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La guerre de l’ombre du Mossad …..

La guerre de l’ombre du Mossad .....IRIB-La déclassification d’archives montre que les Israéliens n’ont jamais reculé pour défendre leur sécurité. Des JO de Munich (1972) à la crise syrienne, les opérations secrètes n’ont pas cessé.

Les archives sur les opérations actuelles — contre l’Iran ou la Syrie — parleront probablement dans vingt ou trente ans. C’est le temps qu’il a fallu à l’État hébreu pour déclassifier une partie de ses documents sur deux des dossiers qui ont marqué l’opinion : la tuerie des jeux Olympiques de Munich (1972) et la tentative d’assassinat de Saddam Hussein (1992).
« S’il devait y avoir une preuve tangible de schizophrénie, c’était bien cette nuit-là. » C’est en ces termes que Golda Meir, premier ministre d’Israël, décrit la nuit interminable du 5 au 6 septembre 1972 qui vit l’assassinat de onze athlètes israéliens dans le village olympique de Munich. Faisant semblant de céder au commando palestinien Septembre noir, les négociateurs allemands montèrent un guet-apens raté sur l’aéroport militaire de Fürstenfeldbruck. Quarante ans après, les quarante-cinq documents rendus publics — câbles des Affaires étrangères, comptes-rendus de réunions du cabinet, correspondances entre Allemands et Israéliens — révèlent qu’Israël avait prévenu les autorités allemandes qu’il « ne négocierait pas avec les terroristes » et leur avait demandé d’« entamer des négociations avec les assaillants pour préparer du mieux possible une opération de sauvetage ».
Les archives montrent les défaillances israéliennes
Aucune alerte donnée aux services de renseignements, aucun dispositif de sécurité pour les athlètes — et accablent les responsables allemands qui ont refusé de suspendre les compétitions. Un télégramme de l’ambassade d’Israël à Bonn donne la justification du Comité olympique : « La télévision n’a pas de programme alternatif. » Le rapport de ZviZamir, le chef du Mossad, est accablant. L’assaut a été tardif, en pleine nuit, à la mitrailleuse, sans projecteurs : « Les Allemands n’ont même pas fait un effort minimal pour sauver des vies, ils n’ont pas pris la moindre précaution pour sauver les gens, ni les leurs ni les nôtres. Ils ont tout fait pour en finir avec cette histoire, à n’importe quel prix, afin de ne pas perturber les jeux Olympiques. »
Le 8 octobre 1972, Golda Meir s’adresse à la Knesset : « Nous ne devons pas uniquement nous défendre, mais attaquer. Nous devons pourchasser les terroristes et les tuer. Ils deviendront des proies. » Elle a approuvé l’opération “Colère de Dieu” dans le plus grand secret. Elle durera vingt ans, jusqu’à la mort du Palestinien AtefBseiso, abattu le 8 juin 1992 à Paris, quatorzième nom sur la “liste de Golda”.
À cette époque, Tsehilim, au coeur du Néguev, est le plus grand camp d’entraînement à la guérilla urbaine de l’armée israélienne. Le 5 novembre 1992, l’état-major de l’armée sioniste observe la manoeuvre d’une dizaine de commandos de la prestigieuse unité SayeretMatkal, les troupes d’élite de l’état-major. Soudain, une explosion. On relève cinq morts et six blessés graves. Un missile téléguidé Tamouz a été tiré trop tôt. Il aurait dû être chargé à blanc.
Saddam était la cible d’Israël
Les archives révèlent aujourd’hui les coulisses de cet entraînement raté. À l’époque, Saddam était la cible. Les commandos devaient l’abattre… au missile. La décision avait été prise après la guerre du Golfe (1991). Pour la première fois de son histoire, Israël avait été la cible d’une attaque d’envergure (39 missiles Scud irakiens) sans pouvoir riposter. En décembre 1991, le général Ehud Barak, chef d’état-major de Tsahal, propose de liquider le président irakien Saddam Hussein. C’est l’opération “Buisson de ronces”. La traque de « l’objet », comme il est désigné dans les archives, durera douze mois. Autour d’AmiramLevine et de NadavZeevi, deux jeunes officiers du renseignement militaire, l’État hébreu mobilise ses meilleurs agents. Le Mossad s’oppose pourtant à Barak. Son chef, ShabtaiShavit, parle d’une « mission impossible, en terre inconnue et visant un homme surprotégé ». Comme pour l’Iran aujourd’hui, Barak est accusé de minimiser les conséquences politiques et militaires d’une telle action. Le Mossad redoute un soulèvement général des pays arabes.
Informé de cette opération en juillet 1992, le premier ministre Yitzhak Rabin se montre réservé. Mais la CIA fait parvenir à Israël une information importante : KhairallahTelfah, oncle et père adoptif de Saddam Hussein, est mourant. Saddam ira à ses funérailles, près de Tikrit. La SayeretMatkal s’entraîne alors nuit et jour à Tsehilim, où le cimetière de Tikrit a été reconstitué. Les plans prévoient deux hélicoptères pour déposer les commandos, de nuit, à une dizaine de kilomètres de la ville. Un premier groupe doit identifier Saddam Hussein. Le second attendra son feu vert pour tirer deux missiles de précision. Tout sera abandonné après l’incident du 5 novembre 1992. Saddam bénéficiera d’un sursis de quatorze ans.

Les rebelles syriens et «Israël»: concordance du parcours et du sort

Nombreux sont les rebelles syriens qui ont acclamé la dernière agression israélienne contre Damas. Ils ont célébré l’intervention directe de l’entité sioniste dans la crise. Ils ont montré, d’une manière ostentatoire, une harmonie entre leurs politiques et l’agenda israélien.

Ce ne fut pas une surprise. L’opposition syrienne parait fidèle à un parcours suivi depuis le début de la crise. Dès le premier jour, Borhan Ghalioun l’a clairement déclaré au «Wall Street Journal». L’objectif est de conclure la paix avec «Israël». Le chef d’état-major de l’ennemi, Benny Gantz, a récemment indiqué qu’une sorte d’entente a eu lieu entre «Israël» et l’opposition syrienne, «afin de garantir l’avenir des frontières entre les deux pays». Le responsable israélien a évoqué «des garanties présentées par les pays arabes qui parrainent et financent l’opposition syrienne».

Pour plusieurs opposants syriens, «Israël» n’est guère un ennemi. Ces propos ne sont pas une exagération. Leurs réactions envers le dernier raid contre Damas, a confirmé ce fait. Les raids israéliens sont requis afin de réaliser l’objectif commun des deux parties (opposition et «Israël»). Renverser le régime. Certains rebelles ont même interprété les raids, comme étant un conflit personnel entre Assad et l’entité sioniste.

Tout observateur pourrait constater une concordance entre les positions des opposants et des Israéliens : la question des armes chimiques, la convocation de l’intervention de l’Otan, l’hostilité au tandem Iran-Syrie-Hezbollah, la participation à des réunions organisées par l’ami d’ «Israël», Bernard Henry Levy, les déclarations de certains aux médias israéliens, arrivant enfin à considérer «Tel-Aviv» comme «une nécessité dans la région».

