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Les faits démentent le mythe “Bachar allié d’Israël”

Cécilia Fany Fandi

8 juin 2013

Certains justifient la guerre menée par le Qatar, l’Arabie saoudite et d’autres forces contre la Syrie en disant que “de toute façon, Bachar ne combat pas Israël, il est son allié”. Mais les faits démentent ce mythe, comme le démontre cet article qui analyse ensuite pourquoi la rébellion armée est en position stratégique de plus en plus difficile… (IGA)

 

« Le plateau du Golan a été occupé par Israël en 1967 et depuis cette date il n’y a pas eu de violences directes entre les deux pays, théoriquement en état de guerre » (sic). C’est du moins ce que Le Figaro avec l’AFP nous annonce dans son numéro du 30 mai effaçant ainsi d’un simple trait sur le papier une guerre avec des conséquences mondiales graves, à savoir la guerre israélo-arabe de 1973. Celle-ci a opposé du 6 octobre au 24 octobre 1973 Israël à une coalition menée par l’Égypte et la Syrie qui voulaient libérer leurs territoires occupés par Israël en 1967.

 

En effet, le monde entier a été touché par cette guerre qui a connu le choc pétrolier de 1973, quand l’OPEP a décidé de l’augmentation de 70 % du prix du baril de pétrole ainsi que de la réduction de sa production sans parler des accords de paix de Camp David entre l’Etat hébreux et l’Egypte et sans oublier non plus que la Syrie a pu libérer la ville Kuneitra, capitale du Golan, occupée en 1967. Mais comment AFP suivie par ses consoeurs a-t-elle oublier ce détail d’une telle importance de notre Histoire contemporaine avec une telle conséquence sur l’économie mondiale ? Décidément, les médias français ont la mémoire trop courte ou peut-être, l’AFP ne faisait que répéter les propos de ses amis opposants selon lesquels « le régime n’a jamais tiré une balle sur le Plateau du Golan  », prenant ainsi partie dans ce conflit abandonnant toute éthique professionnelle.

 

Par ailleurs, un article publié le 15 mai (15 jours avant l’article de l’AFP) par le site français Slate, fait un rapprochement entre la situation actuelle entre la Syrie et Israël et la guerre de Kippour de 1973 dans le cas d’une « introduction de S-300 en Syrie [qui] sera considérée par Israël comme un casus belli qui le pousserait à renoncer à sa neutralité dans le conflit syrien avec toutes les conséquences militaires que cela entraine pour la région ».


Faux, Israël n’est pas neutre dans le conflit syrien

 

Israël menace d’intervenir en Syrie et utilise le Hezbollah comme prétexte

 

Israël a déjà mené trois raids aériens en territoire syrien, le premier en janvier, les deux derniers il y a trois semaines sous prétexte d’empêcher le transfert d’armes au Hezbollah.

 

Pour l’Etat hébreux, comme le dit Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, cette attaque militaire contre un pays souverain est justifiée pour défendre son pays contre l’Iran et le Hezbollah, oubliant que son pays occupe non seulement un territoire syrien, à savoir le Plateau du Golan depuis 1967, mais qu’il l’a annexé purement et simplement contre la volonté et la décision de l’ONU, et enfin que ni le Hezbollah ni l’Iran n’ont agressé son pays. Par contre, c’est l’Etat hébreux qui a agressé le Liban occupant même Beyrouth, la capitale, en 1982. D’ailleurs, le sud du Liban a été aussi occupé lors de la Guerre israélo-arabe de 1948-1949 et envahi par l’armée israélienne lors de l’Opération Hiram.

 

C’est suite à l’intervention militaire israélienne au Liban de 1982 qu’Israël a occupé cette zone jusqu’en juin 2000. C’est le Hezbollah, un mouvement de résistance islamique, qui l’a libéré. Et en juillet 2006, Israël pénètre dans la zone une trentaine de jours puis s’en retire.

 

Cette guerre de 2006 contre le Hezbollah a imposé de nouvelles équations stratégiques dans la région où Israël n’a plus la suprématie militaire. Pour Israël, il faut donc casser cette nouvelle force de résistance pour garder sa suprématie dans la région.

 

Rappelons que la Syrie a toujours soutenu Hezbollah – même militairement – depuis sa création, notamment dans sa guerre contre l’occupation israélienne et c’est aussi pour cette raison que le Hezbollah soutient la direction actuelle de la Syrie. Le 9 mai dernier, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a affirmé que « Nous ne permettrons pas que le pays tombe aux mains des Etats-Unis, d’Israël ou des groupes takfir. » (les fondamentalistes sunnites, alliés de l’Occident).

 

Rebelles le dos au mur… israélien, soignés par Tsahal

 

Plusieurs combats et des accrochages sont souvent en cours à l’extrémité ouest de la Syrie, autour de la localité de Jubata al-Khachab depuis au moins l’été dernier.

 

Déjà en novembre dernier, ces idiots utiles cherchaient à prendre le contrôle de plusieurs villages dans cette zone sensible, notamment Bir Ajm et al-Herche. Ils se sont filmés samedi 24 novembre en train d’attaquer non l’armée israélienne mais leurs propres compatriotes, les soldats syriens avec leur habituel hystérique « Allah Akbar ! ».

 

Après le dernier bombardement israélien contre Damas, début mai dernier, Hassan Rastanaoui, un chef de l’opposition armée à Homs (Syrie centre) et l’invité surpris du journaliste Yaari Ehud de la deuxième chaine israélienne, a exprimé sa joie et sa gratitude à l’armée israélienne.

 

D’ailleurs, selon l’AFP (16 février) et Le Figaro (29 mars 2013), les soi-disants patriotes syriens de l’ASL sont hébergés et se font soigner auprès de Tsahal dans l’hôpital de Ziv, à Safed en Galilée. Quel raccourci symbolique et signifiant !

 

Ce contact entre officiels rebelles syriens et Israël remonte au moins à l’année dernière où une équipe de la télévision israélienne Channel 2 rentre en territoire syrien avec les deux journalistes Itai Anghel et Amir Tibone à Khirbet al-Joz à Jisr al-Choughour dans la région d’Idleb au nord-ouest à la frontière turque.

 

C’est ainsi que dans le même temps, les troupes israéliennes s’activaient ouvertement sur la ligne de démarcation au Golan pour apporter des facilités aux terroristes et leur offrir une protection. En coordination avec leurs amis du Golfe et jordaniens, les Israéliens sont devenus des partenaires à part entière dans l’agression contre la Syrie, après s’être réconciliés avec la Turquie, sous le parrainage de Barak Obama. Les chambres d’opération installées sur le territoire turc jouent un rôle de premier plan dans la destruction de la Syrie

 

Israël se sert des rebelles syriens pour accroître son emprise sur le Golan

 

Des bandes rebelles tentent régulièrement de « transiter » par la zone démilitarisée (5 kilomètres dans sa plus grande largeur) qui fait tampon entre le Golan annexée et le territoire syrien, notamment à Jubata al-Khachab.

 

Il y a plusieurs mois, Benjamin Netanyahu a annoncé la construction d’une « clôture de sécurité » sur la ligne de démarcation entre Israël et la Syrie, sur les hauteurs du Plateau du Golan syrien occupé par l’Etat hébreu depuis 1967 et annexé depuis 1981. Cette clôture d’une dizaine de kilomètres serait sur le modèle de celle séparant déjà Israël des territoires palestiniens autonomes. Cet audacieux programme de « travaux publics » concrétise l’isolement et l’enferment d’un pays-ghetto, cadenassé de partout, faisant de lui le seul Etat au monde dont les frontières seront visibles par satellite, comme l’est la muraille de Chine.

 

 

En effet, Israël se sert du prétexte des djihadistes pour pérenniser son emprise sur un territoire géographiquement et économiquement stratégique, riche en eau (alors que la pénurie d’eau est une réalité qui alimente aussi la tension), et dont l’annexion n’a jamais été reconnue, ni par la Syrie ni par l’ONU. Et la « révolution syrienne » joue le rôle de l’idiot utile pour l’État hébreu en lui permettant de consolider, de la plus concrète des façons, son emprise sur un territoire syrien. Voilà au moins un « apport » de la révolution syrienne sous perfusion occidentale et wahhabite sans oublier que le Golan est devenu aussi une colonie de peuplement israélien au mépris des résolutions de l’ONU.

 

 

Donc, ce conflit risque de plus en plus de dépasser les frontières syriennes. D’ailleurs, Bachar al-Assad a affirmé, dans une interview diffusée la semaine dernière sur al-Manar, la chaine libanaise pro-Hezbollah, sa volonté d’ouvrir le front au Golan avec Israël. De même, il a promis de riposter à toute nouvelle attaque de l’Etat hébreux qui a mené depuis janvier dernier trois raids contre des positions militaires syriennes près de Damas. D’autre part, personne ne connait le sort des casques bleus enlevés par les rebelles terroristes depuis plusieurs semaines déjà.


Qussayr, une guerre sans merci où se joue le destin de la région

 

C’est bien un gigantesque fiasco qui s’est accéléré depuis quelques semaines pour le front des faux amis de la Syrie. Et le sens qu’il a pris est très loin d’être favorable à la « révolution » et ses parrains étrangers.

