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Réunion des vrais amis de la Syrie le 29 mai à Téhéran

La France a été et reste très en pointe dans la démarche consistant à fédérer les énergies pour renverser le président Syrien Bachar al-Assad.

L’aspect le plus visible de cette démarche a été la mise en place du groupe des « amis de la Syrie » ou « du peuple syrien », soit une masse de pays supposés incarner une volonté internationale, en réalité un alibi pour couvrir les agissements d’une clique d’Etats voyous emmenée par le gouvernement français sous les couleurs de l’UMP puis du PS.

L’action française a fait long feu comme l’a montré la dernière réunion à Amman des « amis » de la Syrie, rassemblant péniblement onze Etats participants et une opposition syrienne à qui il a fallu tirer l’oreille pour qu’elle daigne être présente.

On rappellera qu’en juillet 2012, c’est une centaine de pays qui étaient présents à la réunion des « amis » de la Syrie qui se tenait à Paris.

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L’heure de gloire de Laurent Fabius en juillet 2012 à Paris

L’échec sur le plan diplomatique est patent pour Laurent Fabius qui n’en reste pas moins arrogant comme au premier jour.

Dans quelques jours, le 29 mai, une autre réunion des amis de la Syrie va se tenir mais à Téhéran et à l’invitation des autorités iraniennes.

Une quarantaine de pays devraient être représentés dont la Russie et la Chine. Le sultanat d’Oman a confirmé sa participation tandis que des invitations ont été adressées au Qatar, à la Turquie et à l’Arabie Saoudite.

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Téhéran août 2012: les représentants de 30 pays discutent de la situation en Syrie

On peut supposer que le royaume wahhabite sera présent parce que, et c’est quelque chose qui est négligé par vos journaux, l’Arabie Saoudite fait partie d’un groupe de contact sur la Syrie dans lequel elle est associée à l’Iran, à la Turquie et à l’Egypte. La création de ce groupe en mars 2012 s’était d’ailleurs faite à l’initiative de Mohamed Morsi, le président Egyptien.

Le gouvernement iranien est optimiste sur le succès de cette nouvelle réunion des vrais amis de la Syrie et sur les  progrès auxquels elle pourrait permettre d’aboutir.

Et n’oublions pas que dès le début, l’Iran a plaidé pour une résolution pacifique de la crise syrienne et, à cette fin, a pris langue et gardé contact avec toutes les parties.

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L’un est à gauche et l’autre à droite (du moins sur la photo)

A comparer avec le comportement barbare des deux énarques qui se sont succédé à la tête du Quai d’Orsay.

http://mounadil.wordpress.com/2013/05/26/reunion-des-vrais-amis-de-la-syrie-le-29-mai-a-teheran/

La face cachée du Qatar

Jacques-Marie Bourget,co-auteur avec Nicolas Beau de l’ouvrage « Le Vilain Petit Qatar — Cet ami qui nous veut du mal« . Un livre qui dévoile la face cachée de cette richissime dictature.

http://lavoixdelasyrie.com/data/?p=13570

Montauban, Toulouse, Boston, Reyhanli, Londres: terrorisme et affaires d’Etat

Je ne sais pas pourquoi, mais presque à chaque fois que des tueurs (ou présumés tels) commettent des crimes atroces, par exemple Mohamed Merah à Montauban et à Toulouse, les frères Tsarnaev à Boston, ou tout récemment Michael Adeboloja et un autre individu qui ont sauvagement assassiné (sans le décapiter cependant contrairement à ce qui avait été d’abord annoncé)un soldat à Londres, on constate qu’ils  avaient fait l’objet d’un suivi par les services de renseignements et la police.

Michael Adeboloja  et son complice étaient en effet connus du MI 5 (renseignements intérieurs britanniques) comme le signale la presse anglo-saxonne. Un des deux tueurs de Londres avait même appartenu à une organisation interdite, al-Muhajiroun.

Ce qui est curieux, c’est que pour l’instant, aucune campagne de presse n’a été lancée ni en France, ni aux Etats Unis, pays où dit-on la presse est libre, pour dénoncer ce qui s’apparente à des scandales d’Etat.

On verra si l’Angleterre fera exception. J’en doute.

En Turquie, on est un peu plus audacieux. En effet, quelques jours après le double attentat de Reyhanli, attribué par le gouvernement turc aux autorités syriennes , qui a tué plus de cinquante personnes, un groupe de hackers dans l’esprit de WikiLeaks a rendu publics des communications internes de la gendarmerie qui tendent à plaider pour une responsabilité du Jabhat al-Nosra, une organisation qui est un des fers de lance de la lutte armée contre le régime de Damas…

Le journal tuc Hürriyet rapporte qu’un gendarme a été mis aux arrêts et accusé d’être à l’origine de la fuite qui ne serait pas due à un piratage informatique mais du fait d’un simple gendarme qui aurait photographié puis envoyé par mail certains documents à Redhack.