L’opposition syrienne semble être une extension naturelle d’un système intellectuel global, émergé depuis longtemps dans le monde arabe. Un système qui a consenti l’hégémonie américaine et israélienne, même si le coût était l’autodestruction et l’anéantissement de tous les facteurs de force. En Syrie, ces facteurs sont l’entité, l’Etat, l’armée et l’alliance régionale.

L’opposition syrienne a adopté une demande historique prônée par ce système et ceux qui le soutiennent : éliminer la fonction stratégique de la Syrie, en face d’ «Israël». Une fonction axiomatique d’après la géopolitique. Les réalités des deux dernières années le confirment.

Cet objectif peut être réalisé de deux manières :

Torpiller les constituants de l’État syrien, nécessaires à la confrontation d’«Israël». Un fait observé depuis le début de la crise syrienne.

Dissocier la Syrie de la cause palestinienne. De grands efforts ont été déployés dans ce contexte pour provoquer des différends, voire des conflits, entre les factions palestiniennes et Damas, qui les avait accueillies tout au long de trente ans. S’ajoutent à ces tentatives, des campagnes médiatiques de désinformation, visant à réduire l’importance décisive du soutien syrien à la résistance palestinienne.

Il convient de noter que la fonction stratégique de tout pays, est un moyen par lequel il peut se préserver. En dépit de ce fait, l’opposition syrienne ne cesse de diaboliser la politique adoptée par la Syrie à l’égard de plusieurs affaires, dans le contexte de son droit naturel de jouer ce rôle stratégique.

Par son attitude, l’opposition tente de parvenir au pouvoir, quel qu’en serait le prix. Elle affiche un aspect de collaboration, inévitable dans toutes les sociétés. Mais la collaboration et la traitrise de l’opposition syrienne ont pris de nouvelles dimensions, qui nécessitent des analyses intellectuelles et psycho-sociales.

Source : al-Ahednews, traduit par : moqawama.org

http://french.moqawama.org/essaydetails.php?eid=9417&cid=324#.UZv2Gth3dDw

Assad parle!!

 

IRIB-Le président Bachar al-Assad a affirmé que l’essentiel dans…

…toute solution politique de la crise en Syrie c’est « ce que voulait le peuple syrien qui en décidera via les urnes », tout en se félicitant du rapprochement entre la Russie et les Etats-Unis.
Dans une interview accordée au journal argentin Clarin et à l’Agence de presse argentine Telam, le président al-Assad a affirmé l’appui de la Syrie à toute solution politique et sa disposition à engager le dialogue avec toute partie n’ayant pas traité secrètement ou ouvertement avec Israël et refusant le terrorisme.

Le président al-Assad a précisé qu’Israël soutient et oriente les terroristes et leur donne le plan général de leur mouvement suivant ses intérêts qui se croisent avec ceux des parties extérieures, dont le Qatar et la Turquie, qui ne veulent pas la solution politique en Syrie et soutiennent le terrorisme.

Le président al-Assad a indiqué que de nombreux facteurs ont influé sur la crise syrienne à la fois interne et externe, le plus important étant l’ingérence étrangère, à ajouter les calculs incorrects des Etats qui sont intervenus en Syrie. »Ces Etats croyaient que le plan tramé contre la Syrie aurait pris fin dans quelques semaines ou mois, mais ce qui est survenu est que le peuple syrien a résisté et refusé toute forme d’intervention extérieure », ajoute-t-il.Le président al-Assad a indiqué que le décès d’un syrien est une perte tragique, quels que soient les chiffres, mais il faut examiner la crédibilité de ces sources.

Nous ne pouvons pas ignorer le fait que beaucoup de ceux qui sont morts étaient des étrangers qui sont venus en Syrie pour tuer les Syriens. Il ya également de nombreux disparus qui ont été comptabilisés comme morts sans une réelle authenticité. Cela affecte l’exactitude des chiffres cités sur le nombre des morts.

« Combien sont les Syriens ? Combien sont les étrangers ? Combien sont les disparus ? A l’heure actuelle, il n’y a pas de nombre global précis à citer », ajoute-t-il.

Les terroristes tuent des gens et les mettent souvent dans des fosses communes. Nous ne pouvons découvrir et tenir compte de ces pertes qu’après l’entrée de l’armée syrienne dans ces zones.

A une question sur l’usage de force excessive des forces gouvernementales dans l’affrontement, le président al-Assad a répondu : « Ici, il est impératif de déterminer le sens de «force excessive» afin de déterminer si elle a été utilisée ou non. Sans un critère clair à cette notion, il est inconcevable de discuter ce concept.

« La réponse de l’Etat dépend généralement du niveau du terrorisme perpétré contre l’Etat. Au début de la crise, les actes de terrorisme ont été menés par des groupes locaux utilisant des armements locaux. Avec le temps, ces groupes armés auraient eu recours à des armes plus sophistiquée et destructrices, ce qui leur a permis de commettre des actes terroristes sur une échelle beaucoup plus large. Cela justifie une réponse similaire de l’armée syrienne et les forces de sécurité », a répondu le président al-Assad, qui a ajouté : « La réponse à chaque scénario diffère selon la forme ou les méthodes de terreur adoptée par les terroristes et de manière à épurer la région des terroristes, tout en protégeant la vie des civils ».

A une question s’ il y aura une représentation démocratique effective et une liberté de la presse, le président al-Assad a souligné l’existence d’une nouvelle loi de presse publiée avec une série de lois. « Nous avons cherché un processus en fin de compte plus global, nous avions envisagé un dialogue national pour toutes les forces politiques et une nouvelle constitution avec un large éventail de libertés, notamment la liberté politique et médiatique. Cette nouvelle constitution serait alors soumise à un référendum.

A propos de la conférence du dialogue prévue à la fin du mois en cours à la lumière de l’accord entre les Etats-Unis et la Russie, le président al-Assad a réitéré le soutien à toutes les mesures qui entraîneraient l’arrêt des violences en Syrie et conduiraient à une solution politique. Cependant, la cessation de la violence est primordiale pour parvenir à un règlement politique.

« Nous nous félicitons du rapprochement russo-américain et soutenons leur potentialité d’être une plate-forme pour faciliter la résolution de la crise syrienne.Nous restons sceptiques quant aux véritables intentions de certaines administrations occidentales à l’égard de la recherche d’une solution politique réaliste en Syrie. Cette mise en garde est fondée sur leur soutien continu apporté aux groupes terroristes en Syrie. Nous sommes déterminés à poursuivre une solution politique, mais il ya des pouvoirs qui font pression pour l’échec d’une telle solution.

