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L’Empire face à la forte vague de Révolutions populaires en Afrique du Nord en 2011

Les grandes puissances feraient mieux de se taire

 

Drapeau égyptien

Les appels au calme adressés aux manifestants en Égypte par le président Obama et sa secrétaire d’État, Hilary Clinton, l’invitation qu’ils ont formulée au président égyptien de procéder à des réformes politiques et sociales « immédiates » et leur sommation de réfréner les forces de l’ordre et de l’armée sonnent faux dans la bouche de ces tenants de l’impérialisme. Les occupants de la Maison Blanche ont pris la parole « pour réclamer des réformes politiques «concrètes» et l’arrêt des violences ». « Je veux appeler très clairement les autorités égyptiennes à s’abstenir d’utiliser la violence contre les manifestants pacifiques», a déclaré le Président Obama, peu de temps après s’être entretenu, le 28 janvier dernier, par téléphone avec le président de l’Égypte (Les Égyptiens se soulèvent).

Figure 1. Place de la Libération, Le Caire, Égypte

 

De son côté, Madame Clinton a invité M. Moubarak à « faire tout ce qui est en son pouvoir pour réfréner les forces de l’ordre »  alors que l’on a appris que les États-Unis et Israël collaboreraient étroitement avec le régime Moubarak dans la répression du soulèvement du peuple égyptien. Le Pentagone, lui, a invité l’armée à faire preuve de “retenue”. (Égypte: au moins 20 morts, couvre-feu décrété, l’armée en renfort). Quelle hypocrisie de la part de ceux qui prônent le recours à la guerre pour régler les conflits qu’ils engendrent le plus souvent eux-mêmes!

L’Union européenne vient de se joindre à ce concert de doléances en appuyant le « plan bien préparé » des Étatsuniens: « C’est pourquoi nous voulons une transition ordonnée vers des élections libres et équitables » (Reuters, 01/02/2011).

Le président Obama a aussi déclaré que «le peuple égyptien a des droits qui sont universels. Cela inclut le droit de se réunir pacifiquement, le droit à la liberté d’expression et à la possibilité de choisir son propre destin, cela relève des droits de l’homme », a-t-il insisté. Quand on sait que les États-Unis ont fortement appuyé, soutenu et financé le régime répressif de Moubarak au cours des trois dernières décennies et qu’ils ont armé ce pays sans compter en achetant ainsi la fidélité de ce régime, contre la volonté du peuple, on ne peut que mettre en doute fortement la valeur de ces propos.

Le fait de s’ingérer directement dans les affaires intérieures de l’Égypte en dit long sur l’importance stratégique que représente ce pays pour l’impérialisme américain dans cette région du monde. La perte du contrôle politique et économique de ce pays serait pour la Maison Blanche un élément de grande préoccupation pour les divers intérêts qu’ils détiennent dans ce territoire et dans la région ainsi qu’une grande appréhension concernant la sécurité d’Israël.

Ce qui se produit en Égypte risque d’arriver maintenant dans un très grand nombre de pays. La vague de la libération des peuples va se montrer encore plus forte jusqu’à prendre la forme d’un tsunami. Les citoyens ont maintenant la conviction que les pouvoirs usurpés, télécommandés et corrompus ont des pieds d’argile et que la force et l’énergie des peuples les feront tomber un jour ou l’autre. C’est ainsi que nous assistons à ce processus dans les pays arabes, mais il en sera de même dans tous les continents. Cette vague pourrait aussi frapper durement les pays riches dits démocratiques. Comme le prédisait si bien Ernesto Che Guevara dans un discours célèbre prononcé dans l’enceinte de l’Organisation des Nations Unies à New York en 1964 la révolte ou lutte révolutionnaire des peuples prendra la forme d’une vague qui ne s’arrêtera jamais:

« Dans les territoires des autres pays du monde qui luttent pour leur liberté, cela signifie toujours la même chose: L’image de ce que l’on peut acquérir au moyen de la lutte révolutionnaire, l’espoir d’un monde meilleur, l’image avec laquelle il vaut la peine de risquer sa vie, de se sacrifier jusqu’à la mort dans les champs de bataille de tous les continents du monde, non seulement en Amérique mais dans tous les pays du monde dans lesquels on fera une lutte révolutionnaire… cette vague de rancoeur agitée, de justice réclamée, de droits piétinés qui commencent à se lever dans les terres de l’Amérique latine, cette vague ne s’arrêtera jamais. Cette vague ira en s’accroissant chaque jour. Parce que cette vague la forment les plus nombreux, ceux qui sont majoritaires dans tous les aspects du terme, ceux qui accumulent avec leur travail les richesses, créent les valeurs, font rouler la roue de l’histoire et qui sortent maintenant du profond sommeil abrutissant dans lequel ils ont été plongés ». (1)

« Parce que cette grande humanité a dit «C’est assez» et s’est mise à marcher. Et sa marche, de géants, ne s’arrêtera pas tant qu’elle n’aura pas conquis la vraie indépendance pour laquelle plusieurs sont morts le plus souvent de façon inutile. Maintenant, de toute façon, ceux qui meurent, mourront comme ceux de Cuba, ceux de la Playa Giron, ils mourront pour leur indépendance vraie et irrévocable ».(2)

Il convient de rappeler également ces paroles du Che prononcées en 1960:

«…tous les peuples du monde doivent s’unir pour acquérir ce qui est le plus sacré, soit la liberté, le bien-être économique et le sentiment de ne pas avoir de problèmes insolubles à régler…» (3)

Comment les principaux responsables de la situation politique, économique et sociale catastrophique qui affligent les Égyptiens peuvent-ils avoir la prétention de définir les actions à poser pour mettre un terme aux manifestations contre le pouvoir central en Égypte? Comment peuvent-ils oser faire semblant qu’ils ne sont en rien à l’origine de l’état d’oppression et de misère qui prévaut dans ce pays?

