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Syrie: l’armée pénètre dans une position rebelle clé près de Qousseir

Par AFP

L’armée syrienne a annoncé avoir pénétré samedi dans l’aéroport militaire de Dabaa, une position rebelle clé au nord de Qousseir, une semaine après le début de son offensive conjointe avec le Hezbollah contre cette ville stratégique.

Au Liban, le chef du mouvement chiite libanais Hassan Nasrallah a promis samedi à ses partisans la victoire dans la guerre en Syrie.

Sur le plan diplomatique, l’opposition syrienne, réunie à Istanbul, se montre réticente et surtout divisée au sujet d’une conférence internationale visant à réunir à Genève des représentants des deux parties, pour laquelle les préparatifs s’intensifient.

«L’armée syrienne s’est infiltrée à l’intérieur de l’aéroport de Debaa par le nord-ouest, après s’être emparée de la ligne de défense des rebelles. Les combats se déroulent désormais à l’intérieur», déclaré à l’AFP une source militaire.

Cet ancien aéroport se trouve à 6 km de Qousseir, sur la seule route au nord de la ville. D’après des militants, ce sont les forces spéciales de l’armée et le Hezbollah qui ont mené l’assaut.

Sur sa page Facebook, le militant Hadi al-Abbdallah, qui se trouve dans la ville, a lancé un cri désespéré. «O mon Dieu, Qousseir est détruite et brûle. Des centaines d’obus, de missiles tombent sur la ville».

La Tansikiyat (comité de coordination sur le terrain) de Qousseir a appelé à l’aide, également sur Facebook. «Si Qousseir tombe, nous nous relèverons plus. Aidez-nous, envoyez-nous de l’argent, de la nourriture et des médicaments».

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, qui s’appuie sur un réseau de militants et de sources médicales, les violences ont fait au moins 30 morts, essentiellement des combattants rebelles, samedi dans la zone de Qousseir.

Dans un message, le chef par intérim de l’opposition syrienne, George Sabra, a déclaré à Istanbul: «Des milliers d’Iraniens et leurs collaborateurs terroristes du Hezbollah ont envahi la Syrie».

«Gestes de bonne volonté»

«Je dis aux gens honorables, aux moujahidine, aux héros: comme je vous ai toujours promis la victoire, je vous en promets une nouvelle», a déclaré le chef du Hezbollah lors d’une cérémonie tenue à Machghara, dans le sud-est du Liban, à l’occasion du 13ème anniversaire du retrait israélien du Liban.

«La Syrie, c’est la protection arrière et le support de la résistance. La résistance ne peut rester les bras croisés quand sa protection arrière est exposée et quand son support se brise. Si nous n’agissons pas, nous sommes des idiots», a-t-il souligné.

Pour Ghassan al-Azzi, professeur de sciences politiques à l’Université libanaise, «les Iraniens ont demandé au Hezbollah de s’engager une fois pour toute et de façon publique car cette guerre doit décider de l’avenir de l’alliance entre l’Iran et la Syrie et peut-être de toute la région».

Le mouvement chiite a dépêché 1.700 hommes pour la bataille de Qousseir, selon une source proche de l’organisation.

Pendant les combats, les préparatifs se poursuivent en vue d’une conférence internationale de paix dite «Genève II».

Si le régime a donné, selon la Russie, son «accord de principe» pour participer, l’opposition est très hésitante à s’engager dans des négociations alors qu’elle est en perte de vitesse sur le terrain.

Elle est en outre divisée en raison de la guerre d’influence des puissances régionales, avec d’un côté l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis qui veulent élargir la coalition pour réduire l’influence des Frères musulmans et de l’autre la Turquie et le Qatar qui soutiennent la confrérie islamiste.

Lundi, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius reçoit à Paris ses homologues américain John Kerry et russe Serguei Lavrov pour évoquer cette conférence initiée par Washington et Moscou.

Lundi également, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE doit se prononcer sur une levée de l’embargo sur les armes à destination de l’opposition syrienne. Plusieurs pays, comme la Suède et l’Autriche, y sont farouchement opposés.

A New York, Israël a adressé un courrier à l’ONU accusant la Syrie de chercher à provoquer un conflit, quelques jours après un nouvel incident sur le plateau du Golan dont les deux pays se rejettent la responsabilité.

http://www.liberation.fr/monde/2013/05/25/syrie-combats-acharnes-a-qousseir-l-opposition-hesite-a-negocier_905643

Georges Sabra appelle l’ASL à « sauver » Qoussair

Alors que la ville de Qoussair a été libérée par l’Armée arabe syrienne appuyée par des combattants libanais du Hezbollah, le chef de la Coalition nationale (opposition), Georges Sabra, a appelé toutes les unités se réclamant de l’Armée syrienne libre (ASL) à envoyer des hommes pour « sauver » la ville.