 

La victoire militaire de l’armée syrienne dans la région stratégique de Qussayr est plus que vitale non parce qu’« elle sur le chemin d’une région côtière où vivent les alaouites, la communauté chiite à laquelle appartient Bachar el-Assad et où il pourrait se replier, en cas de défaite » (sic) comme nous écrivait rfi dans son numéro du 20 mai dernier, mais bien parce que dans cette région stratégique endossée à 35 km au sud de Homs (Syrie centre), l’avenir de la soi-disant « révolution » syrienne se joue cruellement et pour plusieurs raisons :

 

  1. Perdre une zone maintenue depuis plus d’un an et demie est non seulement un échec mais une défaite quasi décisive. Les rebelles terroristes, al-Nosra à leur tête, sont prêts à « rayer les villages alaouites et chiites de la carte » comme le menace le colonel Abdul-Hamid Zakaraya depuis Istanbul à travers la chaine saoudienne, Alarabia.
  2. Côté syrien. Pour le régime syrien, cette bataille est un objectif prioritaire. Le mois dernier, le président Bachar al-Assad avait affirmé que les combats dans cette région étaient « la principale bataille » menée par l’armée syrienne. Vu sa position stratégique, l’armée peut sécuriser pour toujours la route reliant la capitale à la côte, une zone épargnée par la violence à part les incidents de Bayada à Banyass il y a quelque temps, privant ainsi les rebelles de toute aide extérieure, sans parler du coup psychologique d’une telle victoire sur leur moral.
  3. Côté Hezbollah. La vraie raison de l’intervention des combattants du Hezbollah dans cette région dépasse de loin la volonté de défendre les chiites ou les chrétiens, en majorité libanais, habitant les vingt trois villages et fermes du Qussayr ayant survécus aux accords de Sykes Picot du 1916.
  4. Le Front al-Nosra, allié d’Al-Qaïda avec la brigade al-Farouq, jadis héros de Bab Amr à Homs, a occupé non seulement la quasi-totalité de la région de Qussayr pendant plus d’un an et demi, mais il a obligé la population « hérétique » – à savoir chiites et chrétiens – à partir et avec eux beaucoup des sunnites non inspirés par leur « révolution » nihiliste au risque d’être qualifiés des chabihas, mot devenu bien utile pour épurer tout ce qui ne marche pas avec la « révolution » démocratique.

 

L’intervention des miliciens du Hezbollah n’est donc pas pour protéger les chiites sinon, pourquoi n’interviennent-ils pas dans d’autres localités chiites comme, par exemple, pour les 60 000 habitants de villages Nubbol et Zahra, situés au Nord d’Alep, assiégés et terrorisés depuis plus de dix mois ? (Voir l’article http://www.michelcollon.info/Solida…, mis en ligne le 1er mai)


Cependant, les vraies raisons de l’intervention des combattants du Hezbollah dans cette région dépassent de loin cette volonté à caractère religieux :

 

  1. Vu sa proximité avec le Liban, cette zone est stratégique car les rebelles peuvent fermer la route reliant Damas à la côte depuis Qussayr et gêner ainsi les mouvements de troupes de l’armée syrienne.
  2. Sa proximité avec le Liban lui facilite aussi le trafic d’hommes et d’armes de tout genre.

 

Mais la raison la plus importante, c’est que cette zone présente un menace direct contre le Hezbollah car elle se trouve à mi-chemin entre Hermel et Bekaa, deux zones libanaises où se trouvent les réserves des armes du Hezbollah, notamment les missiles. Par ailleurs, c’est pour cette même raison que l’aviation israélienne a bombardé en 2006 la localité libanaise de Bekaa al-Qaa, limitrophe de Jussiyeh, village syrien (al-Qaa, c’est aussi cette même localité chiite qui a accueilli les déplacés chrétiens syriens de Rableh dans la région de Qussayr, chassés par les islamistes).

 

  1. Le passage de Jussiyeh, le plus proche de Homs, tombé aux mains de l’armée syrienne, prive non seulement les rebelles de tout secours venant du Liban mais il fait du Qussayr une tenaille.
  2. De même, la chute des villages de Tal Mendou, de Tal al-Hanach et de Jabal al-Charqi affaiblit à jamais la rébellion islamiste qui connait sa plus grande concentration en hommes et en armes dans cette zone.
  3. Le reportage Russia al-Yaoum dans al-Ghassaniyeh et d’autres villages libérés montre une armée nationaliste reçue en libérateur avec le riz, très loin de cliché présenté par les médias occidentaux.

 

Le reportage de la télévision russe montre les dégâts laissés par les terroristes qui ont privé les habitants d’eau et coupé le pont reliant les deux côtés de la ville, voulant empoisonner le maximum des personnes sans aucune distinction entre civiles et militaires. On voit aussi les dégâts du couvent de Rableh, un village chrétien de Qussayr.

 

 

Signalons aussi qu’il existe huit villages chiites dans la province de Qssayr qui ont subi destruction et déplacement de leurs habitants par les fanatiques islamistes les considérant comme hérétiques.

 

 

Destruction du monastère Mar Elias à Qusseir par l’ASL/Al-Nosra.

 

Reportage : al-Manar, al-Mayadeen.

 

Le monastère de Mar Elias, victime du terrorisme et des auteurs de l’idéologie obscurantiste. Occupé, profané, utilisé comme lieu de détention et torture puis détruit par les obscurantistes, il vient d’être libéré par l’armée syrienne.

 

Le monastère de Mar Elias à Jussiyeh dans le Qusseir dans la banlieue de Homs occupe une place très importante chez les Chrétiens et Musulmans, puisque la fête de Mar Elias est célébrée chaque année comme une incarnation de la cohésion entre les différentes confessions et les habitants de la région. Ce monastère est considéré comme l’un des plus importants vestiges antiques et remonte à 2000 ans. Le monastère comprend l’icône de Mar Elias datant de 1000 ans.


  • Côté français

 

Avec l’entrée des miliciens du Hezbollah en scène, la bataille de Qussayr prend encore plus d’importance, non seulement pour les Syriens et le Hezbollah, leur allié, mais aussi pour les Occidentaux, notamment les Français. Pourquoi ?

 

Depuis que Paris a annoncé sa décision d’inscrire la branche armée du Hezbollah sur la liste du terrorisme en Europe, la France est confrontée à des échéances syriennes et libanaises embarrassantes et la bataille de Qoussayr pourrait bien être la dernière chance pour la France qui a parié dès le départ sur le mauvais cheval, espérant aujourd’hui une victoire militaire des rebelles terroristes de Qussayr, une victoire qui pourrait éventuellement lui redorer son image tant ternie sur la scène internationale.

 

De même, l’ancien colonel de l’armée française Alain Corvez indique dans une interview sur le site Manar que Qoussayr présente une grande importance en raison de « sa position stratégique ». En effet, la ville contrôle toutes les routes menant à la côte syrienne et à Damas et constitue, comme il le dit si bien, « le nœud de communication stratégique entre Tripoli, Homs et la Békaa libanaise d’un côté, et Tripoli et la capitale syrienne Damas de l’autre ».

 

Celui qui contrôle cette ville remporte la bataille du centre de la Syrie, et assure la protection de son dos dans la bataille de Damas et toutes les batailles du nord de la Syrie.

 

De plus, confie Corvez, cette bataille permettra une étude approfondie pour mieux comprendre les tactiques du Hezbollah face à la guérilla, surtout concernant les tunnels qu’il a été le premier à inventer dans la guerre moderne. Ce qui constitue tout le contraire de la guerre de juillet 2006, menée par Hezbollah.

 

Rappelons que ce sont les Français qui ont qualifié la stratégie de la Résistance islamique durant la guerre de juillet 2006 de stratégie du « combat inégal », d’après une longue analyse présentée en 2007 par le colonel Michel Goya, écrivain militaire de l’armée française et auteur de La théorie du Hezbollah.

 

Selon ces militaires français, « l’opposition armée engagée dans la bataille a commis d’importantes erreurs stratégiques et meurtrières, tandis que le Hezbollah a réussi à les vaincre psychologiquement parlant, en les forçant à quitter une colline stratégique dans la province de Qousseir, et qu’ils n’auraient pas dû abandonner si facilement », sans parler de beaucoup d’autres erreurs commises dans cette bataille.

 

La volonté farouche de Paris soutenue par Londres de lever l’embargo de l’UE sur les armes à destination des rebelles n’est-elle pas pour changer la donne des combats à Qussayr, surtout avant la conférence de Genève ? La question reste posée.

 

Ici le lien de l’article publié mardi 4 juin.

 

Dans cette guerre de Qussayr, l’armée syrienne, une grande armée classique préparée pour une guerre contre Israël, a du se muer en une force de contre-guérilla, et apprendre sur le tas les exigences de la guerre asymétrique en milieu urbain. La rébellion ne peut que mettre son drapeau en berne vu sa situation d’encerclement et les pertes importantes qu’elle subit. L’armée secondée désormais par les miliciens du Hezbollah, les prenant à la gorge, mène des opérations chirurgicales, une stratégie dictée par la configuration urbaine. Une stratégie certes plus lente que celle du marteau-pilon. Pourtant, les hélicoptères continuent de mitrailler à Qussayr et les secteurs avoisinants les positions et déplacement des rebelles terroristes.

 

Ces fanatiques qui ont mis à dos non seulement la minorité chrétienne de Qussayr en lançant l’année dernière des appels à partir des mosquées demandant ainsi à plus de dix milles chrétiens de quitter la ville mais surtout les chiites avec des appels haineux à les égorger, appuyés par des fatwas des cheikhs salafo-wahhabites dont la dernière venait tout juste lors du prêche de vendredi dernier dans la mosquée de Doha, lancée par le cheikh Qaradawi, mufti du Qatar et de l’OTAN qui a appelé les musulmans dans les quatre coins du monde à venir en Syrie tuer les chiites pour défendre les sunnites massacrés selon lui par ces « hérétiques ».