Le gouvernement au pouvoir depuis près de 30 ans a été grandement épaulé par les puissances occidentales le considérant comme celui pouvant apporter la stabilité requise pour la sauvegarde des intérêts des États-Unis, de l’Union européenne et d’Israël dans la région du Moyen-Orient.

 

Photo : Le président égyptien (2011), Moubarack

I. L’aide des États-Unis fournie à l’Égypte

Selon les données rapportées par la Federation of American Scientists :

« entre les Accords de paix de Camp David en 1978 et l’An 2000 (l’année pour laquelle les chiffres les plus récents sont disponibles) les États-Unis ont apporté une aide aux forces armées égyptiennes pour la somme totale de 38 milliards de dollars. L’Égypte a ainsi reçu, chaque année, une aide de deux milliards de dollars dont 1.3 milliard sous la forme d’un financement extérieur pour la défense et environ 815 millions de dollars pour un fonds d’aide économique, la plaçant, après Israël, au second rang des pays  récipiendaires de l’aide militaire et économique régulière des États-Unis (tableau 1). De plus, en 1990, les Étatsuniens ont effacé une dette cumulée pour des dépenses militaires de ce pays de l’ordre de 7.1 milliards de dollars et ce pour compenser le coût engendré pour la participation de ce pays à l’Opération Desert Shield. De plus, L’Égypte a reçu, à chaque année, du Pentagone une aide pour l’achat d’équipements militaires non prévus totalisant des centaines de millions de dollars…» (FAS).

Tableau 1. Ventes d’armements aux pays en développement 2002-2009: Les principaux importateurs

Source: Source: http://www.warisbusiness.com/wp-content/uploads/2010/09/crs-arms-sales-customers-02-09.jpg

Selon les données présentées par Agora Vox, le média citoyen, les cinq principaux pays exportateurs d’armements dans le monde, en 2004 sont, dans l’ordre : les USA, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et Israël. Ces pays sont pourvus d’une industrie d’armement suffisamment importante et innovante pour pouvoir exporter leurs matériels. Les plus grands importateurs de leur production sont, depuis 2004, la Chine, l’Inde et l’Égypte (http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/bilan-des-ventes-d-armes-dans-le-2332). Entre 2001 et 2008, selon le Congressional Research Service du Congrès des États-Unis, l’Égypte se classait au 5ième rang parmi les dix principaux importateurs de matériel militaire dans le monde après l’Arabie saoudite, l’Inde, les Émirats arabes unis et la Chine et ce avec des dépenses totalisant 12.3 milliards de dollars ou 5% des achats mondiaux (http://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_de_l’armement).

II. Des relations étroites et de coopération avec l’Égypte pour la stabilité et la «paix» au Moyen-Orient

Selon le Département d’État :

« les États-Unis et l’Égypte entretiennent des relations étroites et amicales fondées sur des intérêts communs pour la stabilité et la paix au Moyen-Orient, le tout en revitalisant l’économie égyptienne, en renforçant les relations commerciales et en faisant la promotion de la sécurité régionale. Au cours des années, l’Égypte et les États-Unis ont travaillé ensemble de façon assidue pour développer les négociations de paix pour le Moyen-Orient, se faisant les hôtes de pourparlers de paix et de négociations dans le cadre de la Conférence économique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Des manoeuvres militaires multinationales, une aide américaine aux programmes de modernisation de l’arsenal militaire de l’Égypte … ainsi que la contribution de ce pays dans différentes opérations de maintien de la paix ont renforcé de façon continue les relations de coopération militaire américano-égyptiennes» (US Department of State).

On note aussi que « l’un des piliers importants des relations bilatérales repose sur l’aide des États-Unis pour la sécurité et l’économie de l’Égypte, aide qui s’est accrue de façon significative au moment de la signature du Traité de paix égypto-israélien en 1979. L’aide militaire des États-Unis à l’Égypte totalise plus de 1,3 milliard de dollars par année. En outre, l’Agence américaine pour le Développement international (USAID) a fourni plus de 28 milliards de dollars pour l’économie et le développement de l’Égypte depuis 1975. Au cours des premières années, l’aide était accordée pour la mise en place d’infrastructures, pour la santé, pour les denrées alimentaires et pour l’agriculture» (US Department of State).

L’Égypte a conclu le 24 décembre 2009 un marché en vue de l’acquisition de 24 avions de combat F-16, de l’entreprise américaine d’armement Lockheed Martin pour un montant de 3.2 milliards de dollars (24 avions de combat F-16 américains pour l’Égypte).

« Selon des informations persistantes, l’administration de l’ex-Président George Bush a refusé de vendre des avions F-16 ultramodernes à l’Égypte, du fait de la situation des droits de l’Homme et de la démocratie qui y prévaut, ainsi que pour préserver la suprématie militaire israélienne. L’Égypte possède des avions F-16 depuis 1982, et est entrée en possession de 220 appareils de ce type après des décennies où elle se ravitaillait principalement en armements soviétiques» (24 avions de combat F-16 américains pour l’Égypte).