Ce que cette organisation réfute par un communiqué qui dit en substance :

“si ce gendarme est la personne qui nous a livré l’information, comment se fait-il que nous ayons su avant elles [les autorités] qu’une chasse aux sorcières avait été lancée dans l’armée et qu’on sacrifierait des fonctionnaires ‘innocents’ ? » a déclaré l’organisation via Twitter.

Redhack avait twitté plusieurs heures avant l’annonce [par le gouvernement] que les autorités allaient essayer de faire porter le chapeau à un «pauvre soldat. »

Redhack rend publics des câbles sur les explosions de Reyhanli

Redhack a rendu publics une série de communications internes aux services de sécurité qui révèlent les préparatifs du double attentat de Reyhanli  vus par des documents top secrets des services de renseignements de la gendarmerie.

İstanbul – BIA News (Turquie) 22 mai 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

 Redhack, un groupe de hackers Turcs, a publié une série de câbles qui révèlent ce qui était connu des préparatifs du double attentat de Reyhanlı d’après les fichiers top secrets des services de renseignements de la gendarmerie turque.

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Les fichiers top secrets rendus publics par le groupe sont dates du 20 mai – 9 jours après l’attentat meurtrier qui a tué 51 civils dans la ville méridionale de Reyhanli, province de Hatay.

Un câble donne des détails sur plusieurs véhicules charges de bombes et d’explosifs destines à être livrés à des organisations liées à al Qaïda en Syrie.

Les bombes et les explosifs doivent server à une attaque contre la Syrie, lit-on dans le câble.

Un autre câble rapportait que des militants du Jabhat al-Nosra avaient transféré les bombes et les explosifs dans trois autres véhicules devant être utilisés dans une attaque contre la Turquie – une information qui venait confirmer la première.

Un troisième câble affirmait que les responsables au quartier général de la police au Hatay avaient reçu un appel anonyme qui alertait sur l’attentat à venir et donnait des informations sur certaines des allégations parues dans les medias.

* Cliquez ici pour accéder aux câbles publiés par Redhack (en turc).

http://mounadil.wordpress.com/2013/05/23/montauban-toulouse-boston-reyhanli-londres-terrorisme-et-affaires-detat/

ASL: l’Arabie envoie 35 tonnes d’armes à Qousseir

L’équipe du site

Le chef de la soi-disant Armée syrienne Libre (ASL) Salim EdrissLe chef de la soi-disant Armée syrienne Libre (ASL) Salim Edriss a reconnu lors d’un entretien téléphonique avec le quotidien américain Washington Post qu’il a reçu des tonnes d’armes en provenance de certains pays arabes.

« Je viens de recevoir 35 tonnes d’armes de l’Arabie saoudite. Ces armes sont destinées à nous aider dans la bataille de Qousseir, mais ces armes sont toujours insuffisantes pour faire face aux chars et aux avions du régime syrien », a-t-il dit.

« Je ne participerai pas à la conférence de Genève si les Etats-Unis et leurs alliés ne réalisent pas un équilibre militaire entre nos forces et le régime syrien », a ajouté le chef de l’ASL.

« Nous réclamons de nous fournir des antichars et des armes sol-air. Notre présence serait inutile à la conférence si nous sommes faibles sur le terrain », a-t-il indiqué.

Erdogan dénonce l' »intervention » du Hezbollah à Qousseir

ErdoganParadoxalement, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays soutient ouvertement la rébellion armée en Syrie a dénoncé mardi l’ « intervention » du Hezbollah dans la ville syrienne de Qousseir, frontalière avec le Liban.

« Je suis totalement de votre avis », a répondu M. Erdogan à un journaliste qui lui demandait s’il considérait l’implication du Hezbollah dans les combats à Qousseir comme une « intervention étrangère ».

« En Syrie il n’y pas seulement le Hezbollah mais aussi d’autres forces », a-t-il ajouté en faisant implicitement référence à l’Iran.

« Les médias du monde entier doivent expliquer quelles organisations, soutenues par quels pays, sont actuellement actives en Syrie », a poursuivi le chef du gouvernement turc lors d’une conférence de presse organisée à l’aéroport d’Istanbul, alors qu’il rentrait d’une visite de plusieurs jours aux Etats-Unis.

« Ceux qui considèrent le soutien logistique fourni par la Turquie à l’opposition syrienne comme une intervention étrangère ne disent pas la même chose à l’égard de mouvements qui prennent part aux combats », a-t-il prétendu.

Agences + AlAhednews

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=113200&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Syrie : 800 Européens enrôlés dans le djihad anti-Assad

Par Georges Malbrunot

Un combattant du groupe djihadiste Jabhat al-Nosra à Raqqa, en Syrie, le 12 mai dernier.

Un combattant du groupe djihadiste Jabhat al-Nosra à Raqqa, en Syrie, le 12 mai dernier. Crédits photo : STRINGER/REUTERS

Menacés par les combats, une quarantaine ont commencé à fuir en Turquie. Leur retour est la hantise des services antiterroristes.