Essentiellement certains éléments de l’opposition à l’étranger sont loin d’être des décideurs indépendants autonomes, leurs politiques sont fabriquées par les pays qui leur donnent à l’étranger. Ces forces de l’opposition survivent des fonds des pays extérieurs, sous l’égide des renseignements de ces pays. « En Syrie, nous avons une base populaire qui ne faisaient pas l’objet de pression et d’agression par l’Etat, alors qu’est-ce qui justifie la présence de certaines parties de l’opposition à l’étranger, à l’exception de l’idée qu’ils sont dirigés par des programmes externes? En bref, nous sommes sceptiques quant à ces groupes d’opposition Nous avons toujours prôné et demeurent s’engager à un dialogue national global pour inclure tous ceux qui ont une réelle volonté de participer, sans exclusion.

Quand les grandes puissances internationales agissent ardemment pour arrêter le financement, la formation et l’envoi de terroristes, la lutte contre le terrorisme en Syrie devient beaucoup plus simple et puis une véritable solution politique serait de générer de véritables résultats.Le président al-Assad a exprimé son souhait d’engager un dialogue avec toutes les forces politiques, internes ou externes sans conditions préalables. Cela inclut également les groupes armés qui déposent leurs armes et renoncent au terrorisme. « Israël soutient directement les mouvements terroristes par des moyens logistiques en fournissant publiquement l’aide médicale et les établissements hospitaliers aux combattants terroristes blessés dans les hauteurs du Golan », a-t-il indiqué. »Par conséquent, le soutien israélien aux terroristes est double, assistance logistique et aide à la navigation pour diriger les mouvements terroristes et les opérations sur le terrain », a ajouté le président al-Assad.

A une question sur l’existence d’éléments de Hezbollah et d’Iran qui combattent en Syrie aux côtés de l’armée syrienne, le président al-Assad a indiqué que ce récit a été conçu par l’Occident lorsque nous avons documenté la présence de djihadistes étrangers combattant en Syrie.

Ils ont créé cette notion que le Hezbollah et l’Iran se battent aussi en Syrie. En fait, la Syrie avec ses habitants dont le nombre s’élève à /23/ millions, n’a pas besoin d’un appui humanitaire d’un Etat quelconque. Nous avons une armée et des forces de sécurité ainsi que des Syriens qui défendent leur pays. »Il existe des personnes de Hezbollah et de l’Iran qui existaient en Syrie depuis des années avant la crise qui partent et viennent en Syrie », a-t-il indiqué.A une question s’il refuserait d’adopter le pas de la démission, le président al-Assad a répondu : « Comme je l’ai déjà précisé, de rester ou laisser ma position n’est pas mon choix individuel.

En tant que président j’ai été élu par le peuple syrien et donc c’est le peuple syrien qui a le droit de décider sur cette question, par le dialogue ou les prochaines élections présidentielles comme je l’ai mentionné plus tôt. Mais pour s’assurer que le président syrien doit démissionner parce que les États-Unis veulent ou parce que les terroristes et certains pays le désirent est totalement inacceptable. Cette question se rapporte uniquement à la décision de l’électorat à travers les urnes’, a-t-il indiqué.

« Je ne sais pas si Kerry o d’autres comme lui ont un mandat du peuple syrien pour parler en son nom pour savoir qui reste et qui part. Nous avons clairement indiqué dès le début de la crise que toute décision relative à la réforme interne ou toute autre activité politique est une décision syrienne interne domestique et les États-Unis ou tout autre pays d’ailleurs n’ont rien à dire sur ces questions.Pour être encore plus concis et plus clair, nous sommes un Etat indépendant, nous sommes un peuple qui se respecte. Nous n’acceptons pas pour n’importe qui de nous dicter comment agir, que ce soit les États-Unis ou tout autre pays », précise-t-il. Le président syrien Bachar al-Assad a, en outre, nié que les forces armées utilisent des armes chimiques contre les groupes armés. Il a estimé que les informations de sources occidentales sur de possibles attaques aux armes chimiques des forces gouvernementales servent à préparer les opinions publiques à une intervention militaire contre la Syrie. »On a dit que nous utilisions des armes chimiques contre des zones résidentielles. Si ces armes étaient utilisées contre une ville ou un faubourg, avec un bilan de dix ou vingt victimes, serait-ce crédible ? », a demandé le président syrien, avant de répondre par la négative. »Leur utilisation signifierait la mort de milliers ou de dizaines de milliers de personnes en quelques minutes. Qui pourrait cacher une pareille chose ? », a insisté le président Assad.A une question sur la disparition de deux journalistes en Syrie de nationalité italienne et le sort des deux archevêques syriens kidnappés, le président al-Assad a indiqué qu’il y a eu certains cas où les journalistes sont entrés clandestinement en Syrie à l’insu du gouvernement syrien. Ils sont entrés dans les zones qui ont connu une présence de terroristes où ils ont disparu.

Nous continuons à les rechercher à travers nos opérations militaires en cours, et à plusieurs reprises nos forces ont réussi à libérer les journalistes qui ont été enlevés dans les zones infiltrées par des terroristes. Chaque fois qu’il y a des informations en ce qui concerne les journalistes qui sont entrés illégalement en Syrie, nous communiquons directement le pays concerné. À l’heure actuelle, nous n’avons aucune information sur les deux journalistes dont vous avez parlé. Quant aux deux évêques, nous avons des informations préliminaires qu’ils sont près de la frontière turco-syrienne. Nous suivons de près ce problème et assurons une liaison avec le Patriarcat orthodoxe en Syrie pour les libérer des groupes terroristes qui les ont enlevés.

Raghda Bittar

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/257540-assad-parle

Le dénouement du conflit syrien, proche?, par Fedor Loukianov

IRIB-Ca sent la fin de partie à Damas… Les nouvelles s’enchaînent après une détente relative.

Côté positif, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le premier ministre britannique David Cameron sont optimistes après leurs négociations avec les autorités russes. Une conférence internationale pour régler le conflit est en préparation.

Barack Obama apprécie particulièrement la coopération avec Moscou et l’Occident et la Russie ont désormais un credo commun : empêcher l’effondrement de la Syrie.Tout le monde est d’accord sur ce point – quant aux moyens d’y parvenir, Moscou et l’Occident les perçoivent différemment et préfèrent ne pas en parler publiquement.On ignore qui participera à la conférence. Pour l’instant, il s’agit seulement d’une initiative mais on aspire clairement à la mettre en œuvre.

Plusieurs « histoires destructrices » se déroulent en parallèle. Une vague de fuites dans la presse révèle que la Russie s’apprêterait à fournir à la Syrie des missiles sol-air S-300 et certains affirment même que c’est déjà fait. Rien n’est confirmé au niveau officiel mais c’est probablement ce que voulait dire le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Moscou. D’après les rumeurs – en vain. Israël lui-même attaque la Syrie en s’approchant d’une ingérence dans le conflit. Une discussion étrange est lancée sur l’arme chimique – a-t-elle été utilisée, et si oui, par qui.
Etant donné qu’auparavant Obama annonçait que l’utilisation d’une arme de destruction massive serait un casus belli pour les USA, tout le monde a prêté l’oreille. Washington ne souhaite certainement pas mettre en application ses menaces : le président semble avoir une approche singulière des problèmes proche-orientaux, ce qui fait rager ses nombreux opposants.