III. La coopération militaire américaine avec l’Égypte aurait renforcé la sécurité régionale au Moyen Orient selon le Secrétariat d’État des USA

Selon les États-Unis, la coopération militaire étasunienne a contribué à la modernisation des forces armées de l’Égypte et a renforcé la sécurité régionale. Avec les programmes de financement des projets de la défense (FMF), les États-Unis ont fourni des chasseurs bombardiers F-4, des bombardiers F-16, des tanks M-60A3 et M-60A3 ainsi que des M1M1, ont armé des véhicules de transport pour le personnel, ont vendu des hélicoptères Apache, des missiles anti-aériens. de la surveillance aérienne et d’autres équipements. Les États-Unis et l’Égypte ont aussi participé à des manœuvres militaires, y compris le déploiement d’effectifs de combat américains. Au cours des années, l’Égypte a accueilli Operation Bright Star, une manœuvre militaire multilatérale conjointe…étant vue comme l’exercice le plus important dans la région Des unités de la VIIème Flotte utilisent fréquemment les ports égyptiens (U.S. Department of State. On peut donc comprendre que l’Égypte constitue un excellent marché pour les industries de guerre des États-Unis.

Conclusion

Les mouvements populaires de libération, dans plusieurs pays arabes, sont d’une grande signification au moment où les mesures de répression des peuples se sont intensifiées dans le contexte des pénuries causées par la crise économique mondiale et par une forte pression exercée, sous la commande des grandes puissances, pour la réduction des dépenses publiques en entraînant une nette détérioration des conditions de vie de la majorité.

L’invitation formelle adressée par Washington au président Moubarak de procéder à la tenue d’élections législatives est pour lui le moyen de s’assurer que les changements qui pourraient se produire ne viendraient pas modifier la trajectoire empruntée par le pays depuis près de trente ans. Selon Hilary Clinton, se faisant l’écho de la position de l’Administration Obama, « il y a nécessité d’une transition ordonnée pour que personne ne vienne combler un vide, pour qu’il n’y ait pas de vide, mais plutôt un plan bien préparé pour l’avènement d’un gouvernement démocratique participatif’» (Hetu, B., 2011, p. A2). Lire un gouvernement totalement soumis à l’ordre dicté par les États-Unis.

Enfin, nous ne cesserons pas de le répéter, il revient au peuple égyptien de choisir la voie qui lui semble appropriée dans le contexte actuel pour répondre à ses besoins fondamentaux et rétablir un environnement de liberté, d’autonomie, de justice et de paix et ce à l’instar des autres peuples qui cherchent à se soustraire de l’emprise hégémonique des grandes puissances.

Jules Dufour

Le 2 février 2011

Notes :

(1) Traduit par l’auteur. Texte original en espagnol : «…los campos de otros países del mundo que luchan por su liberdad significando siempre lo mismo: La imagen de lo que se puede conseguir mediante la lucha revolucionaria, la esperanza de un mundo mejor, la imagen con la cual vale la pena arriesgar la vida, sacrificarse hasta la muerte en los campos de batalla de todos los continentes del mundo, no solamente en América sino en todos los países del mundo en que se creará una lucha revolucionaria…esa ola de estremecido rencor, de justicia reclamada, de derechos pisoteados que se empiezan a levantar por entre las tierras de Latinoamérica, esta ola ya no parará más. Esa ola irá crediendo cada dia que pase. Porque esa ola la forman los más, los mayotarios en todos los aspectos, los que acumulan con su trabajo las riquezas, crean los valores, hacen andar la rueda de la historia, y que ahora despiertan del largo sueño embrutecedor al que los sometieron.

(2) Traduit par l’auteur. Texte original en espagnol : « Porque esta gran humanidad ha dicho «Basta!» y ha hecho a andar. Y su marcha, de gigantes, ya no se detendrá hasta conquistar la verdadera independencia por la que ya han muerto más de una vez inutilmente. Ahora, en todo caso, los que mueran, morirán como los de Cuba, los de Playa Girón, morirán por su única, verdadera e irrenunciable independencia ». (http://www.youtube.com/watch?v=l1Z8NGYv3SE ).

(3) Traduit par l’auteur. Texte original en espagnol : « …todos los pueblos del mundo deben unirse para conseguir lo más sagrado, que es la libertad, que es el bienestar económico, que es el sentimiento de no tener absolutamente ningún problema insolvable por delante…», le 30 de septembre 1960 (http://www.retoricas.com/2009/08/che-guevara-citas-y-discursos.html ).
Références

BELLAVANCE, Joël-Denis. 2011. Tensions en Égypte: Ottawa appelle à la retenue. La Presse. Cyberpresse.ca. Le 28 janvier 2011. En ligne: http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201101/28/01-4364799-tensions-en-egypte-ottawa-appelle-a-la-retenue.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4d_b4d_199693_accueil_POS5

CHOSSUDOVSKY, Michel. 2011. The Protest Movement in Egypt: “Dictators” do not Dictate, They Obey Orders. Montréal, Centre for Research on Globalization (CRG), le 29 janvier 2011. En ligne:http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=22993

CICARDI, Francesca. 2010. L’Egypte sous surveillance : quand l’exception devient la règle. Cafébabel.com. Le Magazine européen. Le 19 octobre 2010. En ligne:http://www.cafebabel.fr/article/35426/l-egypte-sous-surveillance-loi-d-urgence.html