 

On ne voit vraiment pas, dans ces conditions, ce que peuvent espérer les rebelles fanatiques. Ils sont condamnés à la défaite, et à la fuite en avant dans le terrorisme, malheureusement. La Syrie est capable de gagner la partie militaire surtout que le front international anti-syrien est de plus en plus fissuré. Le rapport de force international a basculé et pour Poutine et son administration, il s’agit non seulement de la crédibilité internationale de la Russie mais aussi de sa sécurité nationale, et ce n’est pas seulement la base navale de Tartous qui est en jeu en Syrie comme certains le pensent naïvement.

 

 

Source : Invetsig’Action

La Syrie et la guerre de l’information : Le syndrome irakien

Syrie désinformation« Il est inacceptable que le scénario libyen soit réédité en Syrie. »[1]

Vladimir Poutine

27/02/2012

La Syrie est au cœur d’une guerre d’influence héritée de la transition post-communiste du nouvel ordre international et médiatisée par des rapports de puissance. Cette guerre « tiède »[2], forme actualisée et désidéologisée de la Guerre froide, opposant l’axe arabo-occidental à l’axe eurasien prend, désormais, une tournure décisive.

Un point de non retour a été atteint, suite à l’islamisation croissante de l’opposition armée, plus ou moins prévisible et dénoncée par Moscou depuis le début du conflit. Pour V. Poutine, cette montée de l’Islam radical est allègrement alimentée par l’ingérence de puissances étrangères, n’hésitant pas à violer les règles westphaliennes de souveraineté nationale et voyant dans la crise syrienne un prétexte de revenir « dans le jeu ». La construction du point critique par la coalition arabo-occidentale, dans le but de déstabiliser le régime syrien, a été jusque là méticuleusement poursuivie – via la formation, l’armement et le soutien des « rebelles » depuis l’étranger, parfois dans le cadre de « camps » installés à proximité de la frontière syrienne. Moscou redoute, désormais, une extension du « printemps islamique » jusqu’à sa périphérie sud.

Dans cette optique, instrumentalisée par les parties en conflit, l’information a un rôle politique clé.

 

Rôle politique de l’information, via son formatage de l’opinion publique

L’appel à l’aide de Damas à la Russie pour une couverture plus « objective » de l’actualité syrienne semble, de ce point de vue, logique. Il s’agit, notamment, d’élargir le pluralisme des sources de l’information, unilatéralement orientée jusqu’à présent contre « celui qui massacre son peuple » – selon le slogan médiatique, repris en Occident. Car, comme tout Etat témoin du « scénario » irakien de 2003 (puis libyen de 2011), la Syrie sait parfaitement qu’une stratégie de désinformation patiemment construite peut justifier une intervention militaire au nom d’une vision de la démocratie à géométrie variable et, surtout, au profit d’objectifs de puissances globales ou régionales ambitieuses, donc prédatrices.

Le mardi 23 avril 2013, le ministre syrien de l’Information, Omrane al-Zohbi, en visite à Moscou, a ainsi déclaré devant les députés à la Douma (chambre basse du parlement russe) : « Vous n’ignorez pas que des dizaines d’agences d’information et de chaînes de télévision participent à une véritable guerre de l’information contre nous. Dans le même temps, les chaînes de télévision syriennes n’ont pratiquement pas accès aux satellites »[3]. Selon les dirigeants syriens, la désinformation médiatique internationale sur l’évolution de la crise s’insère, désormais, dans une stratégie plus globale de délégitimation puis de renversement du régime – au risque d’une régionalisation du conflit, tant redoutée par Moscou.

En fait, l’information quotidiennement diffusée sur la « révolution » syrienne est, à l’origine, « produite » par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH[4]), étrange ONG basée à Londres et dirigée par un farouche opposant au président Assad, proche des fameux « frères musulmans ». Cette curieuse situation, politiquement très orientée, nous amène à nous interroger sur la fiabilité de cette « information » structurellement anti-Assad et régulièrement reprise par les médias occidentaux, sans aucun contrôle. Depuis le début de cette crise, la Russie a fort justement contesté la légitimité de cette douteuse ONG, comme source quasi-exclusive de l’information sur la Syrie.

Au final, cette évolution a fini par conditionner l’opinion publique occidentale contre le méchant « dictateur syrien », pour reprendre l’expression relayée par nos médias. Et une conséquence programmée de cette stratégie informationnelle a été de justifier les divers soutiens extérieurs à l’opposition « rebelle », comme étape préalable à une ingérence politico-militaire de plus en plus forte donc, à terme, potentiellement décisive. Au nom du « droit au bonheur » des peuples souverains, justifiant une guerre de « libération ». ». Pourtant, comme le reconnaît le président de la commission d’enquête de l’Onu sur la Syrie, Paulo Pinheiro : « La majorité des rebelles est très loin de penser à la démocratie. Ils ont d’autres inspirations »[5]. Fin d’un rêve…

La manipulation de l’information permet, notamment, de répandre des rumeurs nuisant à l’image du président Assad, dont celle récurrente depuis plus de 2 ans et déjà couronnée de succès en Irak, de « l’utilisation d’armes chimiques » par le régime. Pour l’Amérique d’Obama, c’est « une ligne rouge » à ne pas franchir et pour l’opposition anti-Assad, une réelle « opportunité » politique. Cet avertissement d’Obama peut, en effet, inciter l’opposition syrienne à mettre en œuvre une stratégie manipulatoire, destinée à persuader l’opinion publique mondiale du franchissement effectif de cette ligne interdite, qui précipitera l’intervention américaine. Et, a priori, ce scénario est en train de se réaliser.

Par la voix du secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev,  qui reconnaît, à ce jour (le 6/05/2013), l’absence de preuves irréfutables sur l’éventuel emploi de gaz interdits, la Russie pose la bonne question : « Vu la situation actuelle des dirigeants syriens, ont-ils ou non intérêt à utiliser cette arme? Je pense qu’il s’agit d’une voie suicidaire, et les autorités de Damas n’ont aucun intérêt à l’emprunter »[6]. Un mois plus tard, le mardi 4 juin 2013, la Commission d’enquête sur les violations des droits de l’Homme en Syrie souligne la culpabilité partagée des deux parties au conflit dans l’emploi des armes chimiques[7].

Alors, qui manipule qui ? Retour, obligé, vers le passé…

 

La construction médiatique du « seuil critique » d’intervention

Dés septembre 2011, le site de Bernard-Henri Lévy affirmait, sans aucune preuve rappelle l’Agence France-Presse, que « des tueurs d’Assad [ont] lancé dans la région d’Al Rastan, non loin de la ville rebelle de Homs, des opérations aériennes avec utilisation de gaz toxiques »[8]. Le 12 mars 2012, la menace se précise, selon le rapport annuel présenté au Sénat américain par le directeur du renseignement national, James Clapper. Ainsi, il y est indiqué que « La Syrie développe avec succès un programme de recherche sur les armes chimiques, elle augmente ses stocks de gaz moutarde, de sarin et de gaz neuroplégique VX. Nous estimons que Damas possède également des bombes, des missiles et des obus d’artillerie pouvant servir de vecteurs d’armes chimiques ». Et Klapper de confirmer, à nouveau comme il y a un an, que « Les Etats-Unis et leurs alliés surveillent les stocks d’armes chimiques »[9] redoutant, sans doute, la perte de contrôle par Damas des armes chimiques, au profit des « terroristes ». Certains experts craignent également un possible emploi des armes chimiques, « en dernière extrémité » par Damas. Dans tous les cas, il semble évident que l’arme chimique sera le signal déclencheur privilégié d’éventuelles frappes américaines ciblées sur le territoire syrien. En Syrie, insiste un peu plus tard le Figaro, le 22 juillet 2012, « les armes chimiques sont sous surveillance »[10]. On redoute alors le pire. Soit, mais pour qui ?

En décembre 2012, le fameux OSDH accuse le régime syrien d’utiliser des armes chimiques à Homs et, en mars 2013, dans les environs d’Alep et de Damas[11]. Bien que très vague, l’information est rapidement diffusée, sans aucune vérification et la moindre suspicion. Plus surprenant, les israéliens  s’y mettent à leur tour, le 15 mars 2013. Le chef du renseignement militaire israélien, le commandant Aviv Kochavi, tire alors la sonnette d’alarme.  Avec d’étranges certitudes et une certaine « impatience », Kochavi assure que les troupes gouvernementales syriennes s’apprêtent à employer des armes chimiques contre les insurgés : « Assad n’a pas encore donné l’ordre approprié, mais il s’y prépare déjà »[12]. Le 23 avril 2013, le renseignement militaire israélien dénonce un « passage à l’acte » du régime syrien. Ainsi, selon un responsable de ce service, le général de brigade Itai Brun, cité par le quotidien Haaretz : « D’après ce que nous avons compris, le régime [syrien] a eu recours à des armes chimiques meurtrières dans un certain nombre d’incidents, il s’agit probablement du gaz sarin »[13]. On remarquera que le discours israélien  – à l’instar des autres discours accusateurs – s’appuie sur de pures hypothèses, mais sur aucune preuve concrète. Etonnant, tout de même, pour une structure de sécurité mondialement réputée…

Le 26 avril 2013, les Etats-Unis affirment (enfin !) avoir des preuves de l’usage d’armes chimiques en Syrie, selon le Washington Post se référant à une lettre de la Maison Blanche lue par le chef du Pentagone Chuck Hagel à Abu Dhabi (Emirats arabes unis). Ainsi, selon la missive,  « Les Etats-Unis ont la preuve que des armes chimiques, dont le gaz sarin, ont été utilisées en Syrie à une faible dose ». Par précaution, la missive rappelle que ces informations doivent être vérifiées avant d’en tirer les conséquences politiques (jg : on devine lesquelles), selon Hagel: « Nous ne sommes pas en mesure de confirmer l’origine de ces armes, mais nous supposons que tout recours aux armes chimiques en Syrie provient du régime d’Assad (jg : c’est une présomption de culpabilité). Nous devons disposer de l’ensemble des faits et des informations. Certaines incertitudes concernant le lieu, la nature des armes et les auteurs persistent »[14].Troublant aveu.