Huit cents ressortissants européens combattent actuellement le régime de Bachar el-Assad en Syrie, selon les estimations d’un diplomate de l’Union européenne (UE), confirmées par un dirigeant de l’opposition. Certains ont rejoint le groupe djihadiste Jabhat al-Nosra, classé terroriste par les États-Unis, qui vient de prêter allégeance à al-Qaida.

Jamais autant d’habitants du Vieux Continent n’ont afflué en aussi grand nombre sur une période aussi courte – un peu plus d’une année – pour livrer la «guerre sainte» à un régime qui réprime de manière sanglante ses opposants et que l’Europe elle-même combat depuis deux ans. Parmi ces 800 Européens figurent une centaine de Français ou de Franco-Syriens, 50 à 70 Belges, une centaine de Britanniques, de nombreux Allemands, notamment d’origine turque, des Irlandais, des Kosovars, des Danois. Bref pratiquement tous les pays européens sont concernés. Certains de ces combattants ont été tués, d’autres sont emprisonnés par le régime. Et une poignée a déjà guerroyé sur une autre terre de djihad. «Nous avons eu une réunion entre ambassadeurs européens et chaque pays a fait le décompte du nombre de ses ressortissants partis en Syrie», souligne le diplomate de l’UE.

Une dangereuse radicalisation

La dernière estimation officielle émanant des services de Bruxelles atteignait le nombre de 500 djihadistes. Leur profil va de l’idéologue pur et dur au révolutionnaire romantique en passant par l’adolescent égaré. La facilité avec laquelle ces candidats au djihad se rendent sur place – via la Turquie où aucun visa d’entrée n’est requis – explique partiellement cette participation importante, ainsi que l’absence de filières d’acheminement, contrairement à l’Irak ou à l’Afghanistan.

Mais «pour la première fois, avertit le responsable de l’opposition, nous assistons au départ de certains combattants étrangers». Ces dernières semaines, une quarantaine d’Européens ont ainsi fui la région d’Idlib dans le Nord, où les rebelles peinent à chasser les loyalistes de cette portion du territoire syrien. «Il y a eu un changement du rapport de forces sur le terrain, précise l’opposant. L’armée a lancé des opérations de nettoyage et, en plus, des conflits ont éclaté entre des groupes armés. Toutes ces raisons font que certains combattants étrangers qui ne sont pas idéologiquement marqués quittent la Syrie». Ceux-là s’échappent par la Turquie plutôt que par le Liban, où les entrées et sorties à l’aéroport de Beyrouth sont contrôlées par le Hezbollah, allié de Damas.

Certains auront acquis un savoir-faire qui peut servir à perpétrer des opérations terroristes dans leur pays d’origine

Ces derniers jours, d’autres djihadistes ont également fui la ville d’al-Qusayr que l’armée régulière, appuyée par les unités d’élite du Hezbollah est en train de reprendre aux insurgés. «Ces djihadistes fuient vers le Liban voisin», ajoute le dirigeant de l’opposition, mais il s’agit essentiellement d’Arabes, et non d’Européens.

Le retour de jeunes, radicalisés au contact de vieux briscards du djihad, est la hantise des services de sécurité européens. Certains auront acquis un savoir-faire qui peut servir à perpétrer des opérations terroristes dans leur pays d’origine. Mais la justice pourra-t-elle criminaliser leurs voyages en Syrie, dont le régime est dénoncé par les capitales européennes? En outre, des binationaux figurent parmi ces candidats au djihad. «Il est difficile de leur dénier le droit d’aller résister à un pouvoir qui massacre sa population», soulignait récemment le juge antiterroriste Marc Trévidic.

La Belgique, la France et l’Allemagne sont particulièrement concernées. De très jeunes citoyens belges, parfois convertis, ont pris le chemin de la Turquie puis de la frontière, où des réseaux les convoient ensuite en Syrie. Parmi eux, de nombreux Belgo-Maghrébins, reliquat des filières qui allaient vers l’Afghanistan ou l’Irak dans les années 2000.


Des soldats israéliens répliquent  à des tirs en provenance de Syrie

Des soldats israéliens en patrouille sur  le plateau du Golan ont ouvert le feu dans la nuit de lundi à mardi, après avoir été pris pour cible par des tirs en provenance de Syrie. Aucun militaire n’a été blessé, mais leur jeep a été endommagée,  a précisé l’armée israélienne. De son côté, l’armée syrienne a affirmé avoir détruit  un véhicule israélien ayant dépassé  la ligne de cessez-le-feu sur le plateau  du Golan. Dans un communiqué, Tsahal s’inquiète «des récents incidents dans  le nord du pays» et dit avoir «déposé plainte auprès des forces des Nations unies en faction dans la région». La semaine dernière, des projectiles tirés de Syrie ont touché le mont Hermon, point culminant du Golan occupé par Israël

http://www.lefigaro.fr/international/2013/05/21/01003-20130521ARTFIG00505-syrie-800-europeens-enroles-dans-le-djihad-anti-assad.php