DUFOUR, Jules. 2011. Le message de la Tunisie pour un monde juste et solidaire. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 17 janvier 2011. En ligne:http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22827

EL-MALAWANI, Hania (AFP). 2011. Égypte: au moins 20 morts, couvre-feu décrété, l’armée en renfort. Le 28 janvier 2011. En ligne:http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gEHN_aKfduol3C9ap4D2CfyeblgQ?docId=CNG.6d89711dd32ac21c4b6ed357be8e3617.8d1

FEDERATION OF AMERICAN SCIENTISTS. Arms Sales Tables
U.S. Arms Clients Profiles—Egypt. En ligne: http://www.fas.org/asmp/profiles/egypt.htm

G. Philippe. 2005. Bilan des ventes d’armes dans le monde. Agoravox. Le 2 septembre 2005. En ligne: http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/bilan-des-ventes-d-armes-dans-le-2332

HETU, Bernard. 2011. La crainte américaine du vide. La Presse, le 31 janvier 2011, p. A2.

REUTERS. 2009. 24 avions de combat F-16 américains pour l’Egypte.

Ara.reuters. Le 30 décembre 2009. En ligne: http://www.gnet.tn/index2.php?option=com_content&task=emailform&id=10449&itemid=957

REUTERS. LE CAIRE. 2011. «Transition ordonnée». Le Journal de Québec, le 1er février 2011, p. 15.

SCHMIDT, Christophe. AFP-Washington. 2011. Obama fait pression sur Moubarak. Cyberpresse.ca. Le 28 janvier 2011. En ligne:http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/les-egyptiens-se-soulevent/201101/28/01-4364918-obama-fait-pression-sur-moubarak.phphtm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

U.S. DEPARTMENT OF STATE. 2010. Background Note: Egypt. Novembre 2010.http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/5309.htm

Sites Internet

Che Guevara citas y dicursos: http://www.retoricas.com/2009/08/che-guevara-citas-y-discursos.html

Che Guevara – Discurso Revolucionario.mp4: http://www.youtube.com/watch?v=mwfbfwdHylg

Federation of American Scientists: http://www.fas.org/

Industrie de l’armement: http://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_de_l’armement

 
Jules Dufour, Ph.D., est président de l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l’Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l’Ordre national du Québec. Il est associé de recherche au CRM (Centre de recherche sur la Mondialisation).

http://www.mondialisation.ca/lempire-face-a-la-forte-vague-de-revolutions-populaires-en-afrique-du-nord-en-2011/5341560

Syrie : Le gouvernement tiendra ses engagements concernant la protection de ses enfants et citoyens !

Bachar al-Jaafari

Le 17 Juin 2013, le Conseil de sécurité discutait du sort des enfants en temps de conflit armé[*]. Voici la traduction du discours du Docteur Bachar al-Jaafari, délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies.

Monsieur le Président,

Nous avons lu avec intérêt le rapport du Secrétaire général concernant les enfants en temps de conflit armé.

Bien que Mme Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, ait abordé – pour la première fois – les crimes et abus commis par les groupes terroristes armés et notamment le recrutement d’enfants soldats, il est regrettable qu’elle ait eu besoin de plus de deux ans alors que des dizaines d’articles et de rapports officiels  documentés et des centaines de témoignages d’illustres représentants de l’ONU ou d’ONG avaient affirmé que des groupes terroristes salafistes et wahhabistes takfiristes enrôlaient des enfants syriens dans leur rang. Elle a eu besoin de plus de deux ans avant de les inscrire, aujourd’hui seulement et pour ce seul crime, sur « la liste de la honte » !

Nous aurions aimé que dans son rapport sur la Syrie, Mme  la Représentante spéciale recommande aux états qui parrainent et soutiennent les groupes terroristes, désormais connus de tous, qu’ils cessent d’une part de leur fournir argent, armes,  équipements, renseignements, et appui médiatique et d’autre part, qu’ils lèvent leurs sanctions unilatérales imposées au peuple syrien, dont la victime est en premier lieu l’enfant syrien, en raison de l’arrêt des programmes de développement et de financement, et de l’affaiblissement de l’économie nationale.

Monsieur le Président, ce qui soulève notre inquiétude est l’insistance de la Représentante spéciale – sur la liste annexée au rapport – à imputer aux autorités gouvernementales syriennes la responsabilité des bombardements des écoles et hôpitaux, les meurtres et mutilations d’enfants, en plus d’allégations nouvelles faisant référence à des actes de violence sexuelle. Permettez-moi d’aborder toutes ces allégations une par une.

Premièrement, concernant le bombardement des écoles et des hôpitaux :

La Syrie a reçu de bon cœur Mme Zerrougui et la délégation qui l’accompagnait fin 2012. Madame Zarrougui a rencontré les responsables concernés et en particulier le ministre de l’Éducation qui lui a remis une information documentée prouvant l’étendue des exactions terroristes des groupes armés, auxquelles était confronté tout le secteur de l’éducation. Elle a eu et tout le temps de visiter les écoles, les hôpitaux et les centres d’accueil des provinces de Damas, Homs et de leurs environs.

