripoli, doit cesser à tout prix. Celui qui veut soutenir l’opposition ou le régime syriens, qu’il aille combattre en Syrie. Nous réitérons notre appel et nous assurons à la population tripolitaine que ces combats n’ont aucun horizon. L’armée est la seule garantie de l’unité et de la coexistence.

Passons au deuxième dossier qui nous place devant une étape décisive. Nous avons le courage de dire et d’agir. Donc, parlons franchement sur ce sujet. Nous avions une position claire depuis le début des événements au sujet du soutien de réformes, du dialogue politique et du rejet des combats. Et puisque nous savons l’importance de la Syrie pour la résistance et l’axe de la résistance dans la région, j’ai œuvré dès le début auprès du président Bachar elAssad et de l’opposition pour s’asseoir à la table du dialogue, mais le président Assad a accepté alors que l’opposition a refusé. Cette opposition s’est figurée que si elle est soutenue par les grandes puissances, elle vaincra. Il était clair qu’un axe va être formé, dirigé par les Etats-Unis, pour soutenir le projet israélien. Ils ont eu recours à alQaida et aux salafistes des quatre coins du monde. Des dizaines de milliers de personnes n’ont pas gêné les «amis de la Syrie» à Amman, mais ils se sont soulevés contre la présence du Hezbollah en Syrie. Certains pays régionaux rejettent tout le temps des initiatives de solution de la crise. Ils acceptent que la Syrie soit détruite mais à condition qu’Assad parte. Certains éléments de l’opposition de l’extérieur sont des agents de la CIA et donc ils n’ont pas leur mot à dire. Les groupes armés sur le terrain sont dominés par le courant takfiri et les dirigeants de l’opposition savent bien qu’ils ne peuvent pas les contrôler. Les pays arabes veulent en effet se débarrasser du régime en Syrie et des groupes armés à la fois. Mais ces pays n’ont pas pensé au jour lorsque ces derniers rentreront dans leurs pays, ayant acquis une expérience dans les combats.

1- Nous considérons que la prise de contrôle par ces groupes armés des régions frontalières constitue un danger pour le Liban, les Libanais, l’Etat libanais et la coexistence. Si ces groupes prennent le contrôle des régions frontalières, ils seront un danger sur les sunnites, comme c’est le cas en Irak, demandez aux sunnites irakiens combien ils souffrent de ces groupes takfiris, de leurs meurtres de sunnites qui leur sont opposés. Je vous affirme que ce courant a tué des sunnites beaucoup plus que les autres confessions en Irak, en Somalie, au Pakistan et en Afghanistan. Quel sera l’avenir de la Syrie, du Liban et de la Palestine sur fond de cette logique ? Tous les musulmans et les chrétiens sont menacés par cette pensée takfirie financée et soutenue par les Etats-Unis.

2- La Syrie est devenue une scène pour la réalisation du projet américain dans la région.

3- La Syrie est le soutien de la résistance, c’est le dos de la résistance et nous n’allons pas permettre que le complot nous atteigne sans agir. Si la Syrie tombe dans les mains des Américains, des Israéliens, des takfiris et des outils américains dans la région, «Israël» rentrera au Liban, la Palestine perdra, les peuples de la région connaitront une ère obscure. Ces takfiris détruisent le passé, le présent et l’avenir et rejettent toute solution politique. En contrepartie, l’autre axe soutient le dialogue et cherche une solution pacifique. Soyez dans le camp qui vous plait mais sachez que le Hezbollah ne peut être dans les rangs des Etats-Unis, des takfiris qui exhument les tombes, qui décapitent les gens, et qui dévorent les cœurs. Nous avons offert des milliers de martyrs. Celui qui veut rester neutre, qu’il reste à l’écart. Depuis 1982, d’aucuns prétendaient qu’on ne peut rien changer à l’équation régionale, mais la résistance a changé cette équation. Nous savons que nous allons subir une campagne médiatique contre nous. Ces campagnes sont financées pour des milliards de dollars. Mais sachez que ces campagnes n’auront aucun effet sur notre peuple. Allez voir les parents des martyrs et leur moral élevé. Ils nous dépassent par leur attachement à cette voie. Sachez que nous n’obligeons personne pour aller combattre dans nos rangs. Et sachez également que nos jeunes sont très enthousiastes pour partir combattre en Syrie. Des parents viennent insister auprès de nous pour permettre à leur fils unique d’aller combattre en Syrie.

Sachez que vous n’avez jamais compris cette résistance et vous n’allez jamais la comprendre. Depuis toujours vous avez mal compris cette résistance.

Nous entamons une nouvelle période, celle de la défense du Liban et de ses frontières. Une fois de plus, nous allons sortir victorieux de cette guerre.

Gens honorables ! Vous qui consentez toute sorte de sacrifices. Comme je vous ai promis de la victoire lors des premiers jours de la guerre de juillet, je vous le répète : Nous sortirons victorieux de cette guerre inchallah».

Source: moqawama.org

http://french.moqawama.org/essaydetails.php?eid=9533&cid=320#.UaQBPdh3dDw

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