Quoi qu’il en soit le moment est décisif – les partisans et les opposants d’un règlement politique du conflit passent à l’offensive les uns contre les autres. La guerre civile pourrait durer indéfiniment sans intervention extérieure. Plus elle durera longtemps, plus l’Amérique doutera de l’opposition syrienne – ceux contre qui les USA se battaient jusqu’à présent dans le cadre de « l’opération antiterroriste » prennent le dessus en Syrie. De facto et même de jure, il est politiquement impossible de soutenir Assad. Il est pourtant risqué d’intervenir du côté des rebelles d’autant que la Russie et la Chine ne l’autoriseront jamais au Conseil de sécurité des Nations unies. Aucun espoir pour une Syrie « post-Assad » en paix. La conférence internationale dont on parle actuellement semble être une réunion de la dernière chance. Mais ces chances sont minces.

Même si les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie et d’autres forces extérieures dessinaient le nouveau visage de la Syrie, cela ne signifie pas que les belligérants l’accepteront. Moscou ne commande pas Damas, de même que Washington ne maîtrise pas les opposants syriens. Les pays dont dépend le plus la situation en Syrie – l’Iran, l’Arabie saoudite et le Qatar – restent silencieux.

Leurs ordres du jour diffèrent de ceux des puissances mondiales.

En fait, l’Amérique et la Russie ont un seul différend fondamental : par où commencer. Par le départ d’Assad ou l’élaboration de la nouvelle structure de la Syrie ? Les USA penchent pour la première option et la Russie pour la seconde. La position russe n’est pas dictée par la sympathie envers le président syrien mais par l’allergie à toute action qui pourrait être considérée comme un changement de régime. En d’autres termes, le départ d’Assad dans le cadre d’un processus politique entre les belligérants ne serait pas une tragédie pour Moscou. Mais il ne veut rien avant, et encore moins sur décision extérieure.

L’échec de la prochaine conférence mettrait les puissances dans une situation difficile. La pression de ceux qui estiment que les rebelles doivent bénéficier de tous les types d’assistance, y compris militaire, se renforcerait significativement sur Washington et les capitales européennes. L’opinion publique occidentale ne tolérerait pas que la guerre civile dure encore des mois, alimentée par les descriptions des cruautés commises. Une intervention militaire est improbable alors que la levée de l’embargo sur la livraison d’armes et la délégitimation d’Assad est très plausible. La Russie devrait alors pencher davantage du côté de Damas et lui fournir des armes, afin de maintenir l’équilibre. Dans ce cas le convoi de missiles sol-air S-300 serait assurément envoyé en direction des côtes syriennes. Cela ne rend pas les perspectives de la Syrie plus réjouissantes : la fragmentation du pays deviendrait pratiquement inévitable.

Pendant la crise syrienne les diplomates russes ont mentionné les accords de Dayton, qui avaient mis fin à la guerre de Bosnie. A l’époque, les dirigeants des camps en conflit avaient été enfermés dans une base américaine et n’avaient pas été relâchés avant qu’ils se soient entendus sur la structure de la nouvelle Bosnie. Certes, ils subissaient de fortes pressions mais personne n’avait été exclu du processus.

Une variante de ce modèle pourrait être appliquée en Syrie. L’histoire ne se répète pas littéralement mais au moins, il existe des schémas. Dans la situation actuelle il ne faut pas mettre entre parenthèses les efforts entrepris par les représentants d’Assad (ou lui-même, comme dans le cas des négociations directes avec Milosevic) et l’Iran, ainsi que des acteurs centraux.

En deux ans de crise Moscou n’a pratiquement pas bougé de sa position initiale mais continue toujours de viser le succès. Car son intransigeance sera justifiée après une solution politique en Syrie. On pourrait alors dire que les longs efforts de la Russie pour défendre ses principes et ses intérêts ont permis de réussir. En cas d’échec – avec ou sans ingérence extérieure – Moscou pourrait s’en distancer mais ce travail de longue haleine de plus de deux ans serait réduit à néant, et sa réputation d’allié des « éternels condamnés » ne ferait que se renforcer.

Syrie : les ex déserteurs de l’ASL reviennent en masse ..

IRIB- les ex déserteurs de l’armée syrienne continuent à rejoindre l’armée nationale et leurs témoignages sont pleins d’enseignements :
selon la TV syrienne qui s’entretenait avec l’un d’entre eux,  » les déserteurs sont entrainés entre autre par les officiers israéliens dans des camps en Jordanie » l’officier Ismael Ahmad et son collègue Bassem Atma ont demandé aux réfugiés du camp jordaniens de rentrer aux pays et de ne plus croire les promesses creuses de l’opposition et de leurs souties turcs , et arabes .

Le Maroc accueille la conférence du club Valdaï

Mikhail Gamandiy-Egorov

Le Maroc accueille la conférence du club ValdaïPhoto : AFP

Le club de discussion international Valdaï, groupe de réflexion politique et stratégique composé d’experts et créé en Russie en 2004 grâce à l’initiative de structures médiatiques russes, tiendra les 14 et 15 mai prochain une conférence à Marrakech, au Maroc, sur le thème « Islam en politique : idéologie ou pragmatisme ? ».

Une centaine de personnalités prendront part à cette conférence, parmi lesquelles des experts et analystes du monde politique, ainsi que des représentants d’organisations religieuses venant de Russie, d’Afrique du Nord, du Proche-Orient, d’Europe, d’Iran, des Etats-Unis et de Turquie. On notera notamment la participation de représentants de mouvements tels que le Hezbollah (Liban) et le Hamas (Palestine), ainsi que de partis politiques tels que le parti Al Wafd (Egypte), qui est par ailleurs l’un des plus anciens et principaux partis politiques égyptiens dont l’idéologie est basée sur le nationalisme égyptien et la laïcité, ou encore le Parti de la Liberté et de la Justice (vitrine politique des Frères musulmans égyptiens).

Des mouvements, donc, aux orientations bien variées et qui lors de cette conférence, tenteront de donner leurs points de vue sur la situation qui prévaut au Proche-Orient et qui reste extrêmement complexe, sans oublier d’analyser tous les scénarios possibles d’évolution des événements dans cette région, dont les conséquences auront des répercussions non seulement dans toute la région, mais également dans le monde entier.

Après les événements du célèbre, très controversé et communément appelé « Printemps arabe » en Tunisie et en Egypte, puis la guerre néo-coloniale et médiatique menée contre la Libye, sans oublier bien évidemment la situation tragique que traverse depuis plus de deux ans la Syrie, cette rencontre est particulièrement d’actualité. Il s’agit d’une occasion supplémentaire de donner la parole aux acteurs politiques dont les idées et les intérêts sont parfois très différents si ce n’est opposés, le dialogue s’avérant ainsi tellement nécessaire.