Mais pour une certaine raison, elle a choisi d’ignorer ce qu’elle avait elle-même constaté, à savoir que le gouvernement syrien utilisait les établissements d’enseignement comme centres d’accueil pour les familles déplacées, non comme cibles à bombarder ! Ceci pendant que les attaques délibérées et répétées des  groupes terroristes armés continuent à frapper les instituts et centres d’enseignement en Syrie, attaques largement documentées et durant lesquelles les parents sont contraints de ne pas envoyer leurs enfants à l’école du fait d’engins explosifs placés à l’intérieur même des établissements ou dans leur voisinage immédiat, ou encore du fait du ciblage délibéré des écoles par des missiles. Vous vous souvenez tous du bombardement de la Faculté d’Architecture à l’Université d’Alep, puis du bombardement de la Faculté d’Architecture à l’Université de Damas !

Quant aux établissements de la Santé, ils ont été largement ciblés par les groupes terroristes armés qui ont ravagé, incendié, et volé, plus de 35 % des hôpitaux syriens. Nous avons fourni à la Représentante spéciale des vidéos montrant les préparatifs des terroristes destinés à l’explosion de l’hôpital d’Al-Qousayr, puis leur conséquence en date du 5 Septembre 2012. Nulle mention de ce crime dans son rapport, alors que les bombardements des hôpitaux et des écoles sont, en eux-mêmes, des crimes suffisants pour inscrire ces groupes terroristes sur « la liste de la honte » !

Deuxièmement, concernant les meurtres et mutilations d’enfants :

Depuis le tout début de la crise, le monde entier est témoin de la série de crimes répugnants commis contre les enfants syriens par les groupes terroristes armés

Ainsi, à Alep, Mohammed Al-Qatta âgé de 14 ans a été torturé puis fusillé pour cause de blasphème, devant son père et sa mère, par des éléments d’un bataillon fondamentaliste terroriste de « Jabhat al-Nosra » se présentant comme un tribunal légitime dépendant de « l’État islamique d’Irak et du Levant ».

Fin 2012 et toujours à Alep, des groupes extrémistes ont violé, trainé sur une longue distance, puis exécuté par pendaison l’enfant Fayçal âgé de 4 ans.

Rappelons aussi les propos diffusés avec enthousiasme, il y a seulement 2 jours, par la chaîne saoudienne « Al-Arabia » ; ceux du Sheikh koweïtien salafiste wahhabiste, Chafi Al-Ajami, se vantant dans l’un de ses sermons d’avoir « massacré » les enfants syriens  du village de Hatla à Deir el-Zor.

Ce n’est qu’un aperçu des multiples activités de « Jabhat al-Nosra », désormais inscrite sur la liste des organisations terroristes par le Conseil de sécurité. En l’occurrence, ceux qui ont préparé ce rapport auraient pu en tenir compte !

Troisièmement, concernant les actes de violence sexuelle :

Comment se fait-il que ce rapport de la Représentante spéciale ignore les crimes d’agressions sexuelles, de viols, et d’assassinats, perpétrés par les groupes terroristes armés à l’encontre de femmes et de fillettes syriennes ? Comment se peut-il que ces crimes ne figurent pas dans ce rapport, en dépit de multiples autres rapports documentés prouvant que ces groupes armés ont kidnappé des femmes et des jeunes filles pour en faire des captives ou des esclaves destinées à satisfaire leurs plaisirs ? Ceci, pendant que les protecteurs de ces voyous du Jihad, déséquilibrés et nécrophages, habitant quelque part dans les « machiakhates pétrodollariennes » [machiakhate : terme dérivé de Cheikh, NdT], lançaient publiquement sur les ondes leurs fatwas autorisant ces crimes sous couvert de ce qu’ils ont désigné par « Jihad sexuel » ou « Jihad de la fornication » !

Monsieur le Président, nous déplorons que dans les 13 paragraphes de ce rapport, consacrés à la République arabe syrienne, aucun ne mentionne la souffrance des enfants syriens vivant sous l’occupation israélienne dans le Golan syrien.  Depuis son entrée en fonction nous avons attiré, à maintes reprises, l’attention de Mme Zerrougui sur la nécessité d’accorder à cette question l’importance qu’elle mérite dans ses comptes-rendus. Malheureusement, elle ne l’a pas fait.

Pour conclure, Monsieur le Président, je voudrai souligner que le gouvernement syrien tiendra ses engagements concernant la protection de ses citoyens, notamment les enfants. Toute violation de la sécurité de ces enfants est soumise à de sérieuses poursuites. C’est dans ce but que le 6 mai 2013 le gouvernement syrien a adopté deux articles supplémentaires, ajoutés au Code pénal, condamnant ceux qui entrainent des enfants de moins de 18 ans dans des opérations de combat, quelles qu’elles soient, à des peines de travaux forcés allant 10 à 20 ans.

Dr Bachar al-Jaafari

NewYork ;17/06/2013

Texte traduit par Mouna Alno-Nakhal 


Source : Vidéo / You Tube
http://www.youtube.com/watch?v=VI06cNK-BEU

 

Notes :

[*] Conseil de sécurité    [CS/11035 / 6980e séance – matin] : Le sort des enfants en temps de conflit armé
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2013/CS11035.doc.htm

 

Extraits :

« M. JEAN ASSELBORN, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du Luxembourg, a salué la possibilité offerte à la société civile de s’exprimer devant le Conseil de sécurité sur cette question des enfants en période de conflit armé.  Il a rappelé qu’à ce jour, trois millions d’enfants avaient été affectés par le conflit en Syrie, en précisant que des milliers d’entre eux ont perdu la vie et de nombreux autres ont subi la torture ou des violences sexuelles.  Plus de la moitié des hôpitaux ont été endommagés ou détruits et 2 500 écoles ont été partiellement ou entièrement détruites, a noté le Ministre, avant d’appeler à mettre fin au conflit en Syrie.  Il nous faut trouver une solution qui conduise à une transition politique en Syrie et qui réponde aux aspirations légitimes du peuple, a-t-il souligné, en estimant que la Conférence de Genève II apparaissait de plus en plus comme celle de la dernière chance ».