Le 10 mai 2013, après d’autres rumeurs, la Turquie entre enfin dans la ronde, par l’intermédiaire de son premier ministre Recep Tayyip Erdogan, avouant détenir (encore !) la preuve de l’utilisation de gaz de combat par Damas. Dans une interview à la chaîne de télévision américaine NBC, Erdogan, omettant (volontairement ?) de citer les détails concernant le lieu et la date d’emploi de ces armes, affirme : « Des blessés, victimes d’armes chimiques, figurent parmi les personnes placées dans nos hôpitaux. Il ne fait aucun doute que le régime [de Bachar el-Assad] utilise des missiles et des gaz de combat ». Surtout, il affirme – surprenante révélation ! – que « la ligne rouge » autorisant les Etats-Unis à intervenir pour renverser le président Assad « avait été franchie depuis longtemps »[15]. Tout devient clair.

Enfin, pour couronner le tout – et cela n’est pas surprenant, même plutôt « logique » – la Grande Bretagne, par l’intermédiaire de son chef de la diplomatie, William Hague, a alimenté le 20 mai cette diatribe anti-Assad : « On voit apparaître de plus en plus de témoignages convaincants sur le fait que le régime syrien a utilisé et continue d’utiliser des armes chimiques. Nous avons des échantillons physiologiques provenant de Syrie, confirmant l’utilisation de Sarin, même s’ils ne disent rien de l’ampleur de cet emploi ». Selon le diplomate, « notre supposition est que selon toute vraisemblance ces armes sont utilisées par le régime syrien » – « suppositions » régulièrement reprises par les diplomaties occidentales, dont américaine et française. Hague a, pour conclure, ajouté qu’il « n’existait aucune preuve du fait que l’opposition en utilise »[16]. Voilà qui est dit. Pourtant, à ce jour, il n’y a toujours pas de preuve concrète et irréfutable incriminant Assad mais seulement, des suppositions. Comme une réactivation du « syndrome » irakien, subordonné à un objectif politique latent – très inquiétant.

Face à la multiplication des accusations, O. al-Zohbi dénonce un « mensonge éhonté », destiné à faire pression sur le régime syrien. Pour lui, il s’agit aussi d’une question morale et humanitaire : « la Syrie n’utilisera jamais (d’armes chimiques), pas seulement parce qu’elle respecte la législation internationale et les règles d’une guerre, mais en raison de problèmes humanitaires et moraux »[17]. La position syrienne a, au moins, le mérite d’être claire et, en définitive, d’intégrer un engagement moral.

Redoutant une instrumentalisation politique, Moscou a averti que ces multiples rumeurs incontrôlables ne devaient pas servir « d’alibi » pour une intervention militaire en Syrie. Pour l’émissaire du président russe au Moyen-Orient, Mikhaïl Bogdanov, cette stratégie de désinformation doit cesser : « s’il y a des preuves sérieuses sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, il faut les montrer immédiatement et ne pas les dissimuler »[18]. Moscou redoute une tentative de répéter le « modèle libyen ». Cela explique – en association avec la Chine – son opposition systématique aux résolutions proposées à l’ONU par la coalition arabo-occidentale. Une raison majeure est que ces résolutions sont potentiellement manipulables, donc suspectées de préparer une intervention et, dans une première étape, de chercher à créer une zone d’exclusion aérienne – prétexte à un « couloir humanitaire ».

Comme une étrange impression de « déjà vu ».

 

La « bombe » politique de C. Ponte, (trop) vite neutralisée…

Dans ce contexte très tendu, le 6 mai 2013 a été un véritable choc. Les rumeurs redondantes sur l’emploi « prouvé » d’armes chimiques par le « sanguinaire » Assad sont alors en effet brutalement remises en cause, par Carla Del Ponte[19], membre de la commission d’enquête indépendante de l’Onu sur les violences en Syrie. Avec un certain courage et contre le consensus médiatique, C. Ponte a même retourné l’accusation contre les vertueux « rebelles » : « Il existe des suspicions fortes et concrètes, mais pas encore de preuve incontestable, de l’emploi de gaz sarin, sur la base de la manière dont les victimes ont été soignées ». Puis, la magistrate suisse précise que « Le gaz aurait été utilisé par les rebelles et non par les forces gouvernementales »[20]. Un discours, cohérent, précis et nuancé – très loin des certitudes de la pensée unique – et surtout, une information plus « équilibrée ». Enfin…

Très (trop ?) vite, les conclusions de C. Ponte ont été à leur tour démenties quelques heures plus tard par la Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie. Cette Commission précise, en effet, que  son enquête « n’a pas atteint des résultats permettant de conclure que des armes chimiques ont été utilisées par les parties au conflit »[21]. Avec une certaine légitimité, on peut se demander pourquoi l’enquête n’a pas été poursuivie ?  Retour à la case départ.

En fait, on a l’impression d’un traitement à deux vitesses des rumeurs sur l’emploi des armes chimiques, selon qu’elles incriminent ou pas le régime syrien. Les nombreuses rumeurs anti-Assad sur cette question n’ont presque jamais été remises en cause, alors qu’elles étaient le plus souvent assises sur de simples « impressions », dans une optique évidente de manipulation – en vue d’accélérer le seuil critique d’intervention. Dans le même temps, la demande de Damas (très précise, donc facilement vérifiable) adressée à l’ONU d’enquêter sur l’éventuel emploi d’armes chimiques par l’opposition, le 19 mars 2013 dans la région d’Alep, a été longtemps occultée. Cela a conduit Moscou à dénoncer un « frein » à la poursuite d’une enquête politiquement gênante. Ainsi, selon Vitali Tchourkine, délégué permanent de la Russie auprès de l’Onu : « Nous exhortons [l’Onu] à renoncer à toute tentative de faire traîner sous différents prétextes la demande formulée par les autorités syriennes d’enquêter sur une utilisation éventuelle d’une arme chimique dans une banlieue d’Alep (nord de la Syrie) ». En outre, le diplomate russe a souligné que le secrétariat des Nations unies n’avait pas fait preuve « de suivi, ni de transparence » lors de l’examen de cette demande[22].

De manière étrange – curieuse coïncidence – les rumeurs chimiques anti-Assad ont repris de plus belle à l’approche de la future Conférence internationale sur la Syrie (prévue courant juillet) et à la veille de la réunion des chefs de diplomatie de l’UE sur l’avenir de l’embargo (28/05/2013). Ainsi, par l’intermédiaire de deux de ses journalistes, le Monde du 27 mai 2013 rapporte que les forces syriennes utilisent des « gaz toxiques » aux alentours de Damas et que ces derniers en auraient, eux-mêmes, constaté les effets[23]. Au final, on peut penser que cette « information » a été politiquement décisive, dans la mesure où d’une part, l’Europe a décidé de lever prochainement l’embargo sur les armes et que d’autre part, la conférence sur la Syrie, « Genève 2 », – porteuse d’une solution négociée, donc consensuelle – semble fragilisée, tant dans sa portée que dans sa légitimité : on ne négocie pas avec un « dictateur » qui « gaze » son peuple.

Pour cette raison, toute décision issue de cette conférence pourra être définie comme illégitime par l’opposition anti-Assad. Une véritable aubaine…

 

Une ligne rouge « incontestablement » franchie ?

Comme si, en dernière instance, au nom d’une présomption de culpabilité relayée par une opinion publique conditionnée et parce que de puissants intérêts sont en jeu, l’information (politiquement correcte) devait être consciemment orientée contre le « dictateur » Assad – créant, par ce biais, une redoutable asymétrie. L’objectif implicite est  d’accélérer son élimination et d’éviter ainsi une solution négociée, gênante pour les éléments les plus « radicaux » de l’opposition, dont la seule chance d’accéder au pouvoir passe par une victoire militaire, c’est à dire par l’écrasement dans le sang du régime syrien – quel qu’en soit le coût. Cette hypothèse est reprise par le chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov : « On a l’impression que la Coalition nationale, et notamment ses sponsors régionaux, mettent tout en œuvre pour empêcher le lancement d’un processus politique et provoquer une intervention militaire en Syrie »[24].

Au regard de leur statut et à l’instar du Kosovo, les conclusions de C. Ponte sur la Syrie dépassent le stade de la simple rumeur et mériteraient d’être approfondies – d’autant plus qu’elles apportent une dose pluraliste à l’information. Le 2 juin 2013, la saisie d’un « lot de gaz toxique sarin » par l’armée syrienne lors d’une opération contre les « rebelles » dans la ville de Hama est venue renforcée les conclusions de l’experte de l’ONU[25]. Alors, pourquoi chercher, à tout prix, à les étouffer ?