La Russie entretient depuis bien longtemps des relations privilégiées avec le monde arabo-musulman. D’autre part, la Russie a toujours soutenu une solution pacifique aux conflits existants et le respect de la souveraineté des pays concernés. Compte tenu des événements datant d’il y a plus de deux ans mais aussi des évolutions récentes, cette conférence arrive au bon moment. Le choix du Maroc en tant que pays hôte de la conférence n’est probablement pas anodin compte tenu du fait que le Royaume chérifien a été épargné par les turbulences et a su préserver sa stabilité.

Pourtant, le Maroc, tout comme son voisin l’Algérie, doivent eux aussi prendre des mesures sérieuses pour éviter la tragédie qui a fait sombrer la Libye et que traverse aujourd’hui la Syrie. A commencer par mettre de côté les désaccords qui existent entre ces pays (notamment entre le Maroc et l’Algérie ou encore entre le Maroc et la Syrie) et combattre par tous les moyens l’extrémisme. Pourquoi ? Pour la simple raison que les criminels « djihadistes » opérant aujourd’hui en Syrie sont les mêmes qui demain voudraient en faire de même en Algérie et au Maroc. Les mêmes intégristes racistes qui ont détruit avec leurs « alliés » de l’OTAN la Jamahiriya arabe libyenne, qui essaient à tout prix d’en faire de même en Syrie, un pays multi-ethnique et multi-confessionnel et jusqu’aux événements récents considéré comme un pays très stable et prospère, et qui en cas de « succès », ne s’arrêteront pas en si bon chemin.

Certes, il n’est pas facile de mettre de côté toutes les divergences existantes entre les pays arabes par un coup de baguette magique. Mais lancer ce processus de réconciliation et d’union est une nécessité absolue. D’autant plus que les islamistes salafistes ont depuis toujours considéré la monarchie marocaine et la république algérienne comme des ennemis à éliminer. Reste donc à souhaiter que l’unité arabe ne soit plus un vain mot et qu’un terme soit mis aux nuisances de pays comme le Qatar, l’allié d’Israël et des USA, qui fait en sorte de détruire par tous les moyens cette unité tant voulue, notamment à travers ses interférences nuisibles depuis plusieurs années. Reste également à souhaiter que la Syrie résiste et vainque les groupes terroristes opérant sur son territoire et qui sont soutenus et financés par des forces extérieures, mais également que d’autres pays du monde arabe évitent les scénarios les plus pessimistes. Pour finir, souhaitons du succès à la conférence du club Valdaï à Marrakech, afin qu’elle puisse apporter des solutions concrètes et pragmatiques aux conflits existants. N

http://french.ruvr.ru/2013_05_13/Le-Maroc-accueille-la-conference-du-club-Valdai/

Syrie : guerre par procuration _ Ludo De Brabander

Le conflit en Syrie n’est pas une simple affaire intérieure, c’est aussi une guerre « par procuration », une guerre où des acteurs internationaux luttent pour leurs intérêts par l’intermédiaire de groupes armés locaux ou de l’armée gouvernementale. Un des aspects les plus importants est l’extraction et le transport de gaz depuis le gisement South Pars (dénomination iranienne)/North Dome (dénomination qatarie) dans le Golfe Persique, champ gazier que le Qatar et l’Iran se partagent avec pour enjeu le marché européen.

 

 

Fin 2011, l’Iran a conclu un accord avec la Syrie et l’Irak pour la construction d’un gazoduc. Mais en raison de l’embargo économico-financier de l’Europe et des Etats-Unis suite au supposé programme d’armement nucléaire iranien, le pays ne peut actuellement explorer le gisement ni extraire le gaz, faute de moyens. Il faudrait pour cela quelque 50 milliards de dollars.


Quant au Qatar, il cherche depuis 2008 une voie terrestre alternative pour transporter le gaz naturel liquide (LNG) depuis le North Dome. Actuellement, le Qatar achemine le LNG par navires-citernes via le Golfe Persique, mais la possibilité d’un conflit militaire entre Israël, les Etats-Unis et l’Iran met sérieusement cette voie en péril.


L’Iran a déjà menacé de fermer le Détroit d’Hormuz en cas d’escalade. Le Qatar préférerait donc acheminer le gaz par gazoduc via l’Arabie Saoudite, la Jordanie et la Syrie à destination du marché européen. Cela permettrait aussi un raccordement au trajet Nabucco (gaz de la Mer Caspienne via la Turquie vers l’Europe), comme le souhaite la Turquie qui veut de plus en plus se manifester comme carrefour de gazoducs de transport, mais aussi de distribution en Turquie même.


Ce trajet en reste au stade de chimère tant que le régime actuel est au pouvoir à Damas. Le Qatar vise un changement de régime et il arme notamment les brigades armées qui sont liées aux Frères Musulmans, non sans l’appui de la Turquie et de la Jordanie.


En Europe on voudrait se libérer d’une grande dépendance au gaz russe. Dès lors, le LNG qatari est plus que bienvenu. Le soutien que des pays comme la France et la Grande-Bretagne accordent ou veulent accorder à l’opposition et à l’Armée Syrienne Libre – notamment par la levée partielle de l’embargo européen sur les armes – peut aussi être vu en fonction de leur intérêt pour les investissements qataris.


Outre ses investissements actuels notamment dans les médias, le sport et les entreprises d’utilité publique (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie…), le Qatar prévoit encore 13 milliards de dollars d’investissements en Europe. Depuis que l’émir Hamad ben Khalifa al-Thani a enlevé le pouvoir à son père en 1995, il mène une politique visant à diminuer à terme la dépendance vis-à-vis des ressources naturelles en en réinvestissant les revenus dans divers secteurs dans le monde entier.


La Russie, qui dispose d’une base maritime militaire à Tartous sur la côte syrienne, jette un œil envieux aux ambitions qataries et iraniennes concernant le gaz naturel en Europe, parce qu’elles menacent la position russe de fournisseur principal. Les Russes n’ont rien à craindre pour le moment de l’Iran – grâce au conflit avec l’Occident et Israël. Mais si le régime syrien est remplacé par un gouvernement composé de Frères Musulmans, cela donnerait toutes ses chances au projet de gazoduc qatari.


Pour les Américains il est donc acquis que la disparition du président syrien Bachar el-Assad ferait perdre un allié à la Russie et leur permettrait de continuer à étendre leur influence dans cette région stratégique.


Si un gouvernement pro-américain remplaçait l’actuel gouvernement, cela signifierait d’emblée une rupture dans « l’alliance chiite », qui affaiblirait sérieusement l’Iran et le Hezbollah libanais – ennemis des Etats-Unis et d’Israël.


Le Qatar et les Etats-Unis partagent des intérêts réciproques. Le quartier général militaire étasunien du Central Command (CENTCOM) est établi dans la capitale, Doha, ce qui leur permet de contrôler le Golfe Persique. Pour le Qatar, la présence étasunienne représente des garanties supplémentaires en cas de conflit ouvert avec l’Iran.