« Le représentant de la Fédération de Russie a rappelé que son pays condamnait toutes les violations graves commises à l’encontre des enfants, en soulignant la nécessité de mettre un terme à l’impunité des auteurs de ces violations.  Il a condamné également l’utilisation des drones, en plaidant pour que des enquêtes sur ces incidents soient menées.  Il a souligné qu’il était nécessaire de respecter le système de répartition des tâches entre les différentes institutions des Nations Unies.  Le mandat de la Représentante spéciale comprend la protection des enfants en période de conflit armé, a-t-il rappelé, en estimant cependant qu’une interprétation étendue de cette notion n’était pas justifiée.  Des évaluations pondérées sur la base de données fiables permettent, a-t-il assuré, de garantir la crédibilité et la pertinence des recommandations contenues dans le rapport du Secrétaire général.

La Représentante spéciale doit mettre au point des procédures claires pour inscrire ou radier des parties à un conflit des listes en annexe du rapport du Secrétaire général, a-t-il dit, en faisant notamment état de critères superficiels concernant les auteurs de violations récalcitrants.  L’absence de critères clairs n’aide pas les États mais encourage un manque d’objectivité et de confiance au sujet de l’utilisation de cet instrument, a ajouté le délégué russe.  Les sanctions ne sont pas une panacée, a-t-il par ailleurs affirmé, en rappelant également le rôle dévolu aux États à qui incombe la responsabilité principale d’assurer la protection des populations ».

http://www.mondialisation.ca/syrie-le-gouvernement-tiendra-ses-engagements-concernant-la-protection-de-ses-enfants-et-citoyens/5339654

Qusseir : Comment l’armée syrienne aide-elle les civils à fuir?

 

IRIB- Alors que les terroristes assiégés à Qousseir cherchent  à utiliser les civils comme bouclier humain, l’armée arabe syrienne, elle, s’efforce de les éloigner des zones de combats.
Quelque 42000 Syriens vivent à Qousseir, ville située à 15 kilomètres des frontières avec le Liban .C’est une ville transformée depuis un an en une véritable base pour les terroristes salafo6wahhabites d’Al6Nosra. Une dizaine de villages dans la banlieue de Qousseir ont été  « nettoyés » de la présence des terroristes  ces trois derniers jours, ce qui constitue un exploit selon les experts militaires. Les terroristes d’Al6Nosra déguisés en femme fuient la ville mais les habitants de celle-ci préfèrent rester. Selon le journaliste de l’agence de presse iranienne Fars , seuls 10% de la population de Qousseir l’ont quittée car les terroristes prennent désormais refuge dans les villages d’alentours où ils sèment l’insécurité. Un intense trafic d’armes en provenace du Liban se poursuit en direction de ces mêmes villages. Comment faire alors pour sauver la vie des populations civiles de Qousseir qu’Al6Nosra utilise ouvertement comme bouclier humain ? Les soldats de l’armée arabe syrienne combattent les terroristes positionnés non loin des axes de communication reliant Qousseir aux villages voisins. C’est seulement à ce prix qu’ils peuvent sécuriser les routes et les autoroutes et aider ainsi au départ des populations civiles. A l’ouest de Qousseir, les routes sont sécurisées et outre les habitants de la ville, les rebelles ayant déposé leurs armes quittent en ce moment la ville. Quant aux habitants des localités du nord de Qousseir, l’armée syrienne a réussi à évacuer 40% de la population en sécurisant les points de passages et les  voies de sortie mais les Nosratistes ont pris en otage de nombreux syriens , des femmes et des enfants pour les utiliser comme bouclier humain. Le pire est craint pour les habitants du nord de Qousseir composée en partie de chrétiens.

Ryad craint le retour des djihadistes de Syrie

 
Les autorités saoudiennes continuent de mettre en garde contre l’envoi de jeunes saoudiens en Syrie, par crainte de la reprise du même scénario lors du retour des Saoudiens de l’Afghanistan et de l’Irak, qui ont commis des attentats dans le pays.

A ce propos, le roi saoudien Abdallah ben Abdel Aziz a ordonné de durcir les peines contre ceux qui « leurrent les jeunes pour les envoyer combattre en Syrie », sans toutefois nommer les parties ou les pays qui incitent les jeunes Saoudiens au jihad en Syrie.

Des sources diplomatiques occidentales estiment que le nombre de Saoudiens qui combattent dans « la terre du Jihad » en Syrie atteint les 4000 miliciens.

Des centaines de sites internet appartenant aux groupes extrémistes affichent les noms des « martyrs » saoudiens qui succombent dans les combats en Syrie.

Des oulémas saoudiens mobilisent depuis les tribunes des mosquées les jeunes saoudiens en racontant des histoires légendaires comme quoi « des anges combattent auprès des rebelles dans le pays du Levant », et prétendent que la guerre vise « la communauté sunnite ».