Le mercredi 5 juin, le chef de la diplomatie française, L. Fabius, porte le « coup de grâce ». Sur la base d’échantillons analysés en laboratoire, il accuse le régime syrien d’avoir utilisé à plusieurs reprises du « gaz sarin » : « Nous n’avons aucun doute sur le fait que les gaz ont été utilisés (…). La conclusion du laboratoire est claire: il y a du gaz sarin ». Selon le responsable français, il s’agit d’une « ligne qui est franchie incontestablement ». Et la sentence, au regard des affirmations précédentes, était prévisible : « Nous discutons avec nos partenaires de ce qu’il va falloir faire et toutes les options sont sur la table »[26]. Dont, probablement, l’option militaire…

Le « syndrome » irakien, au cœur d’une terrible guerre de l’information – levier d’un nouveau « soft power ».

Jean Geronimo

 

Grenoble, le 5 juin 2013

 

Jean Geronimo : Docteur, spécialiste de la Russie


[1] http://fr.rian.ru/world/20120227/193510504.html : « Printemps arabe : éviter une répétition du scénario libyen », Moscou, 27/02/2012 – RIA Novosti.

[2] Ce concept est développé dans le post-scriptum  « Les Révolutions arabes, et après ? – A la recherche d’un Printemps russe » de la seconde édition enrichie de mon livre « La pensée stratégique russe », 2012, Sigest.

[3] http://fr.rian.ru/world/20130423/198152213.html: « Guerre de l’information : Damas compte sur l’aide de Moscou », Moscou, 23/05/2013 – RIA Novosti.

[4] OSDH : Organisation basée à Londres et représentée par un seul homme (Rami Abdelrahman), opposant politique  au régime syrien. Il opère dans un studio londonien sous haute protection des services de sécurité britanniques. Ses informations, nourries par de mystérieux coups de fils, sont reprises sans aucun contrôle par AFP, CNN, CBS, BBC… De manière systématique, il incrimine le régime syrien et glorifie l’Armée Libre Syrienne (ALS).

[5] http://fr.rian.ru/world/20130530/198426810.html : « Syrie: la majorité des rebelles ne veulent pas une démocratie », P. Pinheiro, Moscou, 30/05/2013 – RIA Novosti.

[6] http://fr.rian.ru/world/20130506/198236249.html : « Armes chimiques en Syrie : aucune preuve incontestable »,  Moscou, 6/05/2013 – RIA Novosti.

[7] http://fr.rian.ru/world/20130604/198467453.html : « Syrie: les deux parties ont utilisé des armes chimiques », Moscou, 4/06/2013 – RIA Novosti.

[8] Rapporté par : http://www.monde-diplomatique.fr/2012/09/AMADO/48102 : « Syrie, champ de bataille médiatique », A. Amado et M. de Miramon, sept. 2012 – Le Monde Diplomatique.

[9] http://fr.rian.ru/world/20130312/197776088.html : « La Syrie possède des armes chimiques et biologiques, selon les USA », Washington, 12/03/2012 – RIA Novosti.

[10] http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/20/01003-20120720ARTFIG00518-syrie-les-armes-chimiques-sous-surveillance.php?print=true : « Les armes chimiques sont sous surveillance », G. Malbrunot, 20/07/2012 – LeFigaro.fr.

[11] http://www.mondialisation.ca/gaz-sarin-en-mains-rebelles/5334115 : « Gaz sarin en mains « rebelles », S. Cattori, 6/05/2013 – Mondialisation.ca.

[12] http://fr.rian.ru/world/20130315/197804511.html : « Syrie : l’opposition contrôle les deux tiers du pays », A. Kochavi, 15/03/2013 – RIA Novosti.

[13] http://fr.rian.ru/world/20130423/198151299.html : « Syrie : Damas aurait utilisé des armes chimiques »,  I. Brun, 23/04/2012 – RIA Novosti.

[14] http://fr.rian.ru/world/20130426/198175316.html : « Syrie – armes chimiques : les USA affirment disposer de preuves », 26/04/2013 – RIA Novosti.

[15] http://fr.rian.ru/world/20130510/198264823.html : « Erdogan affirme avoir des preuves de l’usage d’armes chimiques par Damas », Ankara, 10/05/2013 – RIA Novosti.

[16] http://fr.rian.ru/world/20130520/198347400.html : « Syrie : Londres dit avoir des preuves de l’usage d’armes chimiques par Assad », Londres, 20/05/2013 – RIA Novosti.

[17] http://www.liberation.fr/monde/2013/04/27/armes-chimiques-en-syrie-damas-accuse-londres-et-washington-de-mentir_899519 : « Syrie : le régime rejette les accusations sur l’utilisation d’armes chimiques », dépêche AFP, 27/04/2013 – Libération.fr.

[18] http://www.liberation.fr/monde/2013/04/29/armes-chimiques-en-syrie-obama-dit-son-inquietude-a-poutine_899918 : « Armes chimiques en Syrie : Obama dit son « inquiétude» à Poutine », dépêche AFP, 29/04/2013 – Libération.fr.

[19] C. Ponte est l’ancienne Procureuse générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). En 2008, dans ses mémoires, elle a dénoncé le trafic d’organes dont auraient été (principalement) victimes des prisonniers serbes de l’Armée de libération du Kosovo (UCK). En 2010, et en dépit de pressions visant à étouffer « l’affaire », cette hypothèse de Ponte a été confirmée par le rapport Marty, impliquant dans ce « trafic » des dirigeants du Kosovo, dont l’actuel premier ministre, Hashim Thaçi.

Sources : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-01-04-Kosovo : « Trafic d’organes au Kosovo : un rapport accablant », J.A. Dérens, 4/01/2011 – Le Monde diplomatique.

[20] http://fr.rian.ru/world/20130506/198233177.html : « Armes chimiques en Syrie : les rebelles dans le collimateur de l’Onu », Genève, 6/05/2013 – RIA Novosti.

[21] http://fr.rian.ru/world/20130506/198237683.html : « Armes chimiques en Syrie : l’ONU ne dispose pas de preuves formelles », Moscou, 6/05/2013 – RIA Novosti.

[22] http://fr.rian.ru/world/20130425/198165598.html : « Syrie/armes chimiques : Moscou prie l’Onu de ne pas tergiverser », New York, 25/04/2013 – RIA Novosti.

[23] http://www.rfi.fr/print/965255?print=now : « Deux journalistes du « Monde » témoignent de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie », 27/05/2013 – RFI.

[24] http://fr.rian.ru/world/20130530/198428356.html : « La coalition de l’opposition veut provoquer une ingérence étrangère », S. Lavrov, Moscou, 30/05/2013 – RIA Novosti.

[25] http://fr.rian.ru/world/20130602/198452666.html : « Syrie : l’armée saisit un lot de gaz sarin dans la ville de Hama », Moscou, 2/06/2013 – RIA Novosti.

[26] http://fr.rian.ru/world/20130605/198474455.html : « Syrie: Paris accuse Damas d’avoir employé des armes chimiques », Moscou, 5/06/2013 – RIA Novosti.

http://www.mondialisation.ca/la-syrie-et-la-guerre-de-linformation-le-syndrome-irakien/5338616

Le BND prévoit une victoire de la Syrie fin 2013

Les services secrets extérieurs allemands (Bundesnachrichtendienst, BND) ont radicalement révisé leur estimation de la situation en Syrie, dévoile le Spiegel Online [1].

Alors que, sur la foi d’officiers supérieurs déserteurs, ils prédisaient jusqu’ici une chute rapide de Bachar el-Assad, ils annoncent aujourd’hui sa victoire avant la fin de l’année.

Le BND estime que l’Armée arabe syrienne a réussi a sécuriser son approvisionnement et à couper celui des « insurgés » (jihadistes massivement étrangers, soutenus par l’Otan et le CCG). La reprise de la ville Qoussair annonce celle de tout le district de Homs et la fin des projets de partition, à l’exception éventuelle d’une zone kurde.

http://www.voltairenet.org/article178610.html

Blog d’Alexandre Latsa: Guerre en Syrie: victoire de la realpolitik et défaite du mainstream médiatique?

Alexandre Latsa

12:39 22/05/2013

Сe 22 mai 2013, l’armée Syrienne semble en passe de remporter une bataille locale importante, en reprenant le contrôle d’un des principaux bastions de l’opposition, la ville de Qousseir. Cette victoire militaire, qui devrait être confirmée dans les jours qui viennent, arriverait alors que l’Etat Syrien a repris le contrôle de plusieurs dizaines de localités ces dernières semaines.

Cette chute de Qousseir, qui résiste au régime depuis plus d’un an, serait stratégique pour l’Etat Syrien et lui permettrait de couper la principale route d’approvisionnement des rebelles dans le centre de la Syrie. L’armée Syrienne devrait ensuite vraisemblablement concentrer ses forces sur Homs, ville que près de 80.000 chrétiens ont fui depuis le début de la guerre et ainsi plausiblement reprendre le contrôle du centre du pays.

On peut imaginer qu’ensuite, le régime décide d’en finir avec Alep et lance un assaut décisif pour reprendre cette ville partiellement aux mains des rebelles, réduisant ainsi à néant toute possibilité pour ces derniers d’en faire un bastion du nord, pourquoi pas même la pré-capitale d’une région indépendante du nord. Le régime Syrien avait du reste lui-même qualifié la bataille d’Alep, qui a commencé en juillet 2012, de mère des batailles.