 

Le scénario catastrophique… Lorsqu’il se retourne contre les ennemis de la Syrie

Akil Cheikh Hussein

Les accusations et les interprétations qui vont dans tous les sens en ce qui concerne les attentats perpétrés à Rayhâniyya n’empêchent pas de remarquer qu’ils ressemblent comme un loup à un loup à ceux qu’on commet depuis deux ans en Syrie et depuis dix ans en Iraq. Des voitures bourrées de grandes quantités d’explosives, des nombres exorbitants de victimes en particulier parmi les civils. Et des commanditaires bien connus dont la Turquie qui, grâce à ses frontières communes avec la Syrie et l’Iraq, jouit de facilités dont ne disposent pas des Etats comme le Qatar, le royaume saoudite ou même l’entité sioniste.

A elles-seules, ces considérations ne suffisent pas certes pour mettre à l’index l’une ou l’autre parmi les parties constituantes de l’alliance qui fait la guerre à la Syrie. Il existe plutôt des indices qui, en apparence, vont dans le sens inverse. N’est-ce pas que la Turquie joue un rôle essentiel dans cette guerre ? Rayhâniyya ne se situe-t-elle pas à cinq km seulement des frontières qui séparent la Syrie de la «République du Hatay», originellement l’Alexandrette syrienne offerte sous le mandat français en 1938 à la Turquie pour des considérations en liaison avec les alliances qui se tramaient à la veille de la seconde guerre mondiale ? N’est-ce pas que tout cela permet d’en accuser la Syrie ?

En apparence seulement, à l’instar de tous les attentats terroristes semblables qu’on fomente pour justifier les guerres d’agression. Beaucoup d’assassinats et d’attentats ont été commis par le Mossad israélien contre des Israéliens ou des Juifs pour accuser les Palestiniens et les Arabes. Les preuves ne manquent pas qui montrent que les attentats du 11/9/2001 sont l’œuvre du Pentagone et de la CIA.

D’où, il est probable que les attentats de Rayhâniyya soient fabriqués par la Turquie elle-même ou par certaines composantes de l’alliance mondiale contre la Syrie dans le but de passer à une nouvelle forme d’escalade.

Par la Turquie elle-même car Recep Erdogan qui a accusé la Syrie de vouloir introduire la Turquie dans un scénario catastrophique -bien que la Syrie, occupée depuis deux ans par sa guerre contre le terrorisme et qui consacre tous ses efforts pour nettoyer ses territoires des gangs armés, n’est pas en état de pouvoir rendre la pareille à la Turquie- s’est rendu compte depuis longtemps de l’ampleur de la catastrophe dans laquelle il s’est introduit et introduit son pays en imaginant que la destruction de la Syrie pourrait ouvrir la voie à l’instauration d’un nouvel empire ottoman.

C’est dans ce sens qu’il a, lui qui manque de connaissance sur la nature du plan étasunien arrogant qui, sur le plan stratégique, vise la Turquie comme il vise la Syrie ou l’Iran, plus qu’une fois demander secours au Nato en lui demandant en vain d’intervenir en Syrie dans l’espoir de limiter les dégâts de ce scénario catastrophique. Fomenter les deux attentats à Rayhâniyya et en accuser la Syrie peut donc lui paraitre suffisant pour pousser le Nato à envoyer ses armées pour l’aider à sortir de son pétrin. N’a-t-il pas dit, juste après les attentats, qu’il est l’heure pour la communauté internationale d’intervenir ?

Mais la communauté internationale, ou plus précisément le Nato et les Etats-Unis ne sont pas à l’écoute. Non parce que son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, et le président des Etats-Unis, Barak Obama, ont toujours répété qu’ils n’ont pas l’intention d’intervenir en Syrie. Mais plutôt par ce qu’ils ne sont pas en mesure de le faire. Ils savent très bien, dans les conditions des défaites militaires encaissées par les projets hégémoniques israélo-étasuniens dans la région, que la riposte syrienne sera foudroyante.

Cela ne veut pas dire que le Nato et les Etats-Unis ne cherchent pas à abattre la Syrie par des moyens autres que l’intervention directe ou la guerre totale, même si ces moyens ne semblent pas suffisants aux yeux d’Erdogan et de ses semblables qui, embourbés et empressés, ne peuvent plus éviter le scénario catastrophique qu’ils ont tramé contre la Syrie mais dans lequel ils se sont engouffrés eux-mêmes. L’un des plus importants de ces autres moyens est de pousser la Turquie, notamment, dans la fournaise de cette intervention directe.

Surtout parce que l’évolution de la situation sur le terrain montre que le groupes armés commencent à s’effondrer et qu’une implication totale de la Turquie semble pouvoir réajuster le cours des événements au profit des plans israélo-étasuniens. Une guerre qui oppose la Turquie à la Syrie reste enfin une guerre entre deux pays visés par ces plans.