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=112729&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=141&s1=1

Pillage de l’Afrique et fuite de capitaux. Kofi Annan s’en prend aux occidentaux

«Les pertes subies par l’Afrique sous la forme de sorties de capitaux illicites représentent deux fois plus que ce qu’elle reçoit en aide internationale» – Kofi Annan

AgefiKofi Annan

 » Le G8 doit renforcer ses règles afin d’empêcher les entreprises des secteurs des mines et de l’énergie d’encourager corruption et évasion fiscale qui empêchent l’Afrique de profiter pleinement de son essor économique « . C’est ce que l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a déclaré vendredi devant l’édition africaine du Forum économique mondial au Cap.

«Les pertes subies par l’Afrique sous la forme de sorties de capitaux illicites représentent deux fois plus que ce qu’elle reçoit en aide internationale», se désole le prix Nobel de la paix 2001 dans l’introduction d’un rapport soutenu par de nombreuses organisations expertes en la matière, dont la Déclaration de Berne. «Les sociétés enregistrées dans les pays du G8 devraient être obligées de publier la liste complète de leurs filiales et les informations concernant leurs revenus à l’échelle internationale, leurs profits et les impôts payés dans les différentes juridictions», exige le rapport.

Kofi Annan demande explicitement à la Suisse de suivre la tendance politique générale en adoptant des mesures de transparence dans le domaine des matières premières. «Les Etats de l’OCDE, comme par exemple la Suisse, dotés de faibles normes sur la transparence pour le commerce des matières premières, le secteur financier et l’enregistrement d’entreprises doivent adopter des mesures contraignantes pour renforcer la régulation de ces domaines», a ajouté le fondateur de l’«Africa Progress Panel» (APP), basé à Genève – (ats)

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-10833.html

Un article d’Ahmed Manai Octroi du siège de la Syrie à une organisation fantoche

12 avril 2013

Octroi du siège de la Syrie à une organisation fantoche !

« La Ligue des Etats de moins en moins arabes », n’en finit pas de se discréditer. Sa folle course vers l’abîme avait commencé par sa décision illégale et injustifiée du 12 novembre 2011 d‘exclure provisoirement la Syrie, membre fondateur. Elle a continué quelques semaines plus tard, quand, pour la première fois dans sa longue histoire, elle avait pris l’initiative d’envoyer une mission d’observation en Syrie pour l’aider à résoudre sa crise politique et que constatant que le rapport préliminaire (1) qui en était sorti, ne coïncidait pas avec les visées belliqueuses de certains de ses membres, elle entreprît alors d’enterrer le rapport de ses propres experts, et de porter l’affaire syrienne devant le Conseil de Sécurité, afin de justifier une intervention Occidentale en Syrie. Son échec et celui de ses donneurs d’ordre devant le double véto Russo-chinois, ne l’ont pas empêché de continuer son œuvre destructrice et incendiaire privilégiant une solution militaire à la crise syrienne.

C’est ainsi, qu’au cours des quinze derniers mois, certains de ses membres influents, mais en réalité insignifiants, alliés aux turcs, et aux puissances occidentales, ont armé, entraîné, financé et soutenu par tous les moyens illégaux, des bandes armées recrutées dans divers pays, pour semer la mort et la désolation dans tout le pays, sapant ainsi définitivement la mission de Lakhdar Ibrahimi, envoyé spécial de l’ONU et de ladite ligue.

La ligue des Etats de moins en moins arabes, vient d’annoncer sa faillite, en procédant le 27 mars 2013, lors de son sommet annuel à Doha, à l’octroi du siège de la Syrie, Etat fondateur, à une organisation illégitime, créée de toutes pièces par des pays colonialistes qui ont nommé sa direction parmi leurs propres citoyens, américains et d’autres nationalités, sans lien aucun avec la Syrie et son peuple, et ce en violation flagrante de sa propre Charte et des conventions internationales. La ligue s’est ainsi exclue de tout rôle futur dans la solution de la crise et s’est classée définitivement dans le camp ennemi de la Syrie, de la nation arabe et de la paix.

Face à cette situation inédite créée par la Ligue des Etats de moins en moins arabes et de plus en plus sionistes, l’Institut Tunisien des Relations Internationales (ITRI), qui a milité depuis sa fondation, le 20 Mars 1998, date anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, pour la démocratie, le respect des droits humains, l’émancipation des peuples, leur indépendance, leur dignité et leur souveraineté et contre toute ingérence étrangère dans leurs affaires internes, :

1- Dénonce avec la plus grande énergie, la décision illégale et illégitime de la Ligue d’octroyer le siège de l’Etat Syrien, cofondateur de cette organisation, à une entité fantoche, dirigée par des individus en rupture avec la Syrie et son peuple et engagée depuis de nombreux mois dans une œuvre de destruction méthodique du pays et de sa société, ce que ne feraient jamais de véritables patriotes syriens..

2- Condamne avec force, la mainmise du Cheikhat du Qatar, sur cette organisation et sur ses membres les plus fragiles, en usant du chantage et de la menace.

3- Assure la Syrie, Son Grand Peuple, sa valeureuse armée, sa direction politique et son opposition nationale, démocratique et pacifique, de son soutien indéfectible dans la voie qu’ils ont choisie pour résoudre la crise politique par la négociation et sous le seul drapeau syrien et en Syrie.