Ce faisant, le régime resterait sur la tactique qui est la sienne depuis le début du conflit, c’est à dire garder le contrôle des villes et refouler les rebelles dans les campagnes, les empêchant ainsi d’exercer tout contrôle politique.

Il semble donc bien que le gouvernement syrien reprend lentement l’avantage, une situation que la presse occidentale n’arrive même plus à maquiller, après avoir proclamé et martelé pendant deux ans et demi, depuis le début de la guerre civile, que la défaite d’Assad était évidente, certaine et toujours très proche. Cette situation remet de nouveau sur la table le projet de négociations internationales sur la question Syrienne.

Toutefois, c’est une équation totalement nouvelle qui apparait pour ces éventuelles négociations internationales. L’image médiatique de l’opposition en Syrie s’est beaucoup dégradée, sans doute au grand dam de ses sponsors. On parle moins d’opposition démocratique, on décrit maintenant des groupes Djihadistes sans coordination, et les multiples vidéos de tortures et massacres commis par certains de ces groupes armés ont semble t-il considérablement porté atteinte à la détermination de nombre de pays occidentaux d’armer ces mêmes groupes.

Peu à peu, une scission semble s’être en effet créée au sein des partisans du départ d’Assad, qui forment une étrange coalition entre des états occidentaux (Amérique, Israël et nations européennes) et des pays islamo-sunnites, Qatar en tête. Pour les premiers, l’absence d’une opposition politique modérée (laïque titrait même le New York Times) avec la rébellion qui n’arrive pas à contrôler le terrain, et ce malgré deux ans et demie de guerre, pose un réel problème de tactique diplomatique. Pour les seconds visiblement, la montée en puissance du Front Al-Nosra ne semble pas être un problème et l’organisation, qui a affirmé son rattachement a Al-Qaïda, vient d’ailleurs de faire des émules puisque l’opposition Syrienne comprend désormais également une brigade Oussama-Ben-Laden.

Sur le terrain il est sans doute encore très prématuré de parler d’une potentielle victoire d’Assad, militaire ou politique, ou de dire que la Syrie ne se dirige pas vers une partition de fait. Mais sans intervention militaire étrangère, on imagine mal comment l’armée Syrienne, qui a désormais elle aussi le soutien de milliers de combattants étrangers (notamment du Hezbollah) ainsi que directement de l’Iran pourrait perdre cette guerre.

Il y a même une hypothèse selon laquelle la guerre pourrait continuer, même en cas de départ ou d’élimination physique d’Assad, ce reportage d’un journaliste anglais tente de l’expliquer. Cette situation militaire redonne du poids à la position diplomatique russe qui depuis le début de la crise prône une solution politique. La plupart des états qui travaillent sur le dossier Syrien sont sans doute convaincus qu’une défaire militaire totale d’Assad semble de moins en moins probable, malgré les certitudes récentes du MAE Français Laurent Fabius qui n’en finit plus de ridiculiser la diplomatie française durant ce conflit.

Il reste l’idée d’une intervention militaire sur le scénario Libyen, mais visiblement ce n’est plus a l’ordre du jour  et cette fois la diplomatie Russe ne la laisserait pas se mettre en place. La solution diplomatique et politique semble prendre forme puisque des sources diplomatique affirment que Damas a désigné des représentants chargés de négocier avec l’opposition en vue d’une conférence sous égide Russo-américaine devant faire suite à celle qui s’est tenue le 30 juin 2012 à Genève.

Finalement, le conflit syrien qui était présenté comme une lutte de démocrates contre une dictature a complètement changé de visage. Ce délire absolu du mainstream médiatique français, qui a lui par contre totalement perdu cette guerre, ne tient plus aujourd’hui et on voit désormais bien qu’il s’agit d’une guerre stratégique contre l’Etat Syrien, soutenue de l’extérieur, pour que l’axe Chiite (Liban-Syrie-Iran-Sud de l’Irak) perde son influence régionale.

La guerre en Syrie pourrait donc faire apparaitre des réalités inattendues: Marquer le point d’arrêt définitif du printemps islamiste que la région connaît? Faire échouer la politique anti-chiite développée par les Occidentaux en collaboration avec leurs alliés sunnites? Confirmer le statut de la Russie comme protectrice des chrétiens d’Orient et des minorités en Syrie, en lieu et place de l’Europe?

http://fr.rian.ru/blogs/20130522/198361921.html

La deuxième phase de la bataille à Qousseir a commencé

 

L’armée syrienne a entamé la deuxième phase de l’attaque sur la ville de Qousseir. Des dizaines de véhicules et de chars avancent en direction des positions restantes de l’opposition armée, alors que l’aviation syrienne a intensifié ses bombardements des sites toujours contrôlés par les hommes armés.

Les agences de presse ont confirmé la mort mardi du commandant général du front extrémiste annosra et de son secrétaire adjoint dans les frappes de l’armée syrienne.

Ces derniers jours, les forces syriennes ont concentré leurs frappes sur la partie nord de la ville de Qousseir dans le rif de Homs. A ce propos, une source sécuritaire syrienne a indiqué que « des combats violents se déroulent au nord de la ville de Qousseir, où se réfugient le grand nombre des terroristes qui contrôlaient la ville depuis plus d’un an ».

un milicien tunisien tué à Qousseir Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), proche de l’opposition, « les groupes armés interdisent aux civils de quitter la ville, alors que les forces syriennes lancent un assaut dur » sur cette ville stratégique qui sert de liaison entre Damas et le littoral syrien, et qui sert de point de ravitaillement principal des groupes armés pour sa proximité des frontières libanaises.

Pour sa part, l’agence de presse syrienne Sana a rapporté que « dans le cadre des opérations continues contre les repaires des terroristes dans le quartier du centre et du nord de Qousseir, les unités de l‘armée syrienne ont tué et blessé un grand nombre de terroristes, et détruit plusieurs tunnels utilisés par les rebelles pour se déplacer et stocker les armes et les munitions ».

 

 

L’opposition syrienne appelle tous les rebelles à rejoindre Qousseir

Le chef de l’opposition syrienne George Sabra a appelé mercredi tous les rebelles à venir défendre la ville  de Qousseir.

« Accourez, bataillons de la révolution et de l’Armée syrienne libre (ASL),
pour sauver Qousseir et Homs », a-t-il affirmé dans un communiqué.
Il a appelé en priorité les combattants se trouvant à Qalamoun (province de
Damas), dans le nord de la province de Homs et de celle voisine de Hama à
« venir rapidement à la rescousse » de Qousseir et de ses environs.

« Que chacun des bataillons (rebelles) d’Alep, d’Idleb, de Raqqa, de Deir
Ezzor, de Damas dépêchent tout de suite même une petite unité pour sauver
Homs », province dont Qousseir fait partie.

Il a également demandé à ceux qui possèdent des armes et des munitions de
les envoyer à Qousseir et à Homs.

Par ailleurs, il a appelé la communauté internationale à établir un corridor humanitaire pour « sauver les blessés et fournir des médicaments et une assistance aux 50.000 habitants qui sont assiégés », selon lui.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=113139&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Qusseir : officiers français, britanniques, belges, hollandais, qataris capturés!!!!

 

IRIB- Selon Al Nachra, citant un député du parlement libanais,  » les officiers français, britannqiues, belges, hollandais, qataris ont été arrêtés au cours des combats à Qusseir alors que l’étau continue de se resserer autour les terroristes d’Al Nosra « 
. Assam Ghansou , député du parti baas socialiste libanais qui se confiait à Al Nachra , « le nombre de ces officiers étrangers s’élève à des dizaines. le chef d’Al Nosra Abou al Walid a été tué alors qu’il combattait au milieu de ces officiers étrangers… 36 villages situés dans la banlieue de Qusseir ont été libérés et l’armée arabe syrienne  a réussi en deux jours de combats à nettoyer les régions du nord ouest de la ville ce qui veut dire que les voies d’approvisionnement d’Al Nosra depuis Arsal et Homs sont totalement coupées.  » selon ce députés libanais, l’amée cherche désormais à libérer l’aéroport Al Zabgha, ce qui lui permettra d’annoncer zones sûres les frontières syro-libanaise. des milliers de terroristes se sont rendus et près de 18 libanais , tous des partisans du cheikh Salem Al Rafaï, le religieux salafiste libanais ont été arrêtés . il y a aussi des salafistes libanais tués ou encore arrêtés. chaque famille libanaise qui a envoyé son fils au front du combat contre la Syrie a reçu 50000 dollars.  » le député dément catégoriquement la présence des combattants libanais en Syrie et s’inquiète du retour des dizaines de combattants salafistes au Liban .  » Le Liban ne peut pas tolérer éternellement ces élements sur son sol surtout quand ils sont équipé d’armes et de munition ».

Syrie : Qoussair libérée

| 20 mai 2013

L’armée syrienne, appuyée par des membres du Hezbollah, a libéré la ville de Qoussair. 80 000 chrétiens avaient fuit leurs maisons depuis plus de six mois, sous la menace des jihadistes majoritairement étrangers et soutenus par l’OTAN et le CCG.

La libération de Qoussair marque la fin des affrontements dans le district de Homs. La ville de Homs elle-même devrait être nettoyée dans les prochains jours.

http://www.voltairenet.org/article178539.html

L’armée syrienne entre dans le centre de Qousseir, des dizaines de rebelles tués

 

L’armée syrienne est entrée dans le centre de Qousseir, place forte des rebelles dans la province de Homs (centre), et a pris le contrôle de la place centrale et de la mairie tout proche, a affirmé à l’AFP une source militaire.