Les attentats de Rayhâniyya peuvent également être perpétrés par des agences de renseignements occidentales ou par les groupes armés en action à l’intérieur de la Syrie et qui ont à plusieurs reprises tiré des obus sur les territoires turcs ou les territoires occupés par l’entité sioniste dans l’espoir de susciter l’intervention extérieure censée les aider à atteindre leurs malveillants objectifs.

Source : moqawama.org

Assad parle!!

 

IRIB-Le président Bachar al-Assad a affirmé que l’essentiel dans…

…toute solution politique de la crise en Syrie c’est « ce que voulait le peuple syrien qui en décidera via les urnes », tout en se félicitant du rapprochement entre la Russie et les Etats-Unis.
Dans une interview accordée au journal argentin Clarin et à l’Agence de presse argentine Telam, le président al-Assad a affirmé l’appui de la Syrie à toute solution politique et sa disposition à engager le dialogue avec toute partie n’ayant pas traité secrètement ou ouvertement avec Israël et refusant le terrorisme.

Le président al-Assad a précisé qu’Israël soutient et oriente les terroristes et leur donne le plan général de leur mouvement suivant ses intérêts qui se croisent avec ceux des parties extérieures, dont le Qatar et la Turquie, qui ne veulent pas la solution politique en Syrie et soutiennent le terrorisme.

Le président al-Assad a indiqué que de nombreux facteurs ont influé sur la crise syrienne à la fois interne et externe, le plus important étant l’ingérence étrangère, à ajouter les calculs incorrects des Etats qui sont intervenus en Syrie. »Ces Etats croyaient que le plan tramé contre la Syrie aurait pris fin dans quelques semaines ou mois, mais ce qui est survenu est que le peuple syrien a résisté et refusé toute forme d’intervention extérieure », ajoute-t-il.Le président al-Assad a indiqué que le décès d’un syrien est une perte tragique, quels que soient les chiffres, mais il faut examiner la crédibilité de ces sources.

Nous ne pouvons pas ignorer le fait que beaucoup de ceux qui sont morts étaient des étrangers qui sont venus en Syrie pour tuer les Syriens. Il ya également de nombreux disparus qui ont été comptabilisés comme morts sans une réelle authenticité. Cela affecte l’exactitude des chiffres cités sur le nombre des morts.

« Combien sont les Syriens ? Combien sont les étrangers ? Combien sont les disparus ? A l’heure actuelle, il n’y a pas de nombre global précis à citer », ajoute-t-il.

Les terroristes tuent des gens et les mettent souvent dans des fosses communes. Nous ne pouvons découvrir et tenir compte de ces pertes qu’après l’entrée de l’armée syrienne dans ces zones.

A une question sur l’usage de force excessive des forces gouvernementales dans l’affrontement, le président al-Assad a répondu : « Ici, il est impératif de déterminer le sens de «force excessive» afin de déterminer si elle a été utilisée ou non. Sans un critère clair à cette notion, il est inconcevable de discuter ce concept.

« La réponse de l’Etat dépend généralement du niveau du terrorisme perpétré contre l’Etat. Au début de la crise, les actes de terrorisme ont été menés par des groupes locaux utilisant des armements locaux. Avec le temps, ces groupes armés auraient eu recours à des armes plus sophistiquée et destructrices, ce qui leur a permis de commettre des actes terroristes sur une échelle beaucoup plus large. Cela justifie une réponse similaire de l’armée syrienne et les forces de sécurité », a répondu le président al-Assad, qui a ajouté : « La réponse à chaque scénario diffère selon la forme ou les méthodes de terreur adoptée par les terroristes et de manière à épurer la région des terroristes, tout en protégeant la vie des civils ».

A une question s’ il y aura une représentation démocratique effective et une liberté de la presse, le président al-Assad a souligné l’existence d’une nouvelle loi de presse publiée avec une série de lois. « Nous avons cherché un processus en fin de compte plus global, nous avions envisagé un dialogue national pour toutes les forces politiques et une nouvelle constitution avec un large éventail de libertés, notamment la liberté politique et médiatique. Cette nouvelle constitution serait alors soumise à un référendum.

A propos de la conférence du dialogue prévue à la fin du mois en cours à la lumière de l’accord entre les Etats-Unis et la Russie, le président al-Assad a réitéré le soutien à toutes les mesures qui entraîneraient l’arrêt des violences en Syrie et conduiraient à une solution politique. Cependant, la cessation de la violence est primordiale pour parvenir à un règlement politique.

« Nous nous félicitons du rapprochement russo-américain et soutenons leur potentialité d’être une plate-forme pour faciliter la résolution de la crise syrienne.Nous restons sceptiques quant aux véritables intentions de certaines administrations occidentales à l’égard de la recherche d’une solution politique réaliste en Syrie. Cette mise en garde est fondée sur leur soutien continu apporté aux groupes terroristes en Syrie. Nous sommes déterminés à poursuivre une solution politique, mais il ya des pouvoirs qui font pression pour l’échec d’une telle solution.