4- Salue les pays membres qui ont réussi à résister aux pressions du Qatar et de ses alliés et à exprimer leurs réserves quant à ces décisions illégales qui ôtent définitivement toute légitimité à cette organisation fantoche ; ainsi que tous les pays et toutes les organisations arabes et internationales qui ont soutenu la Syrie et appelé à une solution politique de sa crise.

5- Condamne la position de soumission prise par les dirigeants provisoires de la Tunisie par rapport à l’ensemble du dossier syrien, au sein de la ligue et dans les instances régionales et internationales, dénonce leur laxisme par rapport aux terroristes tunisiens qui s’engagent dans les combats en Syrie et les prévient des graves conséquences qui résulteraient de leur éventuelle décision de céder le siège de l’ambassade de la Syrie en Tunisie à une organisation terroriste.

6- Appelle les citoyens arabes, de tous pays et de tous horizons politiques, à militer et soutenir le projet de fondation d’une Ligue de la Nation arabe, représentative des peuples et porteuse de leurs projets de liberté, de démocratie, d’émancipation et d’indépendance.

Ahmed Manai – Membre de la mission de la ligue arabe en Syrie
Président Institut Tunisien des Relations Internationales (ITRI)
Tunis, le 08-04-2013

(1) http://tunisitri.wordpress.com/2012/01/30/le-rapport-de-la-mission-des-observateurs-arabes-en-syrie/

http://www.silviacattori.net/article4358.html

« La Syrie n’est plus un lieu sûr, pour les terroristes »!

 

IRIB- Le président du comité des libertés civiques, au parlement syrien, en est sûr : « l’Occident a bien compris que la Syrie ne peut être un lieu sûr, pour les terroristes, et cette découverte date, surtout, des révélations, qui viennent d’être faites sur l’usage, par les terroristes armés, de l’arme chimique ».
« Les Américains semblent avoir compris que le terrorisme, tel qu’il avance et évolue, en Syrie, ne leur profiterait pas et que leur tactique de guerre, en Syrie, ne répond plus », a affirmé à Al-Alam le député Badih Saghour. « En effet, ce qui est mis à l’épreuve, à l’issue de la rencontre Kerry/Poutine, c’est le sérieux de l’Occident à mettre en application son entente avec la Russie, et, surtout, à organiser une conférence internationale, sur fond de la déclaration de Genève ». « Les Russes sont sérieux, quand ils affirment vouloir résoudre la crise, en Syrie. Quant aux Américains, leur actes et leur paroles ne convergent jamais. S’ils sont vraiment sincères, les Etats Unis devront arrêter l’envoi d’armements aux rebelles ». « Nous sommes heureux de voir les vrais amis de la Syrie être sincères, dans leur soutien à la Syrie ». « Les portes sont désormais fermées, en Syrie, sur l’Occident, et les Occidentaux ne sont plus à même de s’en tenir à la solution militaire ». Le député a critiqué l’Occident, pour son silence, face à l’usage de la substance chimique, par les terroristes.

Les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin, affirme l’ONU

Les rebelles syriens ont fait usage d’armes chimiques, notamment le gaz sarin, selon Carla Del Ponte, membre de la commission d’enquête sur la Syrie dépendant du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Des enquêteurs des Nations unies ont réuni des témoignages selon lesquels des insurgés syriens se sont servis de gaz sarin, un agent neurotoxique interdit par le droit international, a déclaré dimanche soir la magistrate suisse au micro de la Radiotélévision suisse-italienne (RSI).

«Nous disposons de témoignages sur l’utilisation d’armes chimiques en particulier le gaz sarin. Pas de la part du gouvernement, mais des opposants», a-t-elle insisté.

Et d’expliquer:  «Nos enquêteurs se sont rendus dans des pays voisins (de la Syrie) pour interviewer des victimes, des médecins et du personnel médical et, selon leur rapport la semaine dernière, il existe des suspicions fortes et concrètes, de l’emploi de gaz sarin, sur la base de la manière dont ces victimes ont été soignées».

L’ancienne procureur générale du Tribunal pénal international pour les crimes commis en ex-Yougoslavie (TPIY) a néanmoins précisé que les recherches de la Commission étaient loin d’être terminées.

«Nos enquêtes devront être approfondies ultérieurement, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages», a-t-elle souligné.

Carla Del Ponte n’a pas donné de détails sur les circonstances dans lesquelles des rebelles syriens auraient employé du gaz sarin, un puissant gaz neurotoxique découvert à la veille de la Seconde Guerre mondiale en Allemagne et utilisé dans le métro de Tokyo en 1995.

Outre son inhalation, le simple contact avec la peau de ce gaz bloque la transmission de l’influx nerveux et entraîne la mort par arrêt cardio-respiratoire. La dose létale est d’un demi-milligramme pour un adulte. Il est inodore et invisible.

Les victimes se plaignent d’abord de maux de tête violents et présentent des pupilles dilatées. Surviennent ensuite convulsions, arrêts respiratoires et coma précédant la mort. Il peut être utilisé en aérosol, notamment à partir de l’explosion de munitions mais peut également servir à empoisonner l’eau ou la nourriture, selon le Center for Disease and Control Prevention (CDC) d’Atlanta.

Le mandat de la commission d’enquête sur la Syrie, créée en août 2011 devra présenter ses observations aux trois prochaines sessions du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en juin et septembre 2013, puis en mars 2014.

Source: Agences, édité par: moqawama.org

http://french.moqawama.org/essaydetails.php?eid=9343&cid=287