« L’armée syrienne contrôle la place principale de Qousseir dans le centre-ville ainsi que les immeubles environnants, dont la mairie où les soldats ont planté le drapeau syrien », a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat.

« Nos forces valeureuses ont rétabli la sécurité et la stabilité dans la mairie de Qousseir et les immeubles environnants, et continuent de poursuivre
les terroristes dans la ville », a indiqué de son côté la télévision d’Etat.

L’armée de l’air syrienne menait dimanche d’intensifs bombardements sur la ville de Qousseir, dernière place forte des rebelles dans le centre de la Syrie.

D’après le correspondant de la chaine de télévision alManar, présent sur place, les bombardements ont commencé vers 5h00 du matin, ensuite l’armée est parvenue à effectuer une avancée rapide sur le terrain. Selon notre correspondant, l’armée syrienne a avancé de la direction nord, sud et Ouest vers la ville, et a pris le contrôle de la moitié de Qousseir.

Plusieurs morts dans les rangs des rebelles ont été recensés, a ajouté le correspondant d’alManar.

Selon la chaine de télévision arabe alMayadeen, l’armée syrienne a lancé son opération militaire pour libérer Qousseir dans le rif de Homs, et pour en chasser les milices armées. De même source on indique que les lignes de défense de l’opposition à l’Est et au Sud de la ville sont tombées sous le contrôle de l’armée.

« L’armée syrienne est entrée dans les quartiers de l’Est et du Sud et est arrivée aux abords du centre de la ville, alors qu’un grand nombre de rebelles ont déposé leurs armes et tentent de s’enfuir avec les habitants du côté de l’Ouest », a expliqué la chaine alMayadeen, selon laquelle, les rebelles se sont retranchés et les combats se déroulent au centre de la ville et aux alentours de ses quartiers.

« Après deux jours d’accalmie, l’aviation bombarde violemment la ville de
Qousseir depuis les premières heures du matin », a indiqué Rami Abdel Rahmane,
directeur de l’OSDH, organisation qui s’appuie sur un réseau de militants et de sources médicales et militaires.
« Il semble que cela soit des préparatifs à une opération d’envergure »,
a-t-il ajouté.

« Une pluie d’obus s’abat sur la ville, parallèlement à des tirs
d’artillerie et de mortier depuis l’aube », affirme de son côté la Commission générale de la révolution syrienne, un réseau de militants sur le terrain.

Récemment, les forces du régime sont parvenues à prendre plusieurs villages aux
alentours de Qousseir, située dans la province centrale de Homs et sur l’axe
stratégique reliant la capitale Damas au littoral.

Dans cette même région, la localité rebelle de Dabaa était également visée
depuis la nuit par de violents raids, accompagnés de combats acharnés au sol
entre rebelles et soldats. L’armée a bombardé également Boueida al-Charqiya, autre village sous le contrôle des insurgés.

Trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées lors d’une explosion samedi soir dans un quartier du nord de Damas, a rapporté la télévision d’Etat syrienne.

La chaîne évoque un attentat terroriste, perpétré à l’aide d' »une importante charge explosive placée dans une voiture » sur un parking à proximité de l’autoroute de
Roukneddine, près d’une école.

La télévision officielle ajoute que « des techniciens s’emploient à désamorcer une autre bombe ».

Une série d’attentats a secoué ces derniers mois Damas, l’un d’eux ayant
visé fin avril le Premier ministre syrien Waël al-Halaqi, qui en est sorti
indemne.

 
Tentative d’infiltration avortée

L’armée syrienne a avorté samedi une tentative d’infiltration d’un groupe armé depuis le Liban.

Des affrontements ont opposé les deux parties, faisant deux morts dans les rangs du groupe. Selon l’agence de presse officielle syrienne Sana, « les forces syriennes se sont affrontés avec un groupe armé dans le rif de Talkalkh, et ont tué certains éléments dans le rif de Damas ».

Les soldats syriens ont saisi ensuite les armes qui étaient en possession des deux terroristes, alors que les autres éléments ont pris la fuite.
Le père de Fayçal Moqdad enlevé par des rebelles
Le père octogénaire du vice-ministre syrien des Affaires étrangères a été enlevé samedi par des rebelles dans son village de la province de Deraa (sud), a déclaré à l’AFP une source gouvernementale.

« Le père de Fayçal Moqdad a été enlevé aujourd’hui de sa maison dans le
village de Ghossom par des hommes armés », a indiqué la source sous couvert de
l’anonymat.

« Ils l’ont frappé devant sa famille et l’ont emmené dans la ville de Deraa », a-t-elle précisé, indiquant que le père était âgé de 84 ans.

Saisie d’appareils de télécoms turcs à Idleb

Une unité de l’armée a rétabli samedi, la sécurité et la stabilité dans la localité de Tall Salmo dans la banlieue d’Idleb après y avoir tué des éléments des groupes terroristes qui terrifiaient les citoyens, a affirmé une source militaire.

Toujours dans la banlieue d’Idleb, une unité de l’armée a saisi des moyens de télécoms de fabrication turque, des lance-roquettes RPG, des jumelles de vision nocturne, un fusil de fabrication allemande, des quantités d’explosifs et des médicaments volés qui étaient dissimulés dans un repaire d’un groupe terroriste près du projet du canal dans la banlieue d’Abou al-Douhour.

La source a souligné que des unités du génie avaient désamorcé des engins explosifs plantés par les terroristes à la périphérie du projet du canal, et tué ou blessé nombre de terroristes du Front Nosra.

De même, une source militaire a indiqué que des unités de l’armée avaient détruit des repaires des groupes terroristes armés à al-Janoudyah, à Ma’artmasrine, à Taftanaz et à Jabal al-Arba’ine.

Destruction d’un atelier d’engins explosifs à Yabroud

Une source militaire a affirmé qu’une unité des forces armées avait détruit un atelier de la fabrication des engins explosifs dans la zone industrielle à Yabroud dans la banlieue de Damas.

Dans une déclaration à Sana, la source a fait noter que nombre de terroristes saoudiens, tunisiens, libyens et afghans ont été tués ainsi que 12 chefs des groupes terroristes.

À Harasta, à proximité du centre al-Qassimi, une unité des forces armées a tué ou blessé la majorité des éléments d’un groupe terroriste relevant de soi-disant « bouclier de la capitale ».

Parmi les terroristes tués étaient « Abou Haytham », un des chefs de « bouclier de la capitale ». Dans la zone d’Adra, une unité des forces armées a tué ou blessé nombre de terroristes relevant de Front Nosra.

Toujours dans la banlieue de Damas, des unités des forces armées ont traqué des terroristes et leur ont infligé de lourdes pertes.

Une source responsable a indiqué que des repaires des terroristes ont été détruits avec dedans armes et munitions dans la cité industrielle à al-Chifouniya et aux fermes de Tal Kurdi à Douma, et qu’un nombre de terroristes ont été liquidés dont deux sont des chefs des groupes terroristes armés qui sont Ghassan al-Hanafi et Abou Souhayb Qartouma.

La source a ajouté qu’une unité des forces armées avait détruit des équipements modernes de télécoms et nombre de cameras utilisés par des groupes terroristes armés pour contrôler les mouvements de l’armée aux fermes d’al-Rihan, alors qu’une autre unité avait désamorcé trois engins explosifs pesant entre 15 et 25 Kg plantés par des terroristes sur la route agricole.

A l’ouest de la ville d’al-Zabadani, des unités des forces armées se sont accrochées avec des éléments des groupes terroristes armés, tuant un nombre de rebelles dont Walid Awwad, et blessant d’autres, alors qu’une autre unité avait détruit les armes et les munitions d’un groupe terroriste armé au quartier d’al-Saqi à al-Nabek et liquidé ses éléments.

La source a fait noter que 7 terroristes ont été éliminés près du bâtiment de Bourj al-Mou’allimine à Jobar, et nombre de terroristes ont été tués par des unités des forces armés à Barzah et à al-Qaboun.

Quatre blessés dans l’explosion d’une charge à al-Douel’a à Damas

Des terroristes ont fait exploser une charge dans le quartier d’al- Douel’a à Damas, faisant nombre de blessés parmi les citoyens.

Une source au commandement de la police a fait noter que les terroristes avaient planté la charge dans une voiture à l’entrée du quartier d’al-Douel’a, soulignant que l’explosion de la charge avait fait quatre blessés parmi les citoyens et causé des dégâts matériels sur place.

Des terroristes abattus aux alentours de l’aéroport de Menneg et à la prison centrale d’Alep

Une source responsable a déclaré à la correspondante de l’Agence Sana que deux canons de mortier et des mitrailleuses lourdes ont été détruits à Alqamieh, près du centre des recherches scientifiques, à Aïne Daqneh et à l’ouest de l’aéroport de Menneg dans la banlieue d’Alep.

La source a ajouté qu’une unité des forces armées avait tué nombre de terroristes, dont un tireur de missile Stinger, au sud de la mosquée de Handarat et à proximité de la station de carburant Kholandi, du bâtiment d’al-Ziraa, de Rheilane, de l’usine Seif et de Baride Abtine à la périphérie de la prison centrale d’Alep et détruit des mitrailleuses lourdes, des lance-roquettes, un véhicule blindé et un lance-mines utilisés par les terroristes pour viser les citoyens et leurs biens.