Source : De Wereld Morgen

Traduit en français par Anne Meert pour Investig’Action.

http://www.michelcollon.info/Syrie-guerre-par-procuration.html

La révolution trahie, par Nader Haddad

 

IRIB- Les révolutions arabes, qui ont éclaté, il y a deux ans, ont exprimé…
… les aspirations des peuples arabes, pour un avenir meilleur où la justice, la liberté et la dignité humaine l’emportent, après des décennies de tyrannie et de dégradation. Ces personnes n’ont pas été attirés dans la révolution par séductions étrangères des promesses de récompenses à la maison. Ils ont été inspirés par l’amour de leur pays d’origine qui avait été pillé sous l’emprise de la corruption et le népotisme, par sympathie pour ses semblables dont les droits ont été systématiquement maltraités, par la quête d’une vie digne qui avait été longtemps inaccessible à la majorité de la personnes sous les régimes dont les copains et flagorneurs ont tenu un monopole sur l’avantage et le privilège.
Le long règne de la cupidité et l’injustice avait suscité une vague massive de colère bouillonnante qui a éclaté au grand jour lorsque Mohamed Bouazizi s’est immolé devant un bâtiment municipal de Sidi Bouzeid, Tunisie. Dans l’accomplissement de cet acte ultime de frustration et de désespoir, Bouazizi n’avait pas réalisé qu’il allait déclencher une conflagration qui consommerait despotes en Tunisie et d’autres pays arabes. Mais c’est précisément ce qui s’est passé. Les gens ont surgi. Ils ont rempli les places publiques avec leurs exigences de liberté. Et régimes iniques renversé l’un après l’autre comme des feuilles d’automne. Un ressort s’était levé avec la promesse de changements profonds qui ouvrirait la voie à la réalisation des aspirations arabes longtemps caressés. Deux ans se sont écoulés depuis lors, et les fruits de ce printemps se sont avérées très dérisoire, surtout lorsqu’on les compare aux grands rêves qui avaient effectué les torches révolutionnaires.
Il est à espérer que les nouveaux régimes au pouvoir s’efforceront de restructurer les anciens systèmes de gouvernement et de gérer le processus de transformation démocratique, dans le cadre d’un processus plus large de la reconstruction de l’Etat dans le cadre de l’unité nationale, le consensus populaire et la primauté du loi. En d’autres termes, l’attente était pour la construction d’un Etat démocratique moderne à la manière de ceux qui a surgi en Europe de l’Est. Cet état serait alors superviser un renouveau économique, à la manière des économies émergentes d’Asie du Sud et du Sud-Est, ce qui porterait l’amélioration rapide des conditions de vie de la population, réduire la pauvreté et réaliser la justice sociale.
Sinon dit, il est à espérer que les nouveaux régimes réagiraient, si ce n’est à des degrés par rapport à la révolution des espoirs et des attentes arabes qui a été déclenchée par les révolutions du printemps arabe. Malheureusement, les développements sur le terrain se sont déroulés dans la direction totalement opposée aux aspirations.
S’il est vrai que l’Egypte a pris d’importantes mesures positives (il y avait généralement juste et honnête des élections législatives et présidentielles et l’armée est revenue à sa mission centrale de sauvegarder la sécurité nationale), la révolution a été la proie de dissensions et de division entre les forces révolutionnaires. Le chef facteur contribuant à la réussite de l’égyptien (et tunisienne) Révolution était l’unité qui avait lié tous les participants à Tahrir et des autres places révolutionnaires. Une fois que facteur crucial a disparu, la désintégration et le jeu de la discorde dans et friction montés comme des rivaux en compétition pour le pouvoir. En Egypte, les principaux prétendants sont les islamistes, représentés principalement par aile politique des Frères musulmans, le Parti de la Liberté et de la Justice, et ses alliés salafistes, et l’opposition libérale/laïc, tandis qu’une grande partie de la jeunesse révolutionnaire se tordit les mains sur leur rêves qui étaient partis en fumée.
La situation a ensuite pris un tour plus dangereux quand le président a émis sa déclaration constitutionnelle en Novembre l’année dernière, ce qui aggrave la polarisation de montage sur le processus de rédaction de la nouvelle constitution et la substance même de cette constitution. Par le deuxième anniversaire des 25 Janvier révolution, le pays était en feu à des manifestations, des émeutes et de la violence des niveaux sans précédent. C’était comme si une énorme boule de feu sautait du Caire à Alexandrie, de la place Tahrir à la mosquée Qaed Ibrahim, de Mahalla Al Kubra vers les villes du canal de Suez, et du palais présidentiel au quartier général des Frères Musulmans en Moqattam. Ne pouvaient les différentes initiatives de dialogue national parvenir à une percée qui pourrait mettre fin à la spirale de la violence. Les forces de l’impartialité, la rigidité et la méfiance étaient trop forts. Pendant ce temps, les forces contre-révolutionnaires ont profité de l’effondrement de sécurité pour parvenir à leurs fins, ce qui porte l’Egypte, le pays pivot dans la région, au bord de l’état d’un Etat en faillite et l’effondrement total.
La situation en Tunisie n’est pas très différent. Là aussi, la division et le conflit a prévalu parmi les forces révolutionnaires quand il est devenu de plus en plus évident que la coalition au pouvoir, dirigée par le mouvement islamiste Al-Nahda a été plié à affirmer le contrôle intégral du système politique. Même quand Hamadi Al-Jabali, Premier ministre tunisien et secrétaire général d’Al-Nahda, a déménagé à former un gouvernement de coalition de technocrates indépendants comme le seul moyen de sauver le pays de la faillite, Al-Nahda a rejeté cela et Al-Jabali a été contraint de démissionner, le 19 Février 2013. Mais le prochain gouvernement qui a été formé, sous le Premier ministre d’Ali Al-arides, a été accusé d’être un peu plus d’une reproduction de l’ancienne coalition au pouvoir, même si certains ministères souverains étaient neutralisés, et l’opposition a insisté lors d’une conférence de salut national. Pendant ce temps, le gouvernement demeure incapable d’affronter les salafistes radicaux, qui ont été de plus en plus impliqués dans des actes d’intimidation et de violence.
La révolution syrienne a atteint un carrefour. Les révolutionnaires n’ont pas réussi à renverser le régime de Bachar Al-Assad qui est fortement soutenue par la Russie, la Chine et l’Iran alors que les puissances occidentales sont restés réticents à intervenir militaire au nom des révolutionnaires, comme ils l’avaient fait en Libye, de peur que l’intervention serait précipiter une guerre régionale majeure. Ainsi, ce qui a commencé comme une révolution pacifique a dégénéré en guerre civile en raison de l’appel du régime syrien à une violence excessive. Le résultat fut la destruction de l’Etat syrien, et plus de 70.000 morts et environ un million de personnes déplacées.
En Libye, le gouvernement central est toujours incapable d’étendre son contrôle sur le pays et mettre en œuvre ses politiques, dans le contexte de la polémique en cours sur la loi d’isolement politique visant à interdire les membres de l’ancien régime de la vie politique. Dans les derniers développements sur ce front, des groupes de manifestants qui réclament la mise en œuvre de cette loi ont assiégé le siège du Congrès national général, des émeutes ont éclaté ailleurs dans le pays, il ya eu une tentative d’assassinat contre le président du congrès, et les citoyens libyens ont commencé à appeler à l’armée et à la police d’intervenir afin d’endiguer les milices armées. Ces évolutions indiquent que, plutôt que d’avancer vers la réalisation des objectifs de la révolution, la Libye est en train de cercles en place.
Yémen n’a pas dérogé à la règle générale des autres pays du printemps arabe. Il doit encore composer avec ces défis majeurs comme la nécessité de reconstruire l’armée et les agences de sécurité nationale de manière à garantir leur neutralité politique. Récemment, le président yéménite a appelé à un dialogue national préparatoire à l’établissement des principes généraux de la Constitution avant les élections ont lieu au début de 2014.
Sur le plan politique, dans son ensemble, les pays des révolutions arabes se caractérisent par un conflit interne intense et la piètre performance dans la gestion du processus de transformation démocratique.
Socialement et économiquement, ils s’en sortent aussi mal. Les principales revendications des révolutions arabes étaient essentiellement économiques. Les peuples arabes ont demandé la fin du chômage, des salaires plus élevés, et l’arrêt de la hausse des prix des biens et services essentiels. En bref, ils ont cherché la justice socio-économique. Encore une fois, les réalités se sont déroulés dans la direction diamétralement opposée. La détérioration des conditions de sécurité ont eu un impact catastrophique sur de nombreux secteurs économiques, notamment, les investissements étrangers, le tourisme, les banques et les marchés boursiers en Egypte et en Tunisie, le secteur pétrolier en Libye. Avec la baisse des niveaux de production, les taux de croissance économique ont plongé. Cette situation, à son tour, a engendré une crise financière majeure qui a pris la forme d’une pénurie de liquidités et de montage des déficits budgétaires. Dans le même temps, il ya l’énergie continue et les pénuries de carburant et les taux de chômage sont très élevés.
Dans l’espoir d’atténuer la gravité de la crise, l’Egypte cherche à renouveler ses pourparlers avec le FMI au début Avril afin de conclure un accord sur un prêt de 4,8 milliards de dollars, en dépit des conditions difficiles que l’Egypte sera obligé de répondre.
Le gouvernement tunisien a, pour sa part, n’a pas seulement été incapable de produire des solutions au problème de la montée du chômage, il a également réussi à introduire des réformes de l’emploi efficaces et d’améliorer le niveau des services publics.
En Syrie, l’infrastructure économique et physique du pays est en train de s’effondrer dans la mesure où il n’est même plus possible de parler de quelque chose qui s’appelle une économie syrienne, tandis que la recherche de larges segments de la population pour le pain est devenu partie intégrante de la lutte de la vie et de la mort.
En général, les gouvernements des pays des révolutions du Printemps arabe semblent manquer totalement une vision économique de leurs pays en crise. Le résultat est que ces pays qui ont accompli l’énorme exploit de renverser les régimes despotiques se trouvent maintenant patauger dans les bourbiers du conflit politique et les conflits, et le cercle vicieux de la mauvaise performance du gouvernement, aggravation de la crise économique, et la colère populaire renaissant et de frustration. Certes, une telle détérioration drastique aurait pu être surmontés, si elle n’est pas évitée, a l’esprit de consensus national ou «coalition nationale» été autorisé à emporter et conduire ces pays à la sécurité.
L’ordre arabe a également été victime de l’instabilité actuelle dans les pays des révolutions du printemps arabe et la baisse conséquente de leur capacité à influencer la région et du monde. En conséquence, ces pays sont devenus vulnérables à la pénétration croissante de la part de ces puissances régionales comme l’Iran et la Turquie. Les deux sont sur les côtés opposés de la question syrienne. Le premier a longtemps fait campagne pour étendre son influence dans la région par le biais du «croissant chiite», alors que ce dernier cherche à étendre son influence, mais à travers le déploiement de ses sources de «soft power» dans l’espoir de récupérer un élément de son état antérieur et de prestige dans les pays de l’ex califat ottoman.