Essentiellement certains éléments de l’opposition à l’étranger sont loin d’être des décideurs indépendants autonomes, leurs politiques sont fabriquées par les pays qui leur donnent à l’étranger. Ces forces de l’opposition survivent des fonds des pays extérieurs, sous l’égide des renseignements de ces pays. « En Syrie, nous avons une base populaire qui ne faisaient pas l’objet de pression et d’agression par l’Etat, alors qu’est-ce qui justifie la présence de certaines parties de l’opposition à l’étranger, à l’exception de l’idée qu’ils sont dirigés par des programmes externes? En bref, nous sommes sceptiques quant à ces groupes d’opposition Nous avons toujours prôné et demeurent s’engager à un dialogue national global pour inclure tous ceux qui ont une réelle volonté de participer, sans exclusion.

Quand les grandes puissances internationales agissent ardemment pour arrêter le financement, la formation et l’envoi de terroristes, la lutte contre le terrorisme en Syrie devient beaucoup plus simple et puis une véritable solution politique serait de générer de véritables résultats.Le président al-Assad a exprimé son souhait d’engager un dialogue avec toutes les forces politiques, internes ou externes sans conditions préalables. Cela inclut également les groupes armés qui déposent leurs armes et renoncent au terrorisme. « Israël soutient directement les mouvements terroristes par des moyens logistiques en fournissant publiquement l’aide médicale et les établissements hospitaliers aux combattants terroristes blessés dans les hauteurs du Golan », a-t-il indiqué. »Par conséquent, le soutien israélien aux terroristes est double, assistance logistique et aide à la navigation pour diriger les mouvements terroristes et les opérations sur le terrain », a ajouté le président al-Assad.

A une question sur l’existence d’éléments de Hezbollah et d’Iran qui combattent en Syrie aux côtés de l’armée syrienne, le président al-Assad a indiqué que ce récit a été conçu par l’Occident lorsque nous avons documenté la présence de djihadistes étrangers combattant en Syrie.

Ils ont créé cette notion que le Hezbollah et l’Iran se battent aussi en Syrie. En fait, la Syrie avec ses habitants dont le nombre s’élève à /23/ millions, n’a pas besoin d’un appui humanitaire d’un Etat quelconque. Nous avons une armée et des forces de sécurité ainsi que des Syriens qui défendent leur pays. »Il existe des personnes de Hezbollah et de l’Iran qui existaient en Syrie depuis des années avant la crise qui partent et viennent en Syrie », a-t-il indiqué.A une question s’il refuserait d’adopter le pas de la démission, le président al-Assad a répondu : « Comme je l’ai déjà précisé, de rester ou laisser ma position n’est pas mon choix individuel.

En tant que président j’ai été élu par le peuple syrien et donc c’est le peuple syrien qui a le droit de décider sur cette question, par le dialogue ou les prochaines élections présidentielles comme je l’ai mentionné plus tôt. Mais pour s’assurer que le président syrien doit démissionner parce que les États-Unis veulent ou parce que les terroristes et certains pays le désirent est totalement inacceptable. Cette question se rapporte uniquement à la décision de l’électorat à travers les urnes’, a-t-il indiqué.

« Je ne sais pas si Kerry o d’autres comme lui ont un mandat du peuple syrien pour parler en son nom pour savoir qui reste et qui part. Nous avons clairement indiqué dès le début de la crise que toute décision relative à la réforme interne ou toute autre activité politique est une décision syrienne interne domestique et les États-Unis ou tout autre pays d’ailleurs n’ont rien à dire sur ces questions.Pour être encore plus concis et plus clair, nous sommes un Etat indépendant, nous sommes un peuple qui se respecte. Nous n’acceptons pas pour n’importe qui de nous dicter comment agir, que ce soit les États-Unis ou tout autre pays », précise-t-il. Le président syrien Bachar al-Assad a, en outre, nié que les forces armées utilisent des armes chimiques contre les groupes armés. Il a estimé que les informations de sources occidentales sur de possibles attaques aux armes chimiques des forces gouvernementales servent à préparer les opinions publiques à une intervention militaire contre la Syrie. »On a dit que nous utilisions des armes chimiques contre des zones résidentielles. Si ces armes étaient utilisées contre une ville ou un faubourg, avec un bilan de dix ou vingt victimes, serait-ce crédible ? », a demandé le président syrien, avant de répondre par la négative. »Leur utilisation signifierait la mort de milliers ou de dizaines de milliers de personnes en quelques minutes. Qui pourrait cacher une pareille chose ? », a insisté le président Assad.A une question sur la disparition de deux journalistes en Syrie de nationalité italienne et le sort des deux archevêques syriens kidnappés, le président al-Assad a indiqué qu’il y a eu certains cas où les journalistes sont entrés clandestinement en Syrie à l’insu du gouvernement syrien. Ils sont entrés dans les zones qui ont connu une présence de terroristes où ils ont disparu.