La source a précisé, en outre, qu’une unité des forces armées s’est accrochée avec des groupes terroristes armés près d’al-Manacher dans la région de Khan Assal, et tué la plupart d’eux et blessé d’autres, tandis que d’autres unités ont tué des terroristes dans la région de Layramoun et détruit leurs mitrailleuses lourdes près de Tahra Abd Rabo.

A Boustan al-Qasr, une unité des forces armées s’est accrochée avec des groupes terroristes à Souk Foustoq et près de la région d’Icharat, ce qui a provoqué la mort d’un grand nombre de terroristes.

Des rassemblements des terroristes ont été également anéantis et leurs armes ont été détruites à Kastilo et au rond point de Beidine dans la ville d’Alep.

Dans la vieille ville d’Alep, l’armée arabe syrienne a détruit un rassemblement des terroristes près du cimetière avoisinant de la mosquée de Qarlaq, liquidant nombre de terroristes.

Sur un autre plan, une rixe a éclaté entre deux groupes terroristes sur le partage du butin dans la banlieue de Houleh au gouvernorat de Homs.

Citant une source du gouvernorat, le correspondant de Sana a affirmé que nombre de terroristes ont été tués ou blessés sur fond de cette discorde.

Destruction d’entrepôts d’armes à Lattaquié

Une source responsable a déclaré au correspondant de SANA que nombre de terroristes du Front Nosra, dont certains étaient de nationalité étrangère, ont été liquidés lors d’une série d’opérations spécifiques menées contre leurs repaires et leurs rassemblements dans les villages d’al-Mreige, d’al-Khadraa’, de Borj Zahya, des écoles d’al-Raby’a et d’al-Dorra dans la banlieue nord de Lattaquié.

La source a également ajouté qu’un entrepôt de roquettes et de lourdes mitrailleuses a été détruit lors de ces opérations, soulignant aussi que nombre de terroristes ont été éliminés dont le Tunisien Zuhair al-Samadi, les deux Egyptiens Sobhy al-Anfoush et Ayach al-Cha’iri et le Libyen Raouf al-Zubaidi.

La source a indiqué que des unités de l’armée avaient détruit un entrepôt d’armes et de munitions et liquidé nombre de terroristes dans les villages de Job al-Ahmar, Chalaf et al- Koum al-Foqani. Parmi les terroristes abattus figuraient : Maher Eleiwo, Khaled Makki, Borhane al-Salloum, Azzam Alo, Omar al-Treifi et le Palestinien Tawfiq al-Khaza’li.

Des unités de l’armée liquident nombre de terroristes à Daraa

Des unités de l’armée ont déjoué une tentative des groupes terroristes d’attaquer deux points de contrôle de l’armée près du club du sport et dans la rue de Suwaidan à proximité de la mosquée d’al-Omari à Daraa al-Balad et leur ont infligé de lourdes pertes.

Une source responsable a déclaré à l’envoyée de SANA que nombre de terroristes ont été éliminés et d’autres ont été blessés, précisant que leurs armes et munitions qui étaient en leur possession ont été détruites.

La source a ajouté que les groupes terroristes agresseurs appartiennent aux brigades de  » Tawhhide al-Janoub », « Chouhada’a al-Janoub » et  » Tahrir al-Janoub » qui englobe principalement des terroristes de nationalité étrangère.

L’armée arabe syrienne abat nombre de terroristes à Deir Ezzor

L’armée inflige aux terroristes de lourdes pertes à Deir Ezzor et dans sa banlieue

Une source responsable a indiqué que des unités de l’armée arabe syrienne s’étaient accrochées avec des groupes terroristes armés dans le quartier d’al-Matar al-Qadim dans la ville de Deir Ezzor et avaient abattu nombre de terroristes dont Zakaraya Jomaa al-Abouch de la soi-disant « la brigade d’al-Ansar ».

La source a ajouté qu’une unité de l’armée arabe syrienne avait détruit des armes et des munitions des terroristes au rond-point d’al-Syouf et dans le village d’al-Mrei’a dans la banlieue du gouvernorat et liquidé nombre de terroristes, dont Alaa’ al-Rihani, qui avaient tenté d’attaquer l’aéroport de Deir Ezzor.

L’armée syrienne effectuent des opérations réussies à Hama

Des unités de l’armée arabe syrienne ont exécuté une série d’opérations réussies dans la banlieue de Salamyeh dans le gouvernorat de Hama, abattant de grands nombres de terroristes qui appartenaient au Front Nosra.

Une source officielle au gouvernorat a souligné au correspondant de SANA qu’une unité de l’armée arabe syrienne avait liquidé nombre de terroristes dans la localité de Hardane, ajoutant qu’une autre unité avait détruit un quartier général du Front Nosra dans la localité de Soha et tué ou blessé nombre de terroristes.

L’armée arabe syrienne s’est accrochée avec des terroristes du Front Nosra dans le village de Kleib al-Soud dans la banlieue de Salamyeh, leur infligeant de lourdes pertes.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=112679&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Chute de Kherbet-Ghazalé: l’armée syrienne se dirige au sud…vers Deraa

L’équipe du site

Alors qu’on s’attendait à la libération de la ville d’al-Qousseir, et avec, de tout le gouvernorat de Homs à l’Est de la Syrie, c’est du côté du sud que l’armée syrienne a fait la surprise, réalisant une percée importante dans la vallée du Hourane qui sépare la Syrie de la Jordanie .

Miliciens à Kherbet-GhazaléCe mercredi, la localité très importante de Kherbet-Ghazalé,  a été sécurisée après deux mois de combats .
«  La chute de Kherbet-Ghazalé qui se situe dans la vallée de Hourane, traversant l’axe routier express qui mène vers la Jordanie est survenue après l’échec de l’envoi d’armements par le Conseil militaire syrien de l’opposition», rapporte l’agence Reuters.

Chef de milice tué à Kherbet GhazaléSelon l’AFP, «  cette ville est très importante du point de vue stratégique : elle est traversée par une route qui relie la Jordanie et la capitale de la province syrienne de Deraa. Les rebelles craignent que les troupes de Bachar al-Assad prennent le contrôle de cette route ».

Un milicien tué à Kherbet-GhazaléDes militants ont indiqué pour Reuters que près d’un millier de miliciens se sont retirés de la localité, la plupart d’entre eux étant des éléments du front al-Nosra d’Al-Qaïda. ils se seraient rendus à Deraa, où devrait avoir lieu la bataille prochaine , selon un expert libanais, l’ancien général Ismaïl Soukkariyyé, qui s’exprimait pour la télévision Almayadine

Dans le gouvernorat de Homs aussi les miliciens battent en retraite, alors que les villages situés aux alentours de la ville Qousseir tombent l’un après l’autre: Salloumiyyé, puis Soumariyyé, et les fermes Kourdi ces deux derniers jours.

L’exploit est de taille pour l’armée syrienne régulière : il lui permet de contrôler une zone extrêmement sensible : les axes routiers qui relient Homs et sa province au littoral syrien, du côté du Nord, la route Damas-Homs et toutes les voies de passage des miliciens vers la province de Damas, en passant par la vallée libanaise du Kaa , et Ersale.

Le sort des miliciens à Qousseir

Un chef de milice saoudien tué à QousseirLa destination de ces miliciens n’est autre que la ville de Qousseir, où des centaines d’entre eux, toutes tendances confondues, sont entassés.

En plus des Syriens, ils comptent de nombreux libanais, jordaniens, tchétchènes, libyens. Mais aussi des palestiniens. Des membres du mouvement Hamas en feraient partie, selon Syria Truth et d’autres sites. Résidants dans le camp « les revenants (en Palestine) » à Homs, ils avaient été entrainés par le Hezbollah pour combattre les Israéliens.

Alors que les éléments étrangers des mouvements takfiris et salafistes comptent y « mourir en martyre », de nombreux miliciens, surtout ceux de la milice Al-Farouk de l’Armée syrienne libre ont déjà entamé des négociations pour parvenir à un compromis avec les autorités syriennes. Question de s’épargner un sort similaire à celui des miliciens de Bayda, qui  selon certaines sources syriennes ont été exécutés après avoir été capturés, après le fiasco de leur attaque conduite contre la ville côtière de Banias.

Combats à QousseirSyria Truth assure que la confrérie syrienne des Frères Musulmans aussi a entamé pour sa part une médiation via une partie libanaise tierce, pour sauver la peau de ses miliciens dans la ville.

L’offre qu’elle suggère stipule la capitulation des miliciens et la remise de la ville de Qousseir sans bataille, en échange de leur arrestation, et leur emprisonnement, sans qu’ils passent par l’échafaud.

La médiation est conduite par des tribus syro-libanaises qui vivent de part et d’autre de la frontière, entre le gouvernorat de Homs et Baalbek.

Jusqu’à présent, les autorités syriennes refusent cette proposition, surtout qu’elles contrôlent hermétiquement la ville de Qousseir.

Terrain : le commandant d’al-Nosra blessé

Du côté de la capitale syrienne, le front al-Nosra d’al-Qaïda a essuyé un coup dur ce mercredi: selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, son chef a été  blessé.  Abou Mohammed al-Joulani a été blessé avec d’autres membres de son groupe dans le bombardement qui les a visés dans un secteur sud de la province de Damas, a ajouté cette organisation en précisant tenir ces informations de militants dans la zone.
Interrogé par l’AFP, le président de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a affirmé que le chef de la milice avait été blessé à un pied, sans pouvoir donner plus de précisions dans l’immédiat.
En avril, il avait prêté allégeance au chef d’Al-Qaïda Aymane al-Zawahiri.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=111079&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1