L’Armée syrienne se bat actuellement contre des poches de jihadistes dans certains quartiers et la banlieue. L’appel du trotskiste Georges Sabra vise à rétablir la ligne de partage Nord-Sud de la Syrie que l’opposition voulait faire acter lors de la conférence de « Genève-2 ».

Plus de 80 000 chrétiens avaient été obligés de fuir Qoussair pour échapper à la furie des jihadistes, fin 2012.

La libération de Qoussair modifie profondément la donne stratégique syrienne et met fin au projet de partition.

Le président Barack Obama a appelé son homologue libanais, Michel Sleimane, pour protester contre l’intervention du Hezbollah en contradiction avec la politique de neutralité du Liban. Le Premier ministre turc, Reccep Erdogan, a également condamné l’intervention du Hezbollah lors d’une conférence de presse à Istanbul, à l’occasion de son retour des États-Unis.

http://www.voltairenet.org/article178577.html

La deuxième phase de la bataille à Qousseir a commencé

 

L’armée syrienne a entamé la deuxième phase de l’attaque sur la ville de Qousseir. Des dizaines de véhicules et de chars avancent en direction des positions restantes de l’opposition armée, alors que l’aviation syrienne a intensifié ses bombardements des sites toujours contrôlés par les hommes armés.

Les agences de presse ont confirmé la mort mardi du commandant général du front extrémiste annosra et de son secrétaire adjoint dans les frappes de l’armée syrienne.

Ces derniers jours, les forces syriennes ont concentré leurs frappes sur la partie nord de la ville de Qousseir dans le rif de Homs. A ce propos, une source sécuritaire syrienne a indiqué que « des combats violents se déroulent au nord de la ville de Qousseir, où se réfugient le grand nombre des terroristes qui contrôlaient la ville depuis plus d’un an ».

un milicien tunisien tué à Qousseir Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), proche de l’opposition, « les groupes armés interdisent aux civils de quitter la ville, alors que les forces syriennes lancent un assaut dur » sur cette ville stratégique qui sert de liaison entre Damas et le littoral syrien, et qui sert de point de ravitaillement principal des groupes armés pour sa proximité des frontières libanaises.

Pour sa part, l’agence de presse syrienne Sana a rapporté que « dans le cadre des opérations continues contre les repaires des terroristes dans le quartier du centre et du nord de Qousseir, les unités de l‘armée syrienne ont tué et blessé un grand nombre de terroristes, et détruit plusieurs tunnels utilisés par les rebelles pour se déplacer et stocker les armes et les munitions ».

 

 

L’opposition syrienne appelle tous les rebelles à rejoindre Qousseir

Le chef de l’opposition syrienne George Sabra a appelé mercredi tous les rebelles à venir défendre la ville  de Qousseir.

« Accourez, bataillons de la révolution et de l’Armée syrienne libre (ASL),
pour sauver Qousseir et Homs », a-t-il affirmé dans un communiqué.
Il a appelé en priorité les combattants se trouvant à Qalamoun (province de
Damas), dans le nord de la province de Homs et de celle voisine de Hama à
« venir rapidement à la rescousse » de Qousseir et de ses environs.

« Que chacun des bataillons (rebelles) d’Alep, d’Idleb, de Raqqa, de Deir
Ezzor, de Damas dépêchent tout de suite même une petite unité pour sauver
Homs », province dont Qousseir fait partie.

Il a également demandé à ceux qui possèdent des armes et des munitions de
les envoyer à Qousseir et à Homs.

Par ailleurs, il a appelé la communauté internationale à établir un corridor humanitaire pour « sauver les blessés et fournir des médicaments et une assistance aux 50.000 habitants qui sont assiégés », selon lui.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=113139&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Syrie : Goodbye, Qatar!!!

 