Nous continuons à les rechercher à travers nos opérations militaires en cours, et à plusieurs reprises nos forces ont réussi à libérer les journalistes qui ont été enlevés dans les zones infiltrées par des terroristes. Chaque fois qu’il y a des informations en ce qui concerne les journalistes qui sont entrés illégalement en Syrie, nous communiquons directement le pays concerné. À l’heure actuelle, nous n’avons aucune information sur les deux journalistes dont vous avez parlé. Quant aux deux évêques, nous avons des informations préliminaires qu’ils sont près de la frontière turco-syrienne. Nous suivons de près ce problème et assurons une liaison avec le Patriarcat orthodoxe en Syrie pour les libérer des groupes terroristes qui les ont enlevés.

Raghda Bittar

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/257540-assad-parle

Turquie : manifestation anti-gouvernementale

 

 

IRIB- En Turquie, la police a attaqué les manifestants anti-gouvernementaux par des gaz lacrymogènes et des canons à eau dans la région frontalière de Reyhanli au sud du pays.

 

 

Samedi, la ville turque de Reyhanli a été théâtre de manifestations pacifiques, organisées en protestation contre les politiques du gouvernement d’Ankara, mais ces manifestations ont dégénéré en affrontements entre policiers et protestataires.
Cette manifestation était organisée en solidarité avec les victimes des attentats terroristes qui ont secoué récemment la ville frontalière de Reyhanli. Les protestataires ont scandé des slogans réclamant la démission du Premier ministre Recep Tayyeb Erdogan. Les protestataires estiment que le gouvernement turc n’avait pas pris les mesures nécessaires pour éviter de telles explosions.

http://francophone.sahartv.ir/news/5717

Deux courants se partagent les « zones libres » d’Alep

L’Orient-Le Jour

Moyen Orient et Monde

 


À Alep, un rebelle fait une tournée d’inspection dans le quartier Cheikh Maksoud. Dimitar Dilkoff/AFP

Après neuf mois de combats, la rébellion tient plus de la moitié d’Alep, dans le Nord syrien. Deux courants se partagent la gestion de cette zone « libre » : les jihadistes tiennent le haut du pavé, suivis par les combattants soutenus par la Coalition de l’opposition. Seul un tiers du nord-ouest de la capitale économique est encore tenu par l’armée, ainsi qu’une partie du cœur historique de la ville autour de la citadelle, les rebelles resserrant leur étau autour de l’armée sur un arc reliant le nord-est au sud-ouest. Les trois plus importantes forces rebelles y sont le Front al-Nosra et Ahrar el-Cham, deux mouvements jihadistes implantés dans toute la Syrie, ainsi que Liwa’ el-Tawhid, un patchwork de brigades de déserteurs de l’armée et de civils ayant pris les armes.

Liwa’ el-Tawhid, qui revendique 8 000 combattants, est présent sur tous les fronts de la ville, tandis qu’al-Nosra et Ahrar el-Cham combattent autour des bases militaires pour y prendre des munitions. Aucune des deux dernières formations ne se réclame de l’Armée syrienne libre (ASL) chapeautée par des officiers dissidents basés en Turquie. Le chef de Liwa’ el-Tawhid, Hadji Marea, siège au sein du Conseil militaire suprême de Sélim Idriss qui dépend de la Coalition de l’opposition, largement dominée par les Frères musulmans. Il assure ne recevoir ni financement ni armement d’aucune organisation. Cependant, la Coalition affirme mettre des fonds à disposition de la rébellion armée. Selon Hadji Marea, seuls « cinq à six étrangers » combattent au sein de Liwa’ el-Tawhid. Al-Nosra et Ahrar el-Cham, qui se refusent à donner le nombre de leurs hommes, comptent en revanche de nombreux étrangers, venus principalement de pays arabes. Al-Nosra s’est démarqué de l’annonce de parrainage faite par la branche irakienne d’el-Qaëda mais son chef, Abou Mohammad el-

Joulani, a dit « prêter allégeance à cheikh Ayman el-Zawahiri », le numéro un du réseau extrémiste. Le Front, placé par Washington sur sa liste des organisations terroristes, a revendiqué des dizaines d’attentats à travers la Syrie, dont de nombreux attentats- suicide. Les chefs connus d’Ahrar el-Cham sont en revanche tous syriens. Ce groupe appartient au Front islamique syrien, une coalition salafiste regroupant depuis 2012 onze organisations qui sont favorables à un État islamique. Ils n’ont aucune affiliation internationale.

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Syrie : Le Qatar fournit des milliards de dollars aux « rebelles »

Source : silviacattori.net

Le riche État gazier du Qatar a dépensé pas moins de trois milliards de dollars ces deux dernières années pour soutenir la rébellion en Syrie, loin devant n’importe quel autre gouvernement, mais il est maintenant dépassé par l’Arabie Saoudite en tant que premier pourvoyeur d’armes pour les rebelles.