Pourtant, nous nous retrouvons avec la question de savoir pourquoi la récolte du printemps arabe a été si maigre, en dépit de la chute des régimes oppressifs, le réveil des peuples qui avaient franchi la barrière de la peur, et la capacité accrue de l’opinion publique à diriger les événements.
Aussi difficile que cela est d’identifier toutes les réponses, nous pouvons aborder certains. On doit faire avec de grandes différences dans les perspectives des forces politiques qui, une fois l’objectif unificateur de renverser le régime a été accompli, brouillés pour profiter de ce qu’ils considèrent comme l’occasion historique de réaliser leurs propres objectifs particuliers et appliquer leur vision particulière sur le terrain. Peu de ces forces étaient prêts à faire des compromis dans ce qui est devenu un jeu à somme nulle, dont les effets se sont vite devenus évidents en spirale polarisation politique et la violence de montage. Dans le même temps, il est devenu évident que l’effondrement économique est la conséquence directe de l’instabilité politique et que c’est seulement par la restauration de la stabilité politique de ces pays pourrait s’engager sur la voie de la reprise économique et la réalisation des revendications révolutionnaires liés à la justice socio-économique.
Certes, il ya des puissances extérieures qui ont un intérêt dans la perpétuation de l’instabilité politique et économique dans les pays des révolutions du printemps arabe, afin de les garder malléable et inféodée aux intérêts de ces puissances extérieures. Dans le même temps, les forces de la contre-révolution sont certainement au travail, faire tout leur possible pour aggraver la crise et de contrecarrer les révolutions arabes.
Néanmoins, il faut garder à l’esprit que seulement deux ans se sont écoulés depuis les révolutions du printemps arabe a éclaté. C’est un temps très court dans la durée de vie moyenne des révolutions, même si à la conscience collective semble une éternité, surtout à la lumière des nombreuses et énormes sacrifices qui ont été faits de la cause révolutionnaire.

http://french.irib.ir/analyses/item/256640-la-revolution-trahie,-par-nader-haddad

Israel abat son drone et envoie sa force spéciale à Al Qusseir !!??

Un drone israélien s’écrase en Méditerranée!

Un drone israélien s'écrase en Méditerranée!

IRIB-Un drone furtif sioniste s’est écrasé à Tel-Aviv pour des raisons techniques , selon l’aviation israélienne cité par le journal Yediot Aharonaut.
« L’appareil patrouillait le ciel de la Mditerranée avant qu’une avanie technique se déclare à bord et que l’aviation israélienne décide de tirer dans sa direction et d’abattre » la marine sioniste et l’aviation israélienne se sont rendus sur la zone pour localiser l’appareil »  la caracasse du drone n’a pas encore été retrouvé bien que les hélicoptèrs ont mis ds heures à la rcherchr. Cheval est le nom de ce drone qui fait partie des drones les plus sophistiqués de l’aviation sioniste , et aussi les plus grands. l’armée de l’air israélienne a ouvert une enquête pour tirer au clair les circonstances du crash. ce n’est pas la première fois qu’Israël abat ses proprs drones à défaut de pouvoir les interceptr! depuis cet incident Israël a décidé d’interdir jusqu’au nouvel ordre le vol de ses drones Cheval. il a peur que les appareils ne tombnt ntre ls mains de ses adversaires.