IRIB- L’échec n’a pas d’égal…
Le Qatar vient d’être expulsé du dossier syrien, selon le journal « Al-Arab », qui cite le secrétaire général de la Coalition des opposants syriens, Mustapha Sabagh. Ce sont les Qataris, eux mêmes, qui l’ont signalé à Dabagh et ont justifié cette expulsion humiliante, en ces termes : « Nous sommes pris en tenaille, de la part des Américains et de leurs alliés, pour renoncer à notre rôle, dans le dossier syrien, et nous en sommes démis » ! Toujours, selon le journal, « une délégation composée de dirigeants des rebelles est, récemment, partie, à bord d’un avion de ligne saoudien, à Riyad, où elle a rencontré le chef des services du renseignement saoudien, Bandar Sultan, et le ministre des A.E Saoud al-Fayçal ».  Occupés à régler, tant bien que mal, leurs problèmes domestiques, l’Egypte, l’Irak et la Syrie ont largement laissé, ces dernières années, la place libre au petit émirat du Qatar, qui, riche de ses gazo-dollars, a presque fait la pluie et le beau temps, au Moyen-Orient, et dans le Nord de l’Afrique, mais ce temps des « grandes ambitions » semble, désormais, révolu! Les défaites consécutives du Qatar, en Syrie, ses relations avec les Salafistes purs et durs ont eu raison de la patience de l’oncle Sam et de ses compères, qui se tournent, désormais, vers l’Arabie saoudite. « Les autorités de Riyad se sont dit parfaitement disponibles à soutenir l’opposition syrienne anti-Assad, qui siège à Istanbul ». Ces deux dernières années, les deux frères ennemis qataris et saoudiens ont tout fait, pour pousser le Conseil de sécurité à voter une intervention armée contre la Syrie, mais, à chaque fois, leurs tentatives se sont heurtées au mur d’opposition sino-russe. Or, derrière les dehors de cette synergie, une guerre fratricide féroce est en cours! Selon le journal « Al-Arab », « l’expulsion du Qatar du dossier syrien, décidé par les Etats Unis, est un cuisant échec, pour Doha, presque un coup douloureux, alors que l’émir Al-e Thani se targuait de s’être attiré les faveurs de Washington et d’être devenu son agent numéro un. Les sources d’information font état d’une récente réunion entre l’émir, son Premier ministre Ben Jassem et son fils Tamim. Les trois personnages se sont accusés mutuellement de l’échec « du projet syrien » et se sont traités de tous les noms, pour avoir laissé passé une occasion en or, propre à faire du Qatar une superpuissance!! Mais il est trop tard pour les regrets. Riyad a attendu, patiemment, son heure, et il se précipite, désormais, sur l’occasion. La délégation de l’opposition anti Assad, qui s’est rendue, à Riyad, n’a entendu que de belles promesses : « les Saoudiens ont fait, clairement, comprendre à la délégation, qu’ils sont prêts à coordonner, à la fois, la guerre contre Assad et le dialogue avec Assad ! Riyad dit ne pas aimer faire un marché avec les extrémistes salafistes, qui menacent l’avenir de la Syrie,  et veut ouvrir la porte au dialogue, pour que l’effusion de sang cesse au plus vite! En ce sens, les Saoudiens soutiennent le plan de Brahimi. « Riyad demanderait, aussi, aux courants nationaux syriens de s’unir, pour proposer une entente viable au régime Assad …. Riyad aurait rejeté la présence des Jihadistes et des Salafistes, dans tout processus d’entente et de dialogue ». « La délégation du CN a promis, de son côté, à Riyad, de couper tout lien avec Al-Nosra et les Takfiris ». Selon les analystes, l’Arabie saoudite, elle même, à la source de la pensée takfirie, fait écho, en effet, aux exigences de Washington, qui a inscrit Al-Nosra, sur sa liste noire. Qu’est ce qui se passe, alors, du côté des Frères musulmans syrien? « Les sources proches de George Sabra, successeur de Al-Khatib, fait état d’un détresse totale, dans les rangs des Frères. Hissés au rang de chef, par le Qatar et la Turquie, les Frères se sentent, désormais, pris au piège, un piège, qui se referme sur eux. Hitto, propulsé à la tête de l’opposition, a été; en effet; un coup qatari; qui doit être compris, en ce sens. Mais tout semble fini, pour le moment. Au cours de la fameuse réunion entre Al-e Thani, Ben Jassem et Tamim, le fils de l’émir a accusé le Conseil de Coopération du golfe Persique d’être à l’origine de la défaite qatarie. « Assad a réussi à convaincre qu’il est en guerre contre les terroristes qaïdistes, et çà, c’est le résultat de la trahison des membres du CCGP ». Les sources proches de Doha signalent la panique, qui a gagné le palais de l’émir al-eThan,i après la décision de Washington de le mettre hors jeu ». La crainte est si grande que les Qataris ont décidé de normaliser leurs relations avec l’Iran (!!!) et de rejouer le coup de tensions avec les pays arabes du golfe Persique. La visite du Premier ministre qatari, à Téhéran, doit être interprétée en ce sens. Le Qatar attend, impatiemment, les résultats de la visite de Kerry, à Moscou, pour être fixé sur son sort. Les informations, sur une entente russo-américaine, au sujet de la Syrie, laissent penser que Washington vient de pencher du côté de Riyad. En Syrie, le Qatar est allé si loin qu’il a même décidé de sacrifier la Palestine … Son faux pas, trop aimer les Takfiris…