Le coût de l’intervention du Qatar, sa dernière action de soutien à une révolte arabe, ne représente qu’une petite partie de son portefeuille d’investissements à l’international. Mais son appui financier à la révolution qui s’est transformée en cruelle guerre civile éclipse le soutien qu’apporte l’Occident à l’opposition.

Le petit État à l’appétit gargantuesque est le plus important donateur pour l’opposition politique, dédommageant généreusement les transfuges (une estimation l’évalue à 50 000 dollars par an pour un transfuge et sa famille), et il fournit une grande quantité d’aide humanitaire.

En septembre, de nombreux rebelles de la province syrienne d’Alep ont reçu un versement exceptionnel de 150 dollars de la part du Qatar. Des sources proches du gouvernement qatari disent que la dépense totale a atteint pas mois de 3 milliards de dollars, tandis que des sources rebelles et diplomatiques parlent d’un montant d’un milliard de dollars au maximum.

Pour le Qatar, qui détient les troisièmes plus importantes réserves de gaz naturel au monde, l’intervention en Syrie s’inscrit dans une posture obstinée de reconnaissance internationale et est simplement la dernière étape de sa démarche pour se positionner comme un acteur régional de premier plan, après son soutien aux rebelles libyens qui ont renversé Mouammar Kadhafi en 2011.

Selon le Stockholm International Peace Research Institute qui étudie les transferts d’armes, le Qatar a été le principal fournisseur d’armes à l’opposition syrienne, avec plus de 70 avions cargo militaires qui se sont posés en Turquie entre avril 2012 et mars de cette année.

Mais même si son approche est davantage guidée par le pragmatisme et l’opportunisme que par l’idéologie, le Qatar s’est retrouvé impliqué dans la situation politique très polarisée de la région, s’attirant des critiques acerbes. « On ne peut pas acheter une révolution » affirme un homme d’affaires de l’opposition.

Le soutien du Qatar aux mouvements islamistes dans le monde arabe, qui l’a mis en porte-à-faux avec les autres États du Golfe, a nourri une rivalité avec l’Arabie Saoudite. Hamad bin Khalifa al-Thani, émir régnant du Qatar, « veut être le (Gamal) Abdelnasser islamiste du monde arabe », » déclare un politicien arabe, en référence au panarabisme flamboyant et passionné de l’ancien leader panarabe.

L’intervention du Qatar est devenue l’objet d’une attention de plus en plus forte. Ses rivaux dans la région soutiennent qu’il utilise sa puissance financière simplement pour s’acheter une influence future et qu’il a fini par fragmenter l’opposition syrienne. C’est dans ce contexte que l’Arabie Saoudite qui jusqu’à présent avait apporté un soutien plus mesuré et réfléchi aux rebelles Syriens a accru son implication.

Les tensions récentes au sujet de l’élection d’un premier ministre par intérim de l’opposition qui a obtenu le soutien des Frères Musulmans syriens a aussi amené l’Arabie Saoudite à resserrer ses liens avec l’opposition politique, une tâche qu’elle avait en grande partie laissée entre les mains du Qatar.

La relégation du Qatar à la deuxième place en matière de fourniture d’armes résulte des inquiétudes en Occident et dans certains pays arabes de voir les armes fournies échouer entre les mains du Jabhat al-Nosra, une organisation liée à al-Qaïda.

Des diplomates disant aussi que les Qataris ont eu du mal à assurer un approvisionnement régulier en armement, chose que les Saoudiens ont été en mesure de faire via leurs réseaux plus développés.

Une route d’acheminement d’armes en Syrie passant par la frontière jordanienne a ouvert ces derniers mois. Le gouvernement jordanien qui est terrifié à la perspective de voir les djihadistes en position dominante chez son voisin a été réticent à autoriser les livraisons saoudiennes.

La réticence de l’Occident à intervenir avec plus de force en Syrie a eu pour conséquence de placer les opposants à Bachar al-Assad dans la dépendance du soutien du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Turquie, quoique depuis l’an dernier, les Émirats Arabes Unis et la Jordanie ont rejoint le club des soutiens aux rebelles en tant que partenaires mineurs.

Khalid al-Attiyah, le chef de la diplomatie du Qatar, qui est chargé de la politique syrienne, a rejeté les rumeurs sur une rivalité avec les Saoudiens et a démenti les allégations selon lesquelles le soutien qatari aux rebelles a divisé l’opposition syrienne et affaibli les institutions naissantes.

Dans un entretien accordé au Financial Times, il a affirmé que tout ce qu’a entrepris le Qatar l’a été en conjonction avec le groupe des pays occidentaux et arabes amis de la Syrie, pas seul. « Notre problème au Qatar, c’est que nous n’avons pas d’agenda caché, alors les gens nous en fixent un » a-t-il dit.