Les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin, affirme l’ONU

Les rebelles syriens ont fait usage d’armes chimiques, notamment le gaz sarin, selon Carla Del Ponte, membre de la commission d’enquête sur la Syrie dépendant du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Des enquêteurs des Nations unies ont réuni des témoignages selon lesquels des insurgés syriens se sont servis de gaz sarin, un agent neurotoxique interdit par le droit international, a déclaré dimanche soir la magistrate suisse au micro de la Radiotélévision suisse-italienne (RSI).

«Nous disposons de témoignages sur l’utilisation d’armes chimiques en particulier le gaz sarin. Pas de la part du gouvernement, mais des opposants», a-t-elle insisté.

Et d’expliquer:  «Nos enquêteurs se sont rendus dans des pays voisins (de la Syrie) pour interviewer des victimes, des médecins et du personnel médical et, selon leur rapport la semaine dernière, il existe des suspicions fortes et concrètes, de l’emploi de gaz sarin, sur la base de la manière dont ces victimes ont été soignées».

L’ancienne procureur générale du Tribunal pénal international pour les crimes commis en ex-Yougoslavie (TPIY) a néanmoins précisé que les recherches de la Commission étaient loin d’être terminées.

«Nos enquêtes devront être approfondies ultérieurement, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages», a-t-elle souligné.

Carla Del Ponte n’a pas donné de détails sur les circonstances dans lesquelles des rebelles syriens auraient employé du gaz sarin, un puissant gaz neurotoxique découvert à la veille de la Seconde Guerre mondiale en Allemagne et utilisé dans le métro de Tokyo en 1995.

Outre son inhalation, le simple contact avec la peau de ce gaz bloque la transmission de l’influx nerveux et entraîne la mort par arrêt cardio-respiratoire. La dose létale est d’un demi-milligramme pour un adulte. Il est inodore et invisible.

Les victimes se plaignent d’abord de maux de tête violents et présentent des pupilles dilatées. Surviennent ensuite convulsions, arrêts respiratoires et coma précédant la mort. Il peut être utilisé en aérosol, notamment à partir de l’explosion de munitions mais peut également servir à empoisonner l’eau ou la nourriture, selon le Center for Disease and Control Prevention (CDC) d’Atlanta.

Le mandat de la commission d’enquête sur la Syrie, créée en août 2011 devra présenter ses observations aux trois prochaines sessions du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en juin et septembre 2013, puis en mars 2014.

Source: Agences, édité par: moqawama.org

http://french.moqawama.org/essaydetails.php?eid=9343&cid=287

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