Syrie : La force spéciale israélienne à Al Quasseir !!

IRIB- Les membres des forces spéciales de l’armée sioniste viennent d’entrer à Al Quasseir où les terroristes d’Al Nosra et de l’ASL sont encerclés par les soldats de l’armée nationale! selon Al Khabar press ,
 » des forces spéciales israéliennes arrivent expréssement pour venir en aide des terroristes d’Al Nosra . ils ont traversé les frontières du côté libanais et cherchent à empêcher l’avancée des soldats de l’armée syrienne » Al Quasseir est la principale base des terroristes en action contre l’Etat et l’armée syrien. c’est une ville qui entre dans la cinquième semaine de son siège par les forces de l’armée nationale. si l’Armée syrienne parvient à entrer dans la ville , l’un des principaux artères d’approvisionnement des terroristes sera coupé au risque de mettre hors jeu le front terroriste d’Al Nosra.

« Le Hezbollah 2013 » dans les yeux d’Israël

Sous le titre « Hezbollah 2013 », le quotidien israélien « Israël Hayom » a publié une enquête approfondie sur les transformations qui se sont produites dans l’infrastructure militaire du Hezbollah dans la foulée de la guerre en Juillet 2006. L’enquête présente un aperçu général sur la vigilance militaire du parti au niveau d’armes et de soldats. C’est donc l’image du Hezbollah comme « vous ne l’avez jamais connu ».

«La prochaine guerre entre le Hezbollah et Israël viendra. Dans un mois, un an, après plusieurs années, mais elle viendra. Et quand elle aura lieu, Israël « fera face à l’organisation qui constitue la principale menace pour la profondeur d’Israël ». L’organisation que nous connaissions dans les années 2000 a connu beaucoup de changements  dans la mesure où nous ne la connaissons plus: Le Hezbollah en 2013 est une organisation plus indépendante, plus militarisée, et plus audacieuse ».
Dans son reportage, « Israël Hayom » explique comment le Hezbollah s’est-il préparé depuis la deuxième guerre du Liban pour la prochaine guerre, et comment «les sept ans d’accalmie l’ont aidé dans le développement de son armement et dans le recrutement de soldats en vue de préparer des surprises pour Israël. Eux aussi, comme dans l’armée israélienne, savent que la guerre viendra inévitablement, tôt ou tard ».
Selon le journal, l’un des principaux thèmes mis en avant par le parti est de s’approvisionner silencieusement en un arsenal balistique qui comprend environ 60 mille missiles. Ces missiles représentent une menace réelle et directe au front interne israélien. Selon les estimations israéliennes, la majorité absolue de ces missiles sont d’une courte portée, soit d’une dizaine de kilomètres, alors qu’environ 5.000 roquettes sont d’une moyenne portée (250 km), ces roquettes sont capables d’atteindre Tel-Aviv et ses environs, en plus de quelque 300 roquettes de longue portée capables de couvrir tout le territoire israélien.
Le même journal israélien  cite des sources de l’institution sécuritaire israélienne selon laquelle «le Hezbollah en 2006 a pu lancer quelques centaines de missiles à ogives militaires pesant 300 kg sur la région de Gush Dan (Tel Aviv et ses banlieues), mais il est aujourd’hui en mesure de tirer encore dix fois de plus le nombre des roquettes tirées en 2006  sur le centre du pays».

Mais ce qui hante le sommeil des officiers supérieurs de l’armée israélienne n’est pas le nombre de roquettes inconnu, mais leur haute précision qui a été nettement améliorée. Dans le passé, «les responsables israéliens disaient que la plupart des roquettes possédées par le Hezbollah sont de faible précision. Mais au cours des dernières années, l’organisation a reçu des missiles précis, tels que le M 600 fabriqués en Syrie, qui est une version moins mortelle des missiles Fateh 110 iraniens. Le Hezbollah possède également «un nombre limité de missiles Scud D, qui sont considérés relativement précis ».

Le journal explique le danger que représente la précision des missiles sur Israël. Ils peuvent permettre « à l’Organisation de Hassan Nasrallah de frapper avec efficacité les infrastructures nationales et militaires, y compris les aéroports, les installations de recrutement, de commandement et des centres de contrôle  appartenant à l’armée ». Selon les estimations de l’institution sécuritaire israélienne, le Hezbollah réussira au cours des cinq prochaines années de s’approvisionner en centaines de roquettes de haute précision.

Pour l’ancien dirigeant de la division du renseignement militaire, Amos Yadlin, «il ne faut pas minimiser l’importance de la force des roquettes du Hezbollah. Et le journal israélien de rappeler les propos du chef d’Etat-major, Beni Gantz, selon lequel « le Hezbollah est l’unique organisation non-étatique qui possède des arsenaux de guerre de cette ampleur. Même certains pays ne possèdent pas ce qu’a le Hezbollah ».

Toujours selon la même source, le Hezbollah tente de mettre la main sur des systèmes d’armes sophistiqués disponibles en Syrie et en Iran, comme des missiles sol-mer, ou peut-être des armes chimiques.

Au niveau du nombre des recrutés, le rapport israélien estime que le Hezbollah recrute entre 20 et 40 mille combattants.  Selon le professeur Shimon Shapira,  «les combattants sont divisés en plusieurs spécialités. Ils ont presque tout, des groupes anti-aériens, des commandos professionnels, une force aérienne, des forces de contrôle et des forces de renseignements. Ils apprennent l’hébreu, ils utilisent des appareils d’écoute sophistiqués qui viennent de l’Iran… Actuellement, quand les combattants du Hezbollah ne sont pas en Syrie, ils subissent des entrainements et des exercices. Aux forces de combat, s’ajoute des milliers de citoyens qui servent en tant que forces de réserve.

Et d’ajouter : « Le Hezbollah concentre ses efforts sur la prochaine bataille, en essayant de créer une conscience d’offensive, à travers l’envoi de drones, ou en essayant de bombarder un avion ou un navire israélien, ou encore à travers des attaques à l’intérieur des territoires israéliens ».

D’après l’institution militaire israélienne, le Hezbollah « va essayer dans la prochaine guerre de transposer la bataille à l’intérieur des territoires israéliens en envoyant une « cellule de la mort » ou en occupant une petite colonie israélienne pour un certain temps ».

« Le Hezbollah possède des dizaines de drones, capables de porter des engins explosifs, dont de grands drones relativement sophistiqués de fabrication iranienne, ou encore des drones très petits capables d’échapper aux radars de l’arme de l’air », explique-t-on dans le même reportage.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=